Académie des beaux-arts de Vienne
| Fondation |
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| Type | |
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| Nom officiel |
Akademie der bildenden Künste Wien |
| Fondateur | |
| Directeur |
Johan Frederik Hartle (d) |
| Membre de | |
| Site web |
(de + en) www.akbild.ac.at |
| Étudiants |
1 494 () |
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| Pays | |
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| Localisation |
L'Académie des beaux-arts de Vienne (en allemand : Akademie der bildenden Künste Wien, et de son surnom die Bildende) est une école d'art fondée en 1692 à Vienne (Autriche).
L'un des instituts des arts les plus anciens d'Europe centrale, elle est devenue université publique en 1998.
Elle possède une importante collections de peintures, sculptures et gravures.
Historique
[modifier | modifier le code]L'Académie a été fondée en 1692 par les frères Peter Strudel et Paul Strudel[1], sculpteurs et peintres de cour autrichien, comme école privée sur l'exemple de l'académie de Saint-Luc à Rome. Encouragée par l'empereur Joseph Ier, l'institution d'abord installée au manoir Strudelhof cesse néanmoins ses activités après la mort de Strudel en 1714. En 1725, l'empereur Charles VI la fait rouvrir sous la direction de Jacob van Schuppen, peintre baroque d'origine flamande. Le , van Schuppen fonde une nouvelle école sous le nom d'« académie de cour » (K.k. Hofakademie). Dans les années qui suit le décès de Charles VI en 1740, durant la guerre de Succession d'Autriche, l'académie reçoit de moins en moins de soutiens financiers par la cour[2].
Après la mort de Jacob van Schuppen, en 1751, le gouvernement de l'impératrice Marie-Thérèse se consacre au rétablissement de l'école sous le rectorat de Michelangelo Unterberger (de 1751 à 1754 et de 1757 à 1758) et de Paul Troger (de 1754 à 1757). À l'initiative du chancelier d'État Wenceslas Antoine de Kaunitz, une école de dessin a été fondée en 1758 ; un institut de gravure (Kupferstichkabinett) suivit en 1766 sous la direction de Jacob Matthias Schmutzer. En 1772, de nouvelles réformes réorganisent la structure de l'enseignement des arts : l'ensemble des établissements d'enseignement artistique existant à Vienne à cette époque fut réuni en une « Académie unie des beaux-arts » (K.k. vereinigte Academie der bildenden Künste)[2].
En 1872, l'empereur François-Joseph Ier approuve la loi faisant de l'Académie des beaux-arts l'autorité suprême des arts dans les pays autrichiens en tant que haute école étatique. À la même époque, un grand bâtiment italianisant est construit dans le cadre des travaux du Ring.
En 1897, vingt artistes, pour la plupart d'anciens étudiants et prévus à la XXVe exposition du Künstlerhaus, décident de quitter l'institution et forment la Sécession viennoise.
En et en , le jeune Adolf Hitler tente par deux fois de s'inscrire à l'école de peinture de l'Académie dirigée par Christian Griepenkerl, mais sans succès. Au cours de l'Anschluss de l'Autriche au Troisième Reich en 1938, l'Académie, « aryanisée », est contrainte de réduire fortement le nombre de ses employés et étudiants juifs.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle est rouverte et, en 1955, rendue autonome.
En 1998, la haute école a obtenu le statut d'une université d'État, tout en conservant le nom d'origine « Académie des Beaux-Arts » (elle est actuellement la seule université autrichienne dont le mot « université » ne fait pas partie du nom). Ensuite, la division en écoles de maîtres qui existait depuis 1850 a été remplacée par des instituts universitaires. Il existe désormais :
- un Institut d'art et d'architecture (5 chaires d'architecture, 1 de scénographie),
- un Institut des arts plastiques (8 chaires de peinture, d'art graphique et d'art médiatique, 3 chaires de sculpture),
- un Institut des sciences et technologies de l'art (2 chaires : Restauration et conservation, Sciences/Technologies),
- un Institut pour l'enseignement artistique (3 instituts ordinaires : Éducation plastique, Éducation manuelle et Création textile) et
- un Institut pour les sciences artistiques et culturelles (5 instituts ordinaires : Histoire de l'art, Philosophie, Études culturelles, Philosophie de la culture, etc.).
Bâtiment
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Depuis le , l'institution se trouve dans le bâtiment d'académie sur le Ring, construit par Theophil Hansen, également directeur de l'institut d'architecture. Les travaux ont commencé en 1872 ; le , l'édifice en style néo-Renaissance a été cérémonieusement inauguré en prèsence de l'empereur François-Joseph Ier. La décoration intérieure, dont notamment les peintures de plafond dans la grande salle, fut confiée à Anselm Feuerbach.
Une galerie de peintures et le cabinet des estampes, l'une des plus importantes collections d'art graphique autrichiennes, sont rattachés à l'Académie. Les deux collections ont été conçues comme des "collections de matériel pédagogique" pour les étudiants de l'académie. De nombreux trésors artistiques ont été détruits par des bombardements aériens pendant la Seconde Guerre mondiale.
À partie de 1869, le Künstlerhaus accueille les expositions annuelles.
Deux espaces récents permettent des expositions temporaires : l’Exhibit Galerie et l’Exhibit Studio.
Collections
[modifier | modifier le code]L'Académie comprend trois lieux de conservation :
- Gemäldegalerie der Akademie der bildenden Künste Wien : galerie de peintures, plus de 1 600 œuvres ;
- Kupferstichkabinett : chalcographie, fondée par Jacob Matthias Schmutzer ;
- Glyptothek : collection historique de moulages en plâtre, environ 450 objets.
C'est un décret datant de la fin du XVIIIe siècle qui a donné naissance à la première collection : « Les membres feront don à l'Académie d'un exemple de leur œuvre en signe de commémoration éternelle ». En 1822, le comte Anton Lamberg (en) lègue une très importante collection de 740 tableaux de maîtres : la richesse de ce don, qui comprend une toile de Jérôme Bosch, des dessins de Rubens et des paysages hollandais, hisse la galerie au niveau international. Plus tard, le prince Jean II de Liechtenstein fait une donation importante de peintures italiennes, comprenant 58 tableaux. Aujourd'hui la galerie compte plus de 1 600 tableaux, dont seule une petite partie peut être accrochée. Devenue le premier musée public de Vienne, c'est le plus grand ensemble de tableaux en Autriche après le Kunsthistorisches Museum[2].
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Dirk Bouts : Le Couronnement de la Vierge, après 1460.
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Sandro Botticelli : Vierge à l'Enfant avec deux Anges, vers 1490.
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Jérôme Bosch : Le Jugement dernier, vers 1490-1505.
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Lucas Cranach l'Ancien : La Sainte Parenté, vers 1510-1512.
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Hans Baldung : Sainte Famille dans un paysage, vers 1512.
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Lucas Cranach l'Ancien : Lucrèce, 1532.
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Antoine van Dyck : Autoportrait, vers 1614.
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Pierre Paul Rubens : L'Enlèvement d'Orithye par Boreas, vers 1615.
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Pieter de Hooch : La Famille delftoise, vers 1658.
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Pierre Subleyras : L'Atelier de l'artiste, 1746-1749.
Quelques élèves et professeurs
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- Michelangelo Unterberger (1695–1758)
- Paul Troger (1698-1762)
- Johann Georg Platzer (1704-1761)
- Franz Anton Maulbertsch (1724-1796)
- Ignaz Günther (1725-1775)
- Franz Sigrist (1727-1803)
- Martin Ferdinand Quadal (1736-1808)
- Adam von Bartsch (1757-1821), étudiant et conservateur du Kupferstichkabinett
- Johann Nepomuk Hoechle (1790-1835)
- Julius Schnorr von Carolsfeld (1794-1872)
- Eduard Friedrich Leybold (1798-1879)
- Eduard Gurk (en) (1801-1841)
- Joseph Heicke (1811-1861)
- Rudolf von Alt (1812-1905)
- Anselm Feuerbach (1829 - 1880)
- Otto Wagner (1841-1918)
- Adolf Hirémy-Hirschl (1860-1933)
- Franz Cižek (1865-1946)
- Carl Hollitzer (1874-1942)
- Franz Baumgartner (de) (1876-1946)
- Hans Zatzka (1877 - 1882)
- Joseph Urbania (1877-1943)
- Franz Windhager (1879 - 1959)
- Karl Borschke (1886 - 1941)
- Clemens Holzmeister (1886-1983)
- Hans Neumann (1888-1960)
- Egon Schiele (1890-1918)
- Élisabeth Ronget (1893-1962)
- Caspar Neher (1897 - 1962)
- Hildegard Joos (1909-2005)
- Roland Rainer (1910-2004)
- Maximilian Melcher (1922-2002)
- Christa Hauer-Fruhmann (1925-2013)
- Anna Noeh (1926-2016)
- Friedensreich Hundertwasser (1928-2000)
- Alfred Hrdlicka (1928-2009)
- Ernst Fuchs (1930)
- Florentina Pakosta (1933)
- Linda Christanell (1939)
- Peter Pongratz (1940-)
- Luba Genush (1943-1948)
- Harun Farocki (1944)
- Ingeborg G. Pluhar (1944)
- Erich Wonder (de) (1944)
- Meina Schellander (1946)
- Josef Bramer (1948)
- Gottfried Helnwein (1948)
- Erwin Wurm (1954)
- Diedrich Diederichsen (en) (1957)
- Nasrine Seraji (1957)
- Heimo Zoberning (1958)
- Andrea Maria Dusl (1961)
- Daniel Richter (1962)
- Helmut Ditsch (1962)
- Victoria Coeln (1962)
- Oz Almog (1956)
- Iris Andraschek-Holzer (1982-1988)
- Christiane Peschek (1984-)
- Stefanie Sargnagel (1986-)
- Ferdinand Schebek (1875-1949)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (de) Manfred Koller, Die Brüder Strudel: Hofkünstler und Gründer der Wiener Kunstakademie, Innsbruck, Tyrolia, 1993.
- (de) Johan Frederik Hartle, « Akademie der bildenden Künste. Geschichte », Austria-Forum, octobre 2019.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- (de + en) Site officiel
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (de) Catalogues des exposition depuis 1869 à nos jours, Bibliothèque du Belvédère
