Abu Yusuf Yaqub al-Mansur

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Abu Yusuf Yaqub al-Mansur
Giralda de Sevilla 6.JPG
Fonction
Calife almohade (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أبو يوسف يعقوب بن يوسف المنصورVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Fratrie
Enfants
Autres informations
Religion

Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (surnommé « le Victorieux », arabe : أبو يوسف المنصور يعقوب بن يوسف) est un calife almohade, petit-fils d'Abd al-Mumin, de 1184 à 1199, date à laquelle il succède à son père Abu Yaqub Yusuf, mort lors du siège de Santarém (1184).

Biographie[modifier | modifier le code]

L'Empire almohade, sous le règne d'Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, établit un partenariat stratégique avec l'Égypte du sultan Saladin. Le point d'orgue de cette relation est l'ambassade d'Abou al Harith Abderrahman Ibn Moukid envoyé par Saladin auprès de la Cour califale de Marrakech. Cette mission débouche sur une alliance entre Almohades et Ayyoubides, qui se concrétise par la participation de la flotte marocaine aux opérations maritimes contre les croisés (sur les côtes du Proche-Orient et même en mer Rouge, où les navires almohades prêtés à al-Adel mettent en échec l'expédition contre La Mecque organisée par Renaud de Châtillon en 1182). À la suite de la prise de Jérusalem par Saladin en 1187, plusieurs familles originaires du Maghreb et du Maroc en particulier viennent participer au repeuplement de la ville sainte d'Al-Qods. Ces populations établissent ainsi un quartier qui prit par la suite le nom de « quartier des Magharibas (Marocains) » et dont l'un des vestiges est la porte des Maghrébins ; de nombreux Palestiniens d'Al-Qods descendent ainsi de ces Marocains installés en Terre sainte.

Ses armées infligent une sévère défaite au roi de Castille Alphonse VIII à Alarcos (1195). Il y gagne le surnom d’Al Mansour (« le Victorieux ») et cette victoire lui permet d'organiser des expéditions vers le nord contre Tolède et Madrid.

C'est sous son règne que vit le célèbre philosophe et médecin arabe andalou Averroès. Son vizir est Abou Mohammad `Abd al-Wâhid ben Abî Hafs (1184–1195).

C'est sous son règne qu'à eu lieu la déportation d'une partie des Arabes d'Ifriqiya dans les plaines du Habt au nord-ouest, du Gharb et de Tamesna entre Salé et Marrakech et entre la mer et la montagne[1].

Monuments[modifier | modifier le code]

Sous son règne sont construites la mosquée aux pommes d'Or, la mosquée El Mouassine (toutes deux à Marrakech) et la Koutoubia prend son aspect définitif. Il est un des artisans du développement de la ville de Rabat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, Ibn Khaldoun, p.97

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord, des origines à 1830, édition originale 1931, réédition Payot, Paris, 1994.