Abraham Louis Perrelet

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Abraham Louis Perrelet
Abraham-Louis Perrelet.jpg
Abraham Louis Perrelet
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Abraham Louis Perrelet, né le au Locle (canton de Neuchâtel) et mort en 1826, est un horloger suisse, souvent cité comme l'inventeur de la montre automatique, en concurrence avec Hubert Sarton.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abraham Louis Perrelet est le fils d'un charpentier et agriculteur qui créait déjà des outils de grande finesse pour les horlogers, dans une famille établie dans la région du Locle depuis le XIVe siècle. Il devient horloger et s'intéresse à l'amélioration des mécanismes, notamment la marche des gardetemps[1], et confectionne des montres avec échappement, à cylindre, à duplex, à quantième et à équation. Le Musée International de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds possède l’une des dernières pièces de Perrelet. Il a réalisé sa dernière montre à l'âge avancé de 95 ans[2].

Invention de la montre automatique[modifier | modifier le code]

En 1777, lors d'un voyage à Neuchâtel, Horace-Bénédict de Saussure, physicien et naturaliste, écrit dans son carnet[3] avoir rencontré « Monsieur Perlet, l’inventeur des montres qui se remontent par le mouvement de celui qui les porte ». On retrouve, dans les procès-verbaux de l’Assemblée Générale du 11 juin 1777 de la Société des Arts de Genève, une mention signalant que M. de Saussure a informé le Comité des réalisations de Perrelet, et que la Société des Arts s'est portée acquéreur d'une de ces montres. Ce sont Alfred Chapuis et Eugène Jaquet, dans leur ouvrage La montre automatique ancienne[4], paru en 1952, qui firent le lien entre la mention de « Monsieur Perlet » et Abraham Louis Perrelet.

En 1993, Joseph Flores contesta à Perrelet le titre d'inventeur des montres à remontage automatique. Selon lui, le premier document officiel relatif aux montres automatiques fut déposé par Hubert Sarton (1748-1828), un horloger liégeois. Ce document, remis à l’Académie des sciences de Paris, montre un descriptif de montre à remontage automatique, daté du 23 décembre 1778[5].

Il y a actuellement divergence au sein des historiens de la profession à savoir si Abraham Louis Perrelet est réellement l'inventeur de la montre automatique[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gardetemps : Horloge très précise qui permet de conserver partout l'heure exacte.
  2. Biographie : Abraham Louis Perrelet : un défricheur infatigable, sur le site des Montres Perrelet SA, et Perrelet : une famille d'horlogers à l'origine de nombreuses inventions sur Montres-de-luxe.com.
  3. Horace Benedict de Saussure : Voyage à Neuchâtel 29 mai - 8 juin 1777 (Bibliothèque universitaire de Genève, manuscrits de la famille de Saussure, vol. 14, brochure 6).
  4. Alfred Chapuis et Eugène Jaquet, La montre automatique ancienne. Un siècle et demi d'histoire 1770-1931, Neuchâtel, Griffon 1952. (OCLC 6977152)
  5. le procès-verbal de l'académie des sciences du 23 décembre 1778.
  6. Article de Grégory Pons dans Business Montres – La lettre internationale des marchés horlogers du 19 décembre 2006.
  7. (en) Article non signé, postérieur à 2003 GreenwichMeanTime.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Flores, Perpétuelles à roue de rencontre ou Montres automatiques, une page d'histoire : analyse d'un document de l'Académie française de 1778 et de ses conséquences historiques, Besançon, Néo, , 160 p. (ISBN 2-914741-02-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]