Abou Lagraa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Abou Lagraa
Nom de naissance Abousefiane Lagraa
Naissance (47 ans)
Annonay en Ardèche
Activité principale Chorégraphe et danseur
Style Danse contemporaine
Lieux d'activité Sceaux, Lyon
Années d'activité Depuis 1994
Formation CNSMD de Lyon
Récompenses voir section dédiées
Site internet www.aboulagraa.com

Abou Lagraa, né le à Annonay en Ardèche, est un danseur et chorégraphe français de danse contemporaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine algérienne, Abou Lagraa naît et grandit en Ardèche. Il se forme à 16 ans à la danse au conservatoire de région à Annonay puis intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon[1]. À l'issue des trois ans de conservatoire — alors qu'il faisait également des études de langues pour devenir traducteur[2] —, il travaille comme danseur avec Rui Horta de 1993 à 1996 notamment à Francfort et au sein du ballet Gulbenkian[3].

En 1997, il fonde sa propre compagnie : La Baraka basée d'abord à Annonay puis à Lyon qui développe des projets de danse contemporaine mais aussi de hip-hop. Il obtient l'année suivante un deuxième prix au Concours international de danse de Paris[1]. De 2004 à 2007, il bénéficie d'une résidence à la Scène nationale d'Annecy puis de 2008 à 2014 d'une seconde aux Gémeaux à Sceaux[4]. En 2015, Abou Lagraa sera artiste associé à la www.maisondeladanse.com.

Depuis 2009, Abou Lagraa a créé avec son épouse Nawal Aït Benalla Lagraa, le premier Ballet Contemporain d'Alger : après une audition nationale qui a réuni 400 candidats, ils décident de sélectionner 8 jeunes danseurs de hip-hop avec lesquels ils créent en 2010 au Théâtre national d'Alger, le spectacle « NYA » (qui signifie en arabe « faire confiance à la vie »). Ce spectacle remporte un grand succès et obtient en 2011 le Prix de la Critique pour la meilleure chorégraphie[5],[2],[6],[7]. En 2012, Abou Lagraa créé « Univers l'Afrique », un spectacle hommage à la diva américaine Nina Simone avec deux quatuors de danseurs. EN 2013, toujours décidé à interroger ses origines et le métissage du monde contemporain, il crée « El Djoudour » (Les racines), une pièce pour 14 danseurs et une chanteuse pour l'ouverture de Marseille - Provence 2013, capitale européenne de la culture.

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Abou Lagraa sur le site de Radio France international le 22 janvier 2010.
  2. a et b Émission Des mots de minuit du 11 avril 2013 sur France 2.
  3. Abou Lagraa Chorégraphe et directeur artistique Compagnie La Baraka dans l'émission Les Traverses du temps sur France Musique le 19 mars 2012.
  4. Abou Lagraa : «Faire le lien» par Marie-Christine Vernay dans Libération du 30 novembre 2009
  5. Du sang neuf au Ballet national d'Alger dans Le Figaro du 11 octobre 2010.
  6. Ballet national algérien. Le Quartz en transe orientale dans Le Télégramme du 7 octobre 2010.
  7. « Nya » jusqu'à la folie dans Le Soir d'Algérie du 21 septembre 2010.
  8. Pour 21 danseurs dont les trois étoiles Marie-Agnès Gillot, Wilfried Romoli, et Manuel Legris
  9. Palmarès du prix de la critique sur le site du Prix du Syndicat de la critique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Ô mon corps !, documentaire (70 min) de Laurent Aït Benalla consacré à Abou Lagraa et son travail avec le Ballet d'Alger, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]