Abû Hanîfa

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Abou Hanîfa
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Décès
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ابو حنيفة النعمانVoir et modifier les données sur Wikidata
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Droit arabo-musulman (d), science du hadithVoir et modifier les données sur Wikidata
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Nuʿmān ibn Thâbit ibn Zūṭā ibn Marzoubān (en arabe : نعمان بن ثابت بن زوطا بن مرزبان?), connu sous la kunya d'Abū Ḥanīfa (en arabe : أبو حنيفة?), ou respectueusement sous le nom d'Imam Abū Ḥanīfa[1] ,« plus grand imâm » (en arabe : الإمام الاعظم, al-Imâm al-A'zam?), « lampe des Imams » (sirāj al-aņimma) dans l’islam sunnite[2],[3], était un théologien du IIe siècle hégirien et du VIIIe siècle du calendrier julien, ainsi qu'un juriste d'origine perse[2], qui devint le fondateur éponyme de l'école de jurisprudence sunnite hanafite.

Celle-ci est demeurée l’école de droit musulman la plus suivie dans la tradition sunnite[2]. Aujourd'hui, un tiers des musulmans dans le monde suivent la loi hanafite[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille musulmane de Koufa[2], un des centres d'apprentissage islamique de l'époque, il y a vécu presque toute sa vie. Il est néanmoins connu pour avoir voyagé dans la région du Hedjaz en Arabie lors de sa jeunesse. Là-bas, il a étudié sous l'autorité des enseignants les plus renommés de La Mecque et Médine à cette époque[2].

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Son ascendance est généralement reconnue comme étant d’origine persane, comme le suggère l’étymologie des noms de son grand-père (Zouta) et de son arrière-grand-père (Mah). L’historien Al-Khatib al-Baghdadi rapporte une déclaration du petit-fils d'Abou Hanifa, Ismail ibn Hammad[5], et la prétend d’origine persane[3],[6]. La divergence dans les noms du grand-père et de l'arrière-grand-père d'Abou Hanifa, tels que donnés par Ismail, sont considérés comme étant dû à l’adoption par Zuta d'un nom arabe (Nou'man) après sa conversion à l'islam et que Mah et Marzouban étaient des titres ou des désignations officielles en Perse. Le dernier désignant un margrave, se référant ainsi à l’ascendance noble de la famille d’Abou Hanifa comme étant celle des Marzoubans sassanides. L’opinion largement acceptée est donc qu'il était très probablement d’ascendance persane[3],[6]. Le Hadith des Persans, dans lequel Mahomet dit : « Si la science était attachée à la plus haute étoile, un homme parmi les Persans l’atteindrait », se réfèrerait explicitement à Abou Hanifa. Le faqîh shâfi'îte Al-Suyūtī allant jusqu'à affirmer qu' « il a été unanimement communiqué que cet hadith concerne et réfère à Imâm-ı a’zam »[7].

Quant aux sources historiques, la plupart rapportent que ses ancêtres venaient de Kaboul : lorsque les armées du califat des Rachidoune commencèrent leurs incursions dans le Khorassan, son grand-père Zuta, après avoir été fait prisonnier, aurait été amené comme esclave de Kaboul (Afghanistan) à Kufa dans l'actuel Irak et y aurait été libéré après avoir payer une faible rançon. Il choisit comme protecteur (mawlâ) la tribu arabe des Banu Taym.

Selon la tradition, Zuta se rendit à Koufa où il rencontra Ali[8], le cousin du prophète Muhammad, qui en avait fait sa capitale en Rajab 36 AH. Les deux hommes se lièrent d'amitié. Thabit, un des enfants de Zuta, devint également un proche d'Ali et de sa descendance et, avant de mourir en chahid, le calife aurait fait des invocations à Allah pour qu'il bénisse la progéniture de celui-ci et lui accorde de sa miséricorde[9]. Sa demande fut exaucée et Abou Hanifa[10] naquit dans cette même ville de Koufa[11],[12] sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik qui avait pour gouverneur local Al-Hajjaj ben Yusef. Thabit ibn Zuta avait alors 40 ans.

Âge adulte[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses sur sa vie. Élevé dans la religion musulmane (il mémorisa le Qor'ān), parlant persan et arabe, le jeune Abou Hanifa était destiné à suivre les traces de son père, commerçant à Koufa. C'est ainsi qu'avant sa vingtième année, il fonda et fit prospérer un atelier de tissage de la soie[13] (du khazza) ainsi qu'un commerce de vêtements. Il possédait un grand bâtiment avec des ouvriers et des artisans et ses ressources lui permettaient d'être indépendant et pouvait concentrer ses énergies sur la savoir.

Un jour, Abou Hanifa croisa la route du célèbre imam Al-Sha'bi qui, voyant en lui des signes d'intelligence et de vivacité d'esprit, l'incita à chercher la science religieuse auprès des ouléma et de leurs cercles. Il s'initia d'abord à la philosophie et au kalâm avant de les délaisser au profit de la littérature, la généalogie, l'histoire de l'Arabie, et surtout à la science du fiqh et du hadith.

Il eut l'occasion de rencontrer des tabi'îne et des savants[14],[15] tels que Ja'far al-Sâdiq ou l'Imam Malik au cours de ses nombreux voyages qui avaient pour but de parfaire sa connaissance.

Théologie et droit.[modifier | modifier le code]

La mosquée de Koufa en 1915

Au début de sa carrière, Abū Hanīfa se consacre à la théologie. Dans ce domaine, il a rapidement gagné en notoriété et en prestige à Kufa et a rassemblé son propre cercle d'étudiants autour de lui. Il était connu pour sa doctrine spéciale de la foi. Son oeuvre est le Musnad Abou Hanifa, une collection de hadith. Plus tard, il s'est consacré à la loi islamique. Son mentor était Hammad ibn Abi Sulaiman, après qui Abu Hanifa a nommé son fils aîné. Il aurait également entendu des conférences d'Ata ibn Abi Rabah à La Mecque. Il a également fait la connaissance du 5ème et 6ème Imam des Douze Chiites, Muhammad al-Bāqir et Jafar as-Sādiq, qui ont également fondé l'école de droit jafarite. Parmi ses étudiants les plus importants figurent Abu Yusuf, al-Shaybani et, après ceux-ci, Zufar ibn al-Hudhail.

Il est ainsi établi qu'Abu Hanifa obtint sa connaissance principalement de son maître Hammad ibn Abi Sulayman, qui succéda à Ibrahim an-Nakha'i, qui succéda à son oncle Alqamah ibn Qays an-Nakha'i, qui succéda à Abdullah ibn Masud, envoyé à Koufa par le deuxième calife de l'islam Omar ibn al-Khattab[16]. Ou comme le veux la métaphore : « Le Fiqh a été planté par Ibn Masud qu'Allah soit satisfait de lui, arrosé par Alqamah, récolté par Ibrahim an-Nakha’i, broyé par Hammad, moulu par Abou Hanifa »[17].

Il étudia pendant 18 ans sous la direction de Hammad, et bien qu'il devint compétent pour enseigner, il resta son humble étudiant jusqu'à sa mort en 737 date à laquelle il reprit le flambeau à l'âge de 40 ans. Il tenait d'ailleurs ses cours au même endroit que ses prédécesseurs depuis Abdullah ibn Masud.

Il avait une méthode d'enseignement originale qui était basée sur la choura. Confronté à une question juridique, il ne donnait pas la réponse directement mais exposait la question à ses disciples pour que chacun propose une solution argumentée Puis, il commentait les propos de ceux-ci, en rectifiant ce qui méritait de l'être, et enfin, au terme de la discussion, il montrait les différents aspects du problème et donnait alors seulement les éléments de réponse qui étaient alors enregistrés. Cette approche interactive est caractéristique de l’école hanafite. En effet, Abou Hanifa s’est fait connaître pour avoir favorisé l’utilisation de la raison dans ses décisions juridiques (faqīh dhū raņy) et même dans sa théologie[2]. L’école théologique d’Abou Hanifa est ce qui deviendra plus tard l’école maturidite de la théologie sunnite[2] même si des savants hanafites tel qu'Ibn Abi al-Izz (en) aient pu adhérer au dogme atharite qui rejette la théologie islamique rationaliste (kalam).

Mort[modifier | modifier le code]

Tombe d'Abu Hanifa, 5 juin 1997
Tombe d'Abu Hanifa, 5 juin 1997

Le 15 Rajab 150 AH / , Abou Hanifa mourut en prison. La cause de sa mort demeure incertaine. Abou Hanifa aurait émis un avis juridique appelant à l'insurrection contre Al-Mansour qui l'aurait empoisonné en retour. Une autre tradition raconte qu'en 146 AH / 763[18], al-Mansour, le deuxième monarque abbasside offrit à Abou Hanifa le poste de juge en chef de l’État. Celui-ci déclina l’offre, préférant rester indépendant.

Son élève Abou Yoûsouf a ensuite été nommé Qadi Al-Qudat (juge en chef de l’État) par le calife Hâroun ar-Rachîd[19]. Entre-temps, Yazid ibn Omar al-Fazari (en), le gouverneur omeyyade de l'Irak, avait reitéré la demande d'al-Mansour à Abou Hanifa, qui la refusa à nouveau[20]. Il est rapporté qu'en réponse à al Mansour, Abou Hanifa rétorqua qu'il ne se sentait pas de taille pour le poste ; et Al Mansour, sachant pour quelles raisons il lui avait proposé ce poste, se mit en colère et l'accusa de mentir. Ce à quoi Abou Hanifa répondit : « Si tu dis vrai (c'est-à-dire au sujet du fait que je suis un menteur), alors il est évident que je ne suis pas compétent pour le poste de juge. Et si c'est moi qui suis dans la vérité, alors je confirme que je suis incompétent. » Outré par sa réponse, le monarque le fit arrêter, emprisonner et torturer[20]. Il ne fut jamais nourri ni soigné[21], mais, même dans ces conditions, il continua d'enseigner à ceux qui étaient autorisés à le voir.

La tradition dit aussi qu'il y avait 50 000 personnes qui ont assisté à ses funérailles que la prière funéraire a du être répété six fois avant qu’il ne soit enterré. Selon l'historien Al-Khatib al-Baghdadi, , des gens lui ont récité des prières funéraires pendant vingt jours entiers. Plus tard, après de nombreuses années, la mosquée Abou Hanîfa a été construite en son honneur dans le quartier Adhamiyah de Bagdad, non loin de sa tombe. De son vivant, Abou Hanifa a soutenu la cause de Zayd ibn Ali et d’Ibrahim al Qamar, tous deux imams zaïdites.

En 914 AH / 1508[22], la tombe d’Abou Hanifa et celle d’Abd al Qadir al-Jilani ont été détruites par Ismaïl Ier, le chah des Séfévides[23] et en 941 AH[24] / 1534, les Ottomans qui reconquièrent Bagdad l'ont reconstruire[25].

L'école hanafite[modifier | modifier le code]

Abou Hanîfa est le premier à avoir « défini un ordre légal sur la base d'une interprétation des sources qui fait appel au jugement humain (en arabe : رأْي, râ'y?), non pour se substituer à la révélation, mais pour faire un emploi plus complet des sources révélées. Sa méthode n'est pas seulement exégétique, mais spéculative »[26]. En d'autres termes, dans le cadre de la charia, l'école hanafite admet l'opinion personnelle du juge, que l'on appelle aussi le « jugement préférentiel » (en arabe : استحسان, istihsân?), lorsque les sources fondamentales traditionnelles (Coran, sunnah, ijma' et opinions des sahaba et qiyas) ne permettent pas d'élucider un cas. Cette démarche, ainsi que la décision qui en résulte, doit toutefois « avoir pour base un élargissement de la troisième source du droit, le qiyâs, ou raisonnement analogique »[27].

Cette école est aussi connue pour discuter des problèmes hypothétiques de fiqh, à visée de pouvoir résoudre un problème avant qu'il ne se pose. Les hanafites furent ainsi nommés les gens de la raison.

On prête à tort à cette école un éloignement à la science du hadith du fait qu'Abu Hanifah était incompétent dans ce domaine, or son statut dans la science du hadith est attesté par de nombreux spécialistes[28].

Parmi les continuateurs les plus connus de Abou Hanîfa, figurent Abou Yûsûf, Zufar Ibn al-Hudhayl et Mouhammad Al-Chaybânî, ce dernier étant l'auteur du Grand recueil (Al-Djâmi Al-Kabîr) rapportant les traditions de l'imâm.

Statut générationnel parmi les salaf[modifier | modifier le code]

Abou Hanifa est considéré par certains comme l’un des Tabi‘un, la génération d'après les Sahaba, qui étaient les compagnons du prophète de l'islam Mahomet. Cela est basé sur des rapports affirmant qu’il a rencontré au moins quatre Sahaba, dont Anas ibn Malik. Certains rapports vont même jusqu'à dire qu’il a transmis des ahadith de lui et d’autres compagnons de Mahomet[29],[30]. D’autres sont d’avis qu’Abou Hanifa n’a vu qu’une demi-douzaine de compagnons, peut-être à un jeune âge, et qu’il n’a pas rapporté directement leurs ahadith[29].

Abou Hanifa naît 67 années juliennes / 69 années hégiriennes après la mort de Mahomet mais à l’époque de la première génération de musulmans, dont certains vivaient jusqu’à la jeunesse d’Abou Hanifa. Anas ibn Malik, le servant de Mahomet, mourut en 93 AH / 711 et un autre compagnon, Abul Tufail Amir bin Wathilah, mourut après 100 AH / 718, lorsqu'Abou Hanifa avait 20 ans. En outre, Ibn Hajar al-Haytami mentionne jusqu'à 17 sahaba qu'Abou Hanifa aurait rencontré : Anas ibn Malik, 'Amr ibn Hurayth (en), 'Abdullah unays al-Juhani, 'Abdullah ibn al-Harith, Jabir ibn Abdullah, 'Abdullah ibn Abi Awfa (en), Wathilah ibn al-Asqa', Ma'qil ibn Yasar, Abut Tufayl 'Amir ibn Wathilah, 'Āʾisha bint Ajrad, Sahl ibn Sa'd (en), Saib ibn Khallad, Saib ibn Yazid, 'Abdullah ibn Busrah, 'Abdullah ibn Ja'far (en), Mahmoud ibn Rabi', Abu Umamah (en)[31],[29].

Un des hadith qu'il transmit via Anas ibn Malik : « Chercher la connaissance est l'obligation de tout musulman »[32].

Accueil[modifier | modifier le code]

Carte du monde musulman. L'Hanafisme (vert herbe) est l’école sunnite prédominante en Turquie, dans les Balkans, la Ciscaucasie, le Moyen-Orient du Nord et de nombreuses parties de l’Égypte, en Asie centrale ainsi que dans la plupart du sous-continent indien.

Abou Hanifa est l’un des plus grands fuqaha de la civilisation islamique et l’un des grands philosophes juridiques de l'humanité[33]. Il acquit un statut très élevé dans les divers domaines de la connaissance sacrée et influença considérablement le développement de la théologie musulmane. Au cours de sa vie, il a été reconnu par le peuple comme un faqih de la plus haute éminence[34].

En dehors de ses réalisations savantes, Abou Hanifa est connu parmi les musulmans sunnites comme un homme aux plus hautes qualités personnelles : un homme accomplissant les bonnes œuvres, remarquable pour son abnégation, son esprit humble, sa dévotion et sa pieuse admiration d'Allah[35].

Sa tombe, surmontée d’une coupole érigée par des admirateurs (parmi lesquels Abou Saad al-Khwarizmi ou al-Moustawfi, le grand vizir de l'empereur seldjoukide Alp Arslan) en 459 AH / 1066, est encore un sanctuaire pour les pèlerins[33]. Elle fut restaurée en 941 AH / 1535 par Soliman le Magnifique après la conquête ottomane de Bagdad (en)[25].

Le titre honorifique d'al-Imâm al-A'zam ("le plus grand guide") lui a été accordé[36] tant dans les communautés où sa théorie juridique est suivie qu’ailleurs. Selon John Esposito, 41% de tous les musulmans suivent l’école hanafite[37]. Sami Aldeeb mentionne pour sa part qu'« environ la moitié des musulmans la suivent »[38].

Abou Hanifa avait aussi des détracteurs. Le savant zahirite Ibn Hazm cite le tabi‘ at-tabi‘in Sufyan ibn `Uyaynah (en) à son propos : "Les affaires des hommes étaient en harmonie jusqu’à ce qu’elles soient changées par Abou Hanifa à Koufa, Othman al-Batti à Bassorah et Mâlik ibn Anas à Médine"[39]. L'ancien juriste musulman Hammad ibn Salamah (en) a raconté une fois l’histoire d’un bandit de grand chemin qui se faisait passer pour un vieil homme afin de dissimuler son identité; il a ensuite fait remarquer que si le voleur était encore en vie, il serait un adepte d’Abou Hanifa[40].

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Kitaab-ul-Aathaar compilé par ses deux élèves Abou Youssouf et Mouhammad Al-Shaybânî et contenant près de 70 000 hadiths.
  • Al-Fiqh al-Akbar. L'attribution de cet ouvrage à Abou Hanîfa est contestée par certains hanafites et autres[Par qui ?]. Son contenu fait appel à des notions qui n'étaient pas connues à son époque[précision nécessaire].
  • Kitaabul Rad ala-l-Qaadiriyah
  • Al-'Âlim wa'l-Muta'allim, qui se présentait sous la forme de dialogues. L'ouvrage semble perdu.
  • Musnad Abou Hanîfa, recueil de hadiths réunis en un seul volume par Abou al-Mu'yid Muhammad ben Mahmûd al-Khwârezmî (m. en 665 H). Pour composer cet ouvrage, l'auteur s'est appuyé sur une douzaine recueils de hadiths dans la tradition d'Abou Hanîfa [41].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ABŪ ḤANĪFA, Encyclopædia Iranica
  2. a b c d e f et g Pakatchi, Ahmad and Umar, Suheyl, "Abū Ḥanīfa", in: Encyclopaedia Islamica, Editors-in-Chief: Wilferd Madelung and, Farhad Daftary.
  3. a b et c S. H. Nasr (1975), "The religious sciences", in R.N. Frye, The Cambridge History of Iran, volume 4, Cambridge University Press. pg 474
  4. Jurisprudence and Law – Islam Reorienting the Veil, University of North Carolina (2009)
  5. Celui-ci a donné une lignée à Abou Hanifa comme suit : Thabit ibn Nou'man ibn Marzouban.
  6. a et b Cyril Glasse, "The New Encyclopedia of Islam", Published by Rowman & Littlefield, 2008. pg 23
  7. Ahmet Djevdet Pacha (trad. du turc), L’Islâm et la voie de Sunna, Istanbul, Hakîkat Kitâbevi, , 13e éd., 112 p. (ISBN 1530501040 et 978-1530501045, lire en ligne), p. 53
  8. Qaṭṭān, Mannāʻ Khalīl. et قطان، مناع خليل., Tārīkh al-tashrīʻ al-Islāmī : al-tashrīʻ wa-al-fiqh, Maktabat al-Maʻārif,‎ (ISBN 9960804372 et 9789960804378, OCLC 51866282, lire en ligne), p. 268
  9. Brahami, Mostafa Suhayl,, Evolution historique du fiqh les six grands imams : Abou Hanifa, Malik, Zayd, Ja'far, Shafii, Ahmed et les autres, Tawhid, , 431 p. (ISBN 9782848622354 et 2848622350, OCLC 949179433, lire en ligne), p. 82
  10. Bien qu'il n'ait pas eu de fille dénommée Hanifa, cet adjectif épithète signifie le pur dans la croyance monothéiste.
  11. (en) Josef W. Meri, Medieval Islamic Civilization: An Encyclopedia, Routledge, (ISBN 9781135456030, lire en ligne), p. 5
  12. Hisham M. Ramadan, Understanding Islamic Law: From Classical to Contemporary, (AltaMira Press: 2006), p.26
  13. (en) M. Hadi Hussain (trad. de l'arabe), Imâm Abu Hanifah : Life and work [« Allamah Shibli Nu'mani's Sirat-i-Nu'man »], Lahore, Institute of Islamic Culture, , p. 12
  14. Al khayrat ul hissân
  15. Tahdhîb ul Kamâl
  16. M. Hadi Hussain, op. cit., p. 16. Certains auteurs assurent que Abou Hanîfa aurait recueilli les traditions de certains compagnons de Mahomet
  17. (ar) Abd al-Ghani al-Ghanimi al-Hanafi / al-Maydani, al-Lubāb fī sharḥ al-Kitāb : wa-huwa sharḥ mukhtaṣar al-Qudurī fi al-Fiqh al-Ḥanafī, Dar Al-Kotob Al-Ilmiyah, , 800 p. (ISBN 978-2-7451-8496-2 et 2-7451-8496-2, OCLC 1120750964, lire en ligne), p. 32
  18. (en) Sümeyye Eryılmaz, « Imam Abu Hanifah », sur Academia.edu (consulté le 12 août 2019)
  19. « Oxford Islamic Studies Online », sur Abu Yusuf, Oxford University Press
  20. a et b Abou Hanifah (ra) aurait-il été châtié sévèrement par le calife de son époque ?"
  21. Al-Yaqubi, vol. III, p.86; Muruj al-dhahab, vol. III, pp. 268–270.
  22. The Modern Part of an Universal History: From the Earliest Account of Time, vol. 2, p. 287
  23. Encyclopedia of the Ottoman Empire
  24. (en) Syed Ali Shahbaz, « Baghdad seized from Iran and annexed to the Ottoman Empire », sur www.imamreza.net (consulté le 12 août 2019)
  25. a et b Guy Burak, The Second Formation of Islamic Law: The Ḥanafī School in the Early Modern Ottoman Empire, Cambridge, Cambridge University Press, , 1 p. (ISBN 978-1-107-09027-9)
  26. Louis Milliot, Introduction à l'étude du droit musulman, Paris, Sirey, , p. 12.
  27. Louis Gardet, Islam, religion et communauté, Desclée de Brouwer, , p. 190.
  28. Le statut de l'Imâm Abou Hanîfah dans la science du Hadith
  29. a b et c « Imam-ul-A’zam Abū Ḥanīfah, The Theologian » [archive du ], Masud.co.uk (consulté le 7 février 2010)
  30. http://www.islamicinformationcentre.co.uk/alsunna7.htm consulté le 8 juin 2011
  31. Imam ibn Hajr al-Haytami ash-Shafi'i al-Ash'ari dans Al-Khayrat al-Hisan fi Manaqib Abi Hanifah an-Numan pp. 43–49.
  32. (en) Upholding the Opinion that Imam Abu Hanifa was One of the Tabi`in
  33. a et b Magill, Frank N. (Frank Northen), 1907-1997., Moose, Christina J., 1952-, Aves, Alison. et Rehn, Mark., The Middle Ages, Routledge, (ISBN 9780203058527 et 0203058526, OCLC 823738444, lire en ligne), p. 18
  34. Hallaq, Wael B., 1955-, The origins and evolution of Islamic law, Cambridge University Press, (ISBN 0521005809, 9780521005807 et 0521803322, OCLC 55016467, lire en ligne), p. 159
  35. Waines, David., An introduction to Islam, Cambridge University Press, (ISBN 0521831415, 9780521831413 et 0521539064, OCLC 52286405, lire en ligne), p. 66
  36. Brill, E. J., E.J. Brill's first encyclopaedia of Islam : 1913-1936. Vol. 4 ʻItḳ - Kwaṭṭa, Brill, (ISBN 9004097902 et 9789004097902, OCLC 258059134, lire en ligne), p. 840
  37. John Esposito, « The Muslim 500: The World's 500 Most Influential Muslims » [archive du ], sur The Muslim 500, (consulté le 2 août 2017), p. 32
  38. Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Religion et droit dans les pays arabes, Presses Universitaires de Bordeaux, , 585 p. (ISBN 978-2-86781-525-6 et 2-86781-525-8, OCLC 470722777, lire en ligne), p. 41
  39. Camilla Adang (en), "This Day I have Perfected Your Religion For You: A Zahiri Conception of Religious Authority," p.33. Taken from Speaking for Islam: Religious Authorities in Muslim Societies. Éd. Gudrun Krämer and Sabine Schmidtke (en). Leyde, Brill Publishers, 2006
  40. Goldziher, Ignác, 1850-1921., The Ẓāhirīs : their doctrine and their history: a contribution to the history of Islamic theology, Brill, (ISBN 9789047423881 et 9047423887, OCLC 646789968, lire en ligne), p. 15
  41. M. Hadi Hussain, op. cit., pp. 91-92. L'auteur souligne toutefois qu'il est difficile d'assurer que l'ensemble des hadiths recensés dans cet ouvrage ont été authentifiés par l'imâm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]