Abdullah Ibrahim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2013).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Abdullah Ibrahim
Description de cette image, également commentée ci-après

Abdullah Ibrahim

Informations générales
Surnom Dollar Brand
Nom de naissance Adolph Johannes Brand
Naissance (81 ans)
Le Cap
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Genre musical Jazz
Instruments Piano, Saxophone
Années actives Depuis les années 1960
 Ne doit pas être confondu avec Abdallah Ibrahim.

Abdullah Ibrahim[1], de son vrai nom Adolph Johannes Brand, connu également sous le pseudonyme de Dollar Brand (d'une marque de cigarettes populaires), né le au Cap (Afrique du Sud), est un pianiste de jazz et compositeur sud-africain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Devenu Abdullah Ibrahim en 1968, Adolph Johannes "Dollar" Brand, né au Cap le 9 octobre 1934 et classé « métis » par les lois de l'apartheid, est le plus célèbre des jazzmen sud-africains et sa musique reflète la complexité identitaire de son pays, tout comme son patronyme peut évoquer le kaléidoscope originel. Il fut exposé très tôt à la diversité culturelle du port maritime de la ville : la musique traditionnelle africaine, les chants Malay du Cap, le carnaval, les succès populaires et les enregistrements de jazz américain sont une part importante de son expérience d'enfant.

Au début des années 1960, Dollar Brand forme un groupe (The Jazz Epistles) avec entre autres, Hugh Masekela. Ensuite, avec Sathima Bea Benjamin, sa femme, il part en Europe, et à Zurich le destin musical de Brand prend forme : Duke Ellington remarque le pianiste et la chanteuse lors d'un concert et décide de la présenter à Reprise Records. En 1965, il leur permet de jouer au Newport Jazz Festival au sein du Ellington Orchestra. Puis Abdullah joue entre autres en solo au Carnegie Hall et Ellington lui permet d'être réellement célèbre lorsqu'il l'inclut dans son orchestre pour une série de concerts au piano. Par la suite, il fera une grande carrière, jouant et enregistrant avec Elvin Jones, Max Roach, Don Cherry, ou Archie Shepp.

La musique d'Abdullah Ibrahim est intimement liée à la lutte pour la défense des peuples sud-africains contre l'apartheid, à l'histoire de la musique noire. Elle peut prendre trois différentes formes.

La première, une musique « sociale » innocemment euphorique issue de son enfance passée dans le pays ; une autre, intense, basée sur le piano et le blues, liée harmoniquement à Duke Ellington et à Thelonious Monk dans sa texture, qui ressort de ses années passées à New York et une dernière forme représentant un retour aux traditions africaines indigènes, tant rurales qu'urbaines.

Ces trois aspects de son œuvre s'inter-pénètrent souvent et il atteint la grâce lorsqu'il parvient à faire s'entremêler ces différentes couleurs musicales.

(Jazz Magazine, no 580, avril 2007)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1960: Jazz Epistle Verse 1
  • 1964: Duke Ellington presents The Dollar Brand Trio
  • 1965: The Dream
  • 1965: Anatomy of a South African Village (Black Lion Records)
  • 1965: This is Dollar Brand (Black Lion)
  • 1965: Soweto
  • 1968: Confluence (Freedom, [1974]) with Gato Barbieri - also released as Hamba Khale!
  • 1969: African Sketchbook
  • 1969: African Piano
  • 1973: Good News from Africa
  • 1973: Memories (West 54 Records LP, West Wind Records CD)
  • 1973: African Space Program
  • 1973: Fats, Duke and the Monk
  • 1973: Ode to Duke Ellington
  • 1974: Ancient Africa
  • 1974: African Breeze (East Wind Records)
  • 1975: Confluence (with Gato Barbieri aka Hamba Kahle)
  • 1976: Banyana – Children of Africa
  • 1977: The Journey
  • 1977: Streams of Consciousness
  • 1978: Anthem for the New Nations
  • 1978: Autobiography
  • 1979: Echoes from Africa
  • 1979: African Marketplace
  • 1979: Africa Tears and Laughter
  • 1980: Dollar Brand at Montreux
  • 1982: African Dawn
  • 1983: Ekaya
  • 1983: Zimbabwe
  • 1985: Water from an Ancient Well
  • 1986: South Africa
  • 1988: Mindif
  • 1988: Blues for a Hip King
  • 1989: African River
  • 1989: The Mountain (selections from two earlier albums: Ekaya and Water From an Ancient Well)
  • 1990: No Fear, No Die Movie Soundtrack
  • 1991: Mantra Mode
  • 1993: Knysna Blue
  • 1994: African Sun
  • 1995: Yarona
  • 1997: Cape Town Flowers
  • 1998: Township One More Time
  • 1998: African Suite
  • 2000: Cape Town Revisited
  • 2001: Ekapa Lodumo
  • 2002: African Magic
  • 2005: A Celebration
  • 2008: Senzo
  • 2009: Bombella
  • 2010: Sotho Blue (& Ekaya)
  • 2013: Mukashi: Once Upon a Time
  • 2014 : The Song Is My Story

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]