Aller au contenu

Abdellah Guennoun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Abdellah Guennoun
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
TangerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
عَبْدُ اللهِ بْنُ عَبْدِ الصَّمَدِ بْنِ التِّهَامِيِّ كَنُّونVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom court
عبد الله كنونVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
عبد الصمد كنون (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Œuvres principales
Al-Nubūgh al-Maghribī fī al-ʾAdab al-ʿArabī (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Abdellah Guennoun (en arabe : عبد الله ڭنون), né le à Fès et mort le à Tanger, est un des plus grands érudits du XXe siècle au Maroc.

Abdellah Guennoun est théologien, responsable politique, historien, écrivain, poète, militant nationaliste et associatif, fondateur d'écoles, d'instituts d'études et de bibliothèques, membre des plus hautes instances marocaines et toujours distant du pouvoir. Il apprend à lire et à écrire à l'âge de 6 ans. Il reçoit les principes de base des sciences (théologique, sociales et humaines) auprès des érudits de Tanger.

Abdellah Guennoun fait paraître en 1937 une anthologie en trois volumes de la littérature marocaine, An-Nubūgh al-Maghribī fī al-Adab al-'Arabī (en) (en arabe : النبوغ المغربي في الأدب العربي). Cet ouvrage est considéré comme le premier ouvrage sur l'histoire de la littérature marocaine. Il rattache celle-ci à la tradition littéraire arabe et à une identité islamique, ce qui coïncide avec l'idée de l'identité marocaine promue par le mouvement nationaliste. Guennoun définit la littérature marocaine comme celle sous forme écrite et commençant à l'arrivée de l'islam et des Arabes (« les premiers conquérants ») en Afrique du nord (au VIIe siècle)[1]. L'ouvrage, publié par Mohammed Daoud (en), est censuré par les autorités coloniales françaises en raison de son contenu promouvant une identité nationale marocaine, sur une base arabo-islamique, alors que les autorités coloniales espagnoles font traduire An Nubūgh al-Maghribī en espagnol et Guennoun reçoit le titre de docteur honoris causa de l'université complutense de Madrid[1]. En 1946, Allal El Fassi, un des principaux hommes politiques nationalistes marocains, félicite Guennoun pour son ouvrage[1].

À l'indépendance du Maroc, il devient gouverneur de la ville de Tanger.

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c (en) Gonzalo Fernández Parrilla et Eric Calderwood, « What Is Moroccan Literature? History of an Object in Motion », Journal of Arabic Literature, Brill, vol. 52,‎ (DOI 10.1163/1570064x-12341421).
  2. « Les membres de l’Académie », sur Site officiel de l'Académie du Royaume du Maroc,