Abdelhamid Ben Badis

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Abdelhamid Ben Badis
Ibn Badis 2.jpg

Ben Badis d'après Bachir Yellès.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
ConstantineVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Arabe et عبد الحميد بن باديسVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activité
Autres informations
Religion

Abdelhamid Ben Badis ( en arabe :عبد الحميد بن باديس), né le mercredi 4 décembre 1889 [1] à Constantine, ville au nord-est de l'Algérie, et décédé le mardi 16 avril 1940 dans la même ville, était une figure emblématique du mouvement réformiste musulman en Algérie. Abdelhamid Ben Badis était le fils ainé d'une famille de vieille bourgeoisie citadine. Il contribue à faire renforcer dans les plus larges masses les concepts du nationalisme, de l’arabisme et de la fidélité a l’Islam, les trois piliers de la personnalité algérienne selon lui[2]

Ben Badis fonda en 1931 l'Association des oulémas musulmans algériens[2]. C'est dans le mensuel al-Chihab qu'il publia, de 1925 jusqu'à sa mort, ses idées réformistes qui concernaient tant le domaine religieux que politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abd el Hamid Ben Badis est né à Constantine le . Il appartient à une fratrie nombreuse. Son père, Mohamed el-Mostapha ben el Mekki, était gros propriétaire terrien dans la région et l'un des notables les plus influents de la ville de Constantine et de ses environs.

Son éducation[modifier | modifier le code]

Ben Badis a grandi dans un entourage pieux ; il a appris le Coran dès l’âge de treize ans ; il était alors conformiste. Très jeune, il est placé sous le préceptorat de Hamdân Benlounissi, proche disciple du savant Abd el Kader El Medjaoui (1848-1914). Hamdane Lounissi a marqué durablement la jeunesse de Ben Badis, si bien qu'il n’a jamais oublié son conseil: « Apprend la science pour l’amour de la science, non pas pour le devoir ». Hamdân Benlounissi lui fit aussi promettre de ne jamais devenir fonctionnaire pour le compte de l'État colonial de l'époque, la France. Il est aussi connu pour avoir toujours défendu les droits des habitants musulmans de Constantine.

À la mosquée Zitouna[modifier | modifier le code]

En 1908, à presque 20 ans, Ben Badis décide de commencer son premier voyage pour la science vers la mosquée Zitouna de Tunis, qui était en ce temps-là un grand centre de science.

À la mosquée Zitouna, son horizon commence à s’agrandir. Il aime prier allongé dans l'herbe. Il y rencontre beaucoup de savants qui ont influencé sa personnalité et son orientation. Parmi eux, le cheik Mohamed Al Nakhli qui a enraciné en lui l’idéologie de la réforme, comme il lui a montré sa méthode pour comprendre le Coran. Il y a aussi le cheikh Mohamed Al Taher Ben Achour qui le guide vers l'amour de la langue arabe. Quant au cheikh Al Bachir Safer, il pousse Ben Badis à s'intéresser à l’histoire et aux problèmes contemporains des musulmans, ainsi qu'à trouver une solution pour repousser le colonialisme occidental et ses effets.

Après son retour en Algérie, il commence aussitôt à enseigner à la mosquée Djamaa Al Kabir à Constantine. Mais ceux qui s'opposaient au mouvement réformiste musulman ont voulu l'interdire, ce qui l’a poussé à partir de nouveau, vers le Moyen-Orient cette fois-ci.

À Médine[modifier | modifier le code]

Après avoir accompli le pèlerinage à La Mecque et Médine, Ben Badis y est resté trois mois pour donner des cours au masjid al-Nabawi.

Il y rencontre par la suite son ami et l’un des partisans du mouvement réformiste musulman, le cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi. Cette rencontre est le point de départ de la réforme en Algérie, puisque les deux se sont rencontrés et ont longuement discuté afin de mettre au point un plan de réforme clair. Le cheikh Hussein Ahmed Al Hindi, résidant lui aussi à Médine, lui a conseillé de retourner en Algérie qui avait besoin de lui.

Sur la route du retour, Ben Badis visite la Syrie et la mosquée Al-Azhar d’Égypte où il rencontre beaucoup d'hommes de science et de littérature.

Son retour en Algérie[modifier | modifier le code]

Ben Badis (à gauche) et Tayeb el-Oqbi (à droite).

En 1913, Ben Badis retourne en Algérie et s’installe à Constantine où il entame son travail d’enseignement. Il commence par donner des cours à la mosquée, aux enfants puis aux adultes. Par la suite, il commence à développer l’idée de fonder l'Association des oulémas musulmans algériens. En 1936, Ben Badis participe à la fondation du Congrès musulman algérien (CMA) mais ce dernier est dissous durant l'été 1937 par le pouvoir colonial.

La même année, Ben Badis revient à la tête de l'Association des oulémas musulmans algériens. L’une des préoccupations majeures durant cette période de la vie de Abdelhamid Ben Badis était la lutte contre la répression qui s'abattait sur les patriotes algériens et la dénonciation de la propagande fasciste et des agissements antisémites. Tout cela, il le faisait en pratiquant son travail quotidien en tant que journaliste.

En 1939, Ben Badis fonde un club de football dénommé Mouloudia Ouloum de Constantine (MOC).

Le , Ben Badis expire dans sa ville natale de Constantine. Il est enterré en présence de 20 000 personnes. Ses obsèques prennent l'aspect d'une gigantesque manifestation anticolonialiste.

La fête nationale « Youm el Ilm », ou « Journée du Savoir », est célébrée en son honneur chaque 16 avril[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]