Abd al-Hamid Kichk

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Abd al-Hamid Kishk
Description de l'image Image-ksh.jpg.

عبد الحميد كشك

Nom de naissance عبد الحميد كشك
Alias

Cavaliers des Chaires

l'étoile des prêcheurs islamiques
Naissance
Shubrakhit
Royaume d'Égypte
Décès (à 63 ans)
Égypte
Nationalité Égyptienne
Profession
Formation

Abd al-Hamid Kishk (en arabe : عبد الحميد كشك), ( - ) était un religieux musulman sunnite égyptien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abd al-Hamid Kishk est né le à Shubrakhit, un petit village près d'Alexandrie. Son père est mort avant qu'Abd al-Hamid n'atteigne l'âge d'être scolarisé. Néanmoins, il rejoint une des écoles d'Al Azhar et, à l'âge de 12 ans, il a mémorisé le Coran. Ce fut à cet âge qu'il tomba malade et perdit la vue. Néanmoins, au lieu de se démoraliser, la perte de sa vue l'encouragea à apprendre plus et à persévérer plus en avant. Il obtint le grade d'érudit de la faculté d'Ûsûl ad-Dîn d'Al Azhar et fut recruté comme Imam, donnant des khutbas [1] à travers l'Égypte.

En 1964, il obtient la Chaire (minbar) de la mosquée d'Aïn al-Hayat au Caire comme sa plateforme opérationnelle. Après une critique verbale du gouvernement égyptien, il fut emprisonné en 1965 pour deux années et demies. Le sommet de sa renommée fut entre 1967 et le début de 1980 quand des foules de 10 000 personnes venaient régulièrement écouter ses sermons du vendredi, souvent, à la mosquée du district de Kobry Al Koba, au Caire[2]. Il fut particulièrement célèbre et apprécié.

Il fut arrêté peu de temps avant l'assassinat d'Anouar el-Sadate mais fut relâché par Hosni Moubarak en 1982, interdit de prêche en public et consigné à résidence. Néanmoins, ses cassettes enflammées ont continué à être largement diffusées. La mosquée où il prêchait fut transformée en un centre de santé publique[3].

Il est mort le vendredi , en pleine prière.

Renommée[modifier | modifier le code]

L'auteur Gilles Kepel écrit à propos de la renommée du cheikh[4]:

« Dans les dernières années de la présidence d'Anouar el-Sadate, il était impossible de déambuler dans les rues du Caire sans entendre la voix de stentor de Kishk. Si on montait dans un taxi collectif, le conducteur écoutait un des sermons enregistrés par le Cheikh Kishk. On écoutait Kishk au Caire, à Casablanca et dans toute la zone nord-africaine de Marseille. Un magazine financé par les saoudiens l'avait surnommé l'« étoile des prêcheurs islamiques »... avec ses incomparables cordes vocales, sa culture musulmane panoramique, ses capacités phénoménales d'improvisation et son humour acerbe consacré à la critique des régimes infidèles, les dictatures militaires, les accords de Camp David avec Israël ou la complicité d'al-Azhar... Si grande était sa renommée, que le Ministère du Waqf dut construire plusieurs annexes à la mosquée pour accueillir les foules du vendredi. En 1981, malgré tout, même ces abris se révélèrent insuffisants pour accueillir les 10 000 personnes environ qui venaient régulièrement l'écouter. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (speeches, in arabic)
  2. Sheikh Abdul Hamid Kishk
  3. John Esposito, The Oxford Dictionary of Islam, Oxford University Press 2003
  4. Gilles Kepel, Le Prophète et Pharaon, Édition française originale en 1984, Le Prophète et Pharaon, Éditions La Decouverte, p. 172, 175

Liens externes[modifier | modifier le code]