Abbaye Notre-Dame de Venière

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Abbaye Notre-Dame de Venière
Image illustrative de l’article Abbaye Notre-Dame de Venière
L'abbaye de Venière
Présentation
Nom local Abbaye de Venière
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Ordre de Saint-Benoît
Site web abbaye-veniere.fr
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Boyer
Coordonnées 46° 21′ 19″ nord, 4° 32′ 30″ est

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Abbaye Notre-Dame de Venière

L’abbaye de Venière, de son nom complet abbaye Notre-Dame de Venière est une abbaye bénédictine fondée d'abord à Oulchy en 1933, puis fondée en 1963 à Venière près de Boyer (Saône-et-Loire).

Elle appartient à la province française de la congrégation de Subiaco au sein de la confédération bénédictine. L'abbaye est connue pour la réalisation de représentations des saints patrons, dans laquelle elle est spécialisée depuis plus de cinquante ans.

Situé sur la N6, à 5 km au nord de Tournus, et à 24 km au sud de Chalon-sur-Saône, Venière est un hameau de la commune de Boyer (Saône-et-Loire).

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine, le monastère a été fondé en 1933 à Oulchy près de Soissons, par l'Abbaye de Jouarre[1]. L'évêque du lieu désirait en effet retrouver dans son diocèse une communauté de moniales contemplatives, qui prendrait en quelque sorte la suite de l'ancienne abbaye Notre-Dame de Soissons, supprimée durant la Révolution française. Mais la petite troupe de fondatrices dut, en , emprunter, avec des milliers d'autres Français, les routes de l'exode, et se retrouva dans le Tarn, recevant l'aide des deux grandes abbayes de Dourgne et d'En-Calcat. Elle est érigée en abbaye en 1940[1]. Après la Libération, les sœurs remontèrent à Oulchy, mais le monastère, qui avait été occupé par l'armée allemande, était en trop mauvais état pour une réinstallation durable. C'est ainsi que, aidées cette fois par les moines de la Pierre-qui-Vire, les moniales quittent le Soissonnais, pour le diocèse d'Autun. Diocèse prestigieux pour la vie monastique : Cluny, Paray-le-Monial, Tournus, mais aussi la Ferté, une des premières fondations de l'abbaye de Cîteaux, au XIIe siècle. La communauté s'installe en 1948 dans le « château » de la Loyère[1], près de Chalon-sur-Saône, elle n'est qu'un tout petit rameau de ce grand arbre monastique, mais un rameau qui pousse et grandit : les lieux se révèlent vite inadaptés et, en 1963, une nouvelle transplantation s'avère nécessaire.

Venière[modifier | modifier le code]

Venière est située près de Boyer (Saône-et-Loire). L'étymologie du nom « Venière » n'est probablement pas la « vigne », auquel on le rattache habituellement, mais celle-ci figure sur ses armoiries, ce n'est pas déplacé en Bourgogne, et surtout son symbolisme biblique est important pour une communauté monastique.

En ce qui concerne les bâtiments, le point de départ est une maison de maître du début du XVIIe siècle. Elle fut ensuite entourée de constructions dans les années 1930 : en effet, depuis l'entre deux guerres, les sœurs missionnaires de Notre-Dame d'Afrique, les « Sœurs Blanches », y avaient installé leur noviciat et des jeunes filles de tous les pays venaient y passer leur première année de vie religieuse, avant de partir finir leur formation en Algérie. Mais au début des années 1960, les Sœurs Blanches cherchaient à vendre cette implantation métropolitaine, et la Communauté née à Oulchy y trouva enfin le lieu où prendre racine.

La fondation de l'abbaye Notre-Dame à Venière près de Boyer a lieu en 1963[2]. Les moniales complètent les bâtiments par une aile de parloirs qui ferme la clôture, et transforment des communs, à l'extérieur, en un petit accueil pour leurs hôtes. L’église, sobre et dépouillée, très claire, est également réaménagée, avec des vitraux de Saint-Benoît-sur-Loire et une Vierge d'Yves Le Pape.

En 1971, une première abbesse est élue. La communauté continue à grandir. Elle élit sa deuxième abbesse en 2007.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Abbaye de Venière

Les moniales, qui sont environ 35 en 2012, mènent une vie essentiellement contemplative, selon la règle de saint Benoît de Nursie (Ve siècle). Les journées sont rythmées par les temps de prière (personnelle et communautaire, avec les sept offices liturgiques quotidiens et l'Eucharistie), les temps de travail et de relations fraternelles. Les offices sont chantés en grégorien et en français. Les moniales gagnent leur vie dans différents ateliers d'artisanat : en particulier la représentation des "Saints Patrons", et diverses créations d'art.

De 1990 à 1998, la Communauté fonde en République du Congo un petit monastère où quelques sœurs sont envoyées, dont trois moniales congolaises. Mais la guerre civile oblige à le fermer, et les fondatrices doivent rentrer en France.

Les années 2009 et 2010 voient la rénovation et l’agrandissement de l’hôtellerie, qui offre désormais un espace convivial et sobre, d'une capacité d'une trentaine de personnes, seules ou en groupe. L'hôtellerie accueille des retraitants, seuls ou en groupe de 15 à 20, pour deux à huit jours, sous la conduite d'un dominicain ou d'une moniale[3]

L'abbaye donne des conférences et des formations sur la vie monastique et sur les Pères de l'Église. Plusieurs religieuses assurent ces formations, l'une d'entre elles écrit aussi des livres sur la patristique, sur la règle de saint Benoît et sur la spiritualité[4],[5].

L'aumônier de l'abbaye a été dom Angelico Surchamp († 2018), le fondateur des éditions Zodiaque[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Site Bénédictines France - Israël, « Venière ».
  2. (it) « Congregazione di Subiaco, Boyer - Abbaye de Notre-Dame-de-Veniere », in Cesare Romanò, Abbazie e monasteri d'Europa, A. Mondadori, 1996, p. 128.
  3. Le Journal de Saône-et-Loire, L'engouement croissant pour les retraites spirituelles, 28 avril 2003.
  4. Bulletin de littérature ecclésiastique, volume 110, Institut catholique de Toulouse, 2009, p. 423.
  5. Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, « Dupont, Véronique (1945-....) », et refdoc.fr : Les Pères de l'Église témoins du Christ, 2007 ; La Règle de Saint Benoît, 2005 ; Règles monastiques au féminin : dans la tradition de Benoît et Colomban, 1996 ; Le disciple, chez Jean et chez Benoît, 2002 ; Une pensée par jour, 2007.
  6. Le Journal de Saône-et-Loire, Portrait : Don Angelico Surchamp expose à la salle Capitulaire, 28 juillet 2011.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • A l'image de saint Benoît : sœur Agnès Scoch et les moniales bénédictines de Venières, Paris, Cerf, 1997, 157 pages (ISBN 2-204-05674-X et 9782204056748).
  • (it) « Congregazione di Subiaco, Boyer - Abbaye de Notre-Dame-de-Veniere », in Cesare Romanò, Abbazie e monasteri d'Europa, A. Mondadori, 1996 (ISBN 8804412445 et 9788804412441).
  • Saint-Benoît et la vie bénédictine à Venière, Abbaye Notre-Dame de Venière, 1979.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]