Abbaye de Stams

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abbaye de Stams
Image illustrative de l'article Abbaye de Stams
Vue générale de l'abbaye de Stams

Nom local Stift Stams
Diocèse Innsbruck
Patronage Vierge Marie
Jean Baptiste
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DCLXXIII (673)[1]
Fondation 5 mars 1173
Début construction 1173
Fin construction XVIIIe siècle
Dissolution 1807-1816, 1939-1945
Abbaye-mère Kaisheim
Abbayes-filles Abbaye de Meran-Untermais (depuis 1969)
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection Monument protégé (de)[2]

Coordonnées 47° 16′ 18″ N 10° 58′ 59″ E / 47.271708232868, 10.98296642325647° 16′ 18″ Nord 10° 58′ 59″ Est / 47.271708232868, 10.982966423256  [3]
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Cercle impérial Cercle d'Autriche
Land Tyrol
District District d'Imst
Commune Stams
Site http://www.stiftstams.at/

Géolocalisation sur la carte : Autriche

(Voir situation sur carte : Autriche)
Abbaye de Stams

Géolocalisation sur la carte : Tyrol

(Voir situation sur carte : Tyrol)
Abbaye de Stams

L’abbaye de Stams (Stift Stams) est une abbaye cistercienne en activité, située dans le Tyrol autrichien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Stams est fondée en 1273 par des moines de l'abbaye allemande de Kaisheim[3], sous la protection d'Élisabeth de Bavière et s'enrichit donc très rapidement[4], ses possessions s'étendant jusqu'en Souabe[5]. L'abbaye accueille notamment des pèlerins jacquaires sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle[6]. Le comté de Tyrol est alors gouverné par Meinhard II de Goritz-Tyrol qui, comme certains de ses successeurs, choisit l'abbaye comme lieu de sépulture[7]. C'est notamment le cas de Sigismond d'Autriche, mort le 4 mars 1496[8]

L'abbaye face aux guerres de la Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1494, l'abbaye est le lieu d'une rencontre diplomatique entre Maximilien Ier du Saint-Empire et le sultan ottoman Bajazet. En 1525, elle est pillée lors de la guerre des Paysans allemands, puis en 1552 par les troupes protestantes durant la guerre de Schmalkalden. Enfin, en 1593, elle est détruite par un incendie[4].

La reconstruction baroque[modifier | modifier le code]

L'abbaye est entièrement reconstruite entre 1650 et 1750, en particulier sous l'abbatiat d'Edmund Zoz[5]. L'abbatiale reçoit deux clochers à bulbe toujours visibles aujourd'hui[6], ainsi qu'une décoration intérieure de style rococo tranchant avec l'austérité du style cistercien d'origine. Un petit séminaire s'établit dans l'abbaye en 1778[5].

Les fermetures[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fermée en 1807 par les troupes bavaroises alliées de Napoléon, mais rouverte en 1816 après le congrès de Vienne. En 1939, un an après l'Anschluss, les nazis font de même fermer l'abbaye, qui ne rouvre qu'en 1945[5].

La renaissance[modifier | modifier le code]

Entre 1973 et 1985, l'abbaye est entièrement rénovée, rénovation de qualité qui reçoit en 2010 le prix de la fondation Europa Nostra[5]. L'abbatiale est en outre érigée en basilique mineure par Jean-Paul II en 1984[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod,‎ , 491 p. (lire en ligne), p. 352.
  2. (de) « Gesamtanlage, Zisterzienserstift Stams und Reste von Vorgängerbauten », sur http://toolserver.org,‎ 2011 (consulté le 12 février 2014).
  3. a et b (it) « Stams », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 12 février 2014).
  4. a et b Werner Robl, « Abélard en Autriche », sur http://www.pierre-abelard.com/,‎ (consulté le 12 février 2014).
  5. a, b, c, d, e et f (de) Thomas Palfrader, « Wissenswertes über Stams… », sur http://www.bernardia.at/, Ordre cistercien en Autriche (consulté le 12 février 2014).
  6. a et b « Abbaye de Stams », sur http://fr.tyrol.com/, Office de Tourisme du Tyrol (consulté le 12 février 2014).
  7. François Clément 1787, « Chronologie historique des comtes de Goritz », p. 579.
  8. François Clément 1787, « Chronologie historique des margraves, ducs et archiducs d'Autriche », p. 578.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [François Clément 1787] François Clément, L'Art de vérifier les dates : des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens, depuis la naissance de Notre-Seigneur, par le moyen d'une table chronologique, Paris, Jombert,‎ , 864 p. (lire en ligne)