Abbaye de Staffarda

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Abbaye de Staffarda
La Chiesa Abbaziale di Staffarda dal Chiostro.jpg
Le cloître et l'abbatiale de Staffarda
Présentation
Culte
Type
Rattachement
Diocèse
Roman Catholic Diocese of Saluzzo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
architectures romane et gothique
Construction
XIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

L'abbaye Sainte-Marie de Staffarda (en italien Santa Maria di Staffarda), située dans la commune de Revello, province de Coni, est l'un des grands monuments médiévaux du Piémont ; elle est demeurée en grande partie telle qu'elle était au moment de son apogée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'espace de peu de temps, au cours du XIIe siècle, La Ferté, première des quatre abbayes filles de Cîteaux (avec Pontigny, Clairvaux et Morimond), qui jouèrent un rôle de première importance dans l’organisation de l’ordre cistercien, essaima dans la zone piémontaise, donnant naissance à quatre abbayes : Lucedio, Staffarda, Casanova (à Carmagnole) et Rivalta (à Tortone).

Il est attesté que la construction de l'abbaye commença dans les années 1140 sur des terrains donnés au début du XIIe siècle par Manfred Ier, marquis de Saluces, à l'ordre cistercien.

Le son territoire fut le théâtre de la sanglante bataille de Staffarda ; les bâtiments de l'abbaye, en particulier le cloître et le réfectoire, furent endommagés.

En 1750 l'abbaye, passée en commende depuis plusieurs siècles, fut sécularisée et attribuée par une bulle du pape Benoît XIV à l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'ensemble des édifices de l'abbaye de Staffarda présente un agencement quelque peu complexe, fortement modifié au cours des siècles. En dehors des bâtiments à usage agricole, les plus remarquables sont la grande porte fortifiée dans l'enceinte des XIIIe et XIVe siècles, la halle aux grains, un édifice désigné comme l'hôtellerie, à deux nefs voûtées en ogive, le cloître et la salle capitulaire, le réfectoire, le dortoir (du XIVe siècle), l'église avec son clocher (du XIVe siècle, édifié en contradiction avec les prescriptions cisterciennes qui en défendaient l'érection) et la sacristie.

L'église a un plan à trois nefs, avec un faux transept et une abside semi-circulaire orientée à l'est ; elle est flanquée au sud par le cloître en partie conservé, et reconstruit du côté occidental.

Mobilier[modifier | modifier le code]

L'abbatiale conserve quelques restes d'un mobilier de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, dont une chaire gothique, une Crucifixion avec saint Jean et la Vierge sculptés dans le bois (vers 1530), le retable du maître-autel, avec une peinture d'Oddone Pascale (it) et des sculptures en bois polychrome, exécutés dans les années 1531-1533, l'autel du XVIe siècle et un retable en bois daté de 1525, avec d'élégants candélabres de bois du sculpteur Agostino Nigra di Cavallermagiore[1], visibles dans l'abside de gauche.

Les stalles de l'abbatiale, de style gothique tardif, ont été, au vu de leur valeur artistique et de leur dégradation rapide depuis la sécularisation de Staffarda, enlevées en 1846 sur ordre du roi de Sardaigne Charles-Albert pour être replacées dans l'église paroissiale Saint-Victor de Pollenzo, où elles se trouvent encore[2].

Abbés[modifier | modifier le code]

Caesar Alexander Scaglia
abbé de Staffarda
, 1634
par Anton van Dyck
musée royal des beaux-arts d'Anvers

François de Savoie (1454-1490) et les cardinaux Laurent Strozzi (1513-1571) et Maurice de Savoie (1593-1657) furent abbés commendataires de Staffarda.

Photographies[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Collectif, Guida all’abbazia di Staffarla e al Parco Fluviale del Po, Turin, 1999.
  • (it) Balduino Gustavo Bedini: Breve prospetto delle Abazie Cistercensi d’Italia, Casamari, 1964, p. 17-19.
  • (it) Giuseppe Carita, Architetture nel Piemonte del Duecento, in G. Romano, Gotico in Piemonte, Turin, 1992.
  • (it) Giuseppe Carita, Itinerario architettonico in G. Romano, Piemonte romanico, Turin, 1994.
  • (it) Giuseppe Carita, Staffarda e le abbazie cistercensei delle diocesi piemontesi: modelli a confronto in R. Comba et G.C. Merlo (s. dir.), L’Abbazia di Staffarda e l’irradiazione cistercense nel Piemonte meridionale, Actes du congrès (1998), Coni, 1999, p. 209-223.
  • (it) N. Gabrielli, L'arte nell'antico marchesato di Saluzzo, Turin, 1972.
  • (it) E. Ragusa, Un itinerario nella grande abbazia, Milan, 1992.
  • (de) Heinz Schomann, Die ehmalige Zisterzienserabtei Staffarda in Piemont, 1969.
  • (de) Heinz Schomann, Reclams Kunstführer Italien I,2, Philipp Reclam jun., Stuttgart, 1982, p. 339 (ISBN 978-3-15-010305-0).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. N. Gabrielli, L'arte nell'antico marchesato di Saluzzo, Turin, 1972, p. 128.
  2. Giuseppe Carità (s. dir.), Pollenzo, una città romana per une "Real villegiatura" romantica, L'artistica Editrice, 2004 : comune.bra.cn.it.

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Liens externes[modifier | modifier le code]