Abbaye de Saint-Roman

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Abbaye de Saint-Roman
Nécropole de l'abbaye et point de vue sur la vallée du Rhône
Nécropole de l'abbaye et point de vue sur la vallée du Rhône

Ordre Bénédictin
Fondation VIIe siècle ?
Fermeture XVIe siècle
Style(s) dominant(s) Roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1990)
Site web www.abbaye-saint-roman.com
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région historique Occitanie
Département Gard
Communauté de Communes Communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence
Commune Beaucaire (Gard)
Coordonnées 43° 50′ 07″ nord, 4° 36′ 41″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Saint-Roman

Géolocalisation sur la carte : Gard

(Voir situation sur carte : Gard)
Abbaye de Saint-Roman

L'abbaye de Saint-Roman est une ancienne abbaye troglodytique située sur le territoire de la commune de Beaucaire, dans le département du Gard, en France.

Propriété de la commune de Beaucaire depuis 1988, elle est gérée cependant par la Communauté de Communes Beaucaire Terre d'Argence[1], via une délégation de service public ou concession.

L'abbaye est protégée au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 11 décembre 1990[2].

Histoire et occupation du site[modifier | modifier le code]

Préhistoire : premières occupations du site[modifier | modifier le code]

Le massif calcaire où sera construite plus tard l'abbaye est parsemé de grottes. Celles-ci sont occupées par des tribus de chasseurs.

Ve siècle : premiers ermites[modifier | modifier le code]

L'abbaye est située sur un rocher calcaire en surplomb au-dessus de la confluence du Gardon et du Rhône. Probablement à partir de la fin du Ve siècle, les lieux sont occupés par des ermites dont le style de vie monastique oriental s'inscrit dans la lignée des Pères du Désert. Ils aménagent et agrandissent progressivement les cavités naturelles.

L'Abbaye devait comporter un cloitre qui devait s’élever sur les tombes mais celui-ci a vraisemblablement disparu[3].

VIIe siècle : adoption de la règle de Saint Benoît[modifier | modifier le code]

Vers le VIIe siècle, la communauté d'ermites adopte la règle de saint Benoît et devient une abbaye bénédictine. L'abbaye comprend alors une chapelle, des cellules monastiques, quelques autres salles et une nécropole, le tout creusé dans la pierre.

Au XIe siècle, l'abbaye passe sous la tutelle de l'abbaye de Psalmody. Des pèlerins affluent à l'abbaye pour y contempler des reliques attribuées à Saint Roman et Saint Trophime.

Au XIVe siècle, l'abbaye est fortifiée : un fossé est creusé tout autour et des murs sont élevés. Le site accueille désormais un studium (collège pour adolescents) mis en place par le pape d'Avignon Urbain V. L'objectif est de dispenser une instruction à des jeunes gens doués pour les études, pauvres ou riches.

XVIe siècle : édification d'un château[modifier | modifier le code]

En 1538, Psalmody se sécularise en collège de chanoines à Aigues-Mortes. Après cette période, l’abbaye va peu à peu décliner. Les moines quittent l'abbaye qui est vendue à un particulier : celui-ci fait alors élever un petit château au sommet du rocher. Le château sera par la suite démoli, et l'emplacement définitivement abandonné.

XXe siècle : fouilles et restaurations[modifier | modifier le code]

La Société d'Histoire et d'Archéologie de Beaucaire débute des fouilles à partir des années 1960. La commune de Beaucaire devient propriétaire de l'abbaye en 1988. En 1991, l'abbaye est classée Monument Historique.

XXIe siècle : autres travaux et tentative de mieux mettre en valeur le site pour l'offre touristique[modifier | modifier le code]

Consciente que le public connait assez mal l'existence de l'abbaye[4], la collectivité chargée de sa gestion entreprend un certain nombre d'actions pour mieux mettre en valeur le site[4] et le rendre plus accessible aux visiteurs. Le nombre de ceux-ci s'élève à 16 000 par an[5].

Plusieurs travaux sont prévus comme la réfection du parking et du cheminement piéton. Des fouilles étant prévues en 2019 et 2020[4].

Afin de mieux utiliser les outils numériques les plus courants, un parcours de dix neuf points d’intérêt est créé en 2018 pour l'application izi.TRAVEL[5], application développée par une start-up néerlandaise[6].

Descriptif du site[modifier | modifier le code]

En 2013, les visiteurs peuvent contempler les restes de différents éléments de l'abbaye et du château. Se côtoient ainsi les tombes des premiers moines et les fortifications du XIVe siècle. Le descriptif distribué à l'entrée du site mentionne :

  • la chapelle abbatiale
  • des tombes rupestres sur la terrasse
  • des cellules monastiques
  • un pressoir à vin médiéval
  • une grande salle
  • des fortifications
  • un fossé, une rampe et un pont

Photos de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « BEAUCAIRE Saint-Roman, l’abbaye nichée dans la roche calcaire », sur objectifgard.com, (consulté le 2 juin 2018)
  2. Notice no PA00103018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Légendaires abbayes : Beaucaire, la troglodyte », sur lepoint.fr, (consulté le 2 juin 2018)
  4. a b et c Pierre Dautriat, « Abbaye de Saint-Roman, un bijou qu’il convient de restaurer », sur midilibre,
  5. a et b Pierre Dautriat, « Une application numérique pour découvrir les secrets de l'abbaye », Midi Libre (édition Nîmes),‎ , p. 9
  6. « LA START-UP CULTURELLE DE LA SEMAINE : izi.TRAVEL », sur forum-avignon, (consulté le 8 aout 2018)

Prospectus distribué aux visiteurs à l'entrée du site en 2013

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Liens externes[modifier | modifier le code]