Abbaye de Joyenval

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Abbaye de Joyenval
Image illustrative de l'article Abbaye de Joyenval
Présentation
Culte Catholicisme
Type Abbaye
Début de la construction 1224
Fin des travaux Détruite fin XVIIIe siècle
Style dominant Ruines
Protection  Inscrit MH (1989)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Ville Chambourcy
Coordonnées 48° 53′ 10″ nord, 2° 02′ 10″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Joyenval

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Abbaye de Joyenval

L'abbaye de Joyenval est une ancienne abbaye desservie par les Prémontrés, qui se trouvait dans la forêt de Marly, dans le territoire de la commune actuelle de Chambourcy (département des Yvelines).

Historique[modifier | modifier le code]

Elle fut fondée en 1224 par Barthélemy de Roye, chambrier de France au service du roi Philippe-Auguste. Le monastère a été construit non loin du donjon de Montjoye, et selon la légende, sur la Fontaine des Lys témoin de la conversion du roi Clovis [2]. L'église a été consacrée à saint Laurent et, après le transfert de ses reliques en 1261, également à saint Barthélémy. [2].

Les abbés prétendaient que l'Oriflamme, ce Palladium de la France, remis à l'empereur Charlemagne par le pape Léon III était primitivement conservé dans les murs de la forteresse de la Montjoye, qui touchaient le monastère[2].

L'Abbaye de Prémontrés, dans le diocèse de Chartres, ne figure pas au dictionnaire des Communes. Les Archives Nationales conservent encore les actes de vente ou des donations concernant les biens juifs à Joyenval après l’expulsion de 1306. En 1313, Philippe-Le-Bel fait don à l'Abbaye de Joyenval d'un four dans une maison où étaient les écoles des Juifs: In domo in qua solebant esse scole judéorum apud Joyenval.

Elle fut incendiée le 13 août 1346, durant de la guerre de Cent Ans, lors de la chevauchée du roi d'Angleterre Édouard III.

Les moines de Joyenval possédait un hôtel à Paris, dans une rue de la rive droite de Paris qu'on nommait alors rue aux Moines de Joienval et par corruption, rue aux Moines de Jenvau ou rue aux Moignes de Jenvau et qui est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme rue à Moingnes de Jenvau. Celui-ci fut remplacé en 1698 par un grenier à sel.

L'abbaye est détruite à la Révolution. Il subsiste quelques vestiges de l'église abbatiale visibles dans le golf de Joyenval. Elle a fait l’objet d’une inscription au titre objet des monuments historiques depuis le [3].

Abbés successifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Notice no PA00087788, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b et c DUTILLEUX (A.) Abbaye de Joyenval. Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin |(1890), t.13, p. 43, 44, 48, 58.
  3. Notice no PA00087788, base Palissy, ministère français de la Culture