Abbaye de Huerta

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Abbaye Santa María de Huerta
Image illustrative de l'article Abbaye de Huerta
Le cloître de l'abbaye

Diocèse Diocèse de León
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CXCVII (197)[1]
Numéro d'ordre (abbayes actuellement actives) 053 ♂[2]
Fondation 1144
Dissolution 1835-1930
Abbaye-mère Berdoues
Lignée de Morimond
Abbayes-filles Buenafuente del Sistal (es)
Congrégation Cisterciens (1144-1835)
Trappistes (depuis 1930)
Période ou style
Protection Classé BIC (25 août 1882)[3]

Coordonnées 41° 15′ 42″ nord, 2° 10′ 38″ ouest[4]
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Royaume Royaume de León
Province Soria
Comarque Campo de Gómara (es)
Municipio Santa María de Huerta
Site https://monasteriohuerta.org/

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Abbaye Santa María de Huerta

L’abbaye de Huerta (en espagnol Monasterio de Santa María de Huerta) est une abbaye, anciennement cistercienne, aujourd'hui trappiste, située à Santa María de Huerta (Espagne).

Fondée en 1144 par les moines de l'abbaye de Berdoues, elle perdure jusqu'au désamortissement de Mendizábal en 1835. À partir de 1930, elle est à nouveau occupée par une communauté monastique cistercienne, mais cette fois de la stricte observance.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Huerta est fondée en 1144 par des moines de Berdoues[5]. Selon d'autres sources, cette fondation aurait eu lieu au plus tard en 1151[6]. En tout état de cause, une bulle d'Eugène III place l'abbaye sous la protection du Saint-Siège le 3 mars 1152 ; et cette protection s'étend à la « grange de Huerta », signe que l'abbaye est déjà en croissance économique[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1246, l'abbaye fonde une abbaye-fille, celle de Buenafuente del Sistal (es). Cette abbaye devient au quinzième siècle une abbaye masculine[8].

La pratique consistant à accepter l'inhumation de personnalités du clergé, ou, a fortiori, de la noblesse, dans l'enceinte de l'abbaye — et plus encore dans l'abbatiale — ne se répand qu'assez tardivement à Huerta. En effet, les règles cisterciennes originelles y étaient fortement hostiles et ce n'est que peu à peu, et avec plus ou moins d'empressement suivant les régions et les monastères, que cette interdiction s'est assouplie. À Huerta, est enterré en 1213 Martin de Hinojosa (es), évêque de Sigüenza (mais surtout ancien abbé de Huerta, ce qui diminue la portée de l'acte). En revanche, le neveu de ce dernier, Rodrigo Jiménez de Rada, est également inhumé en 1247 à Huerta[9].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Fermeture[modifier | modifier le code]

Réouverture trappiste[modifier | modifier le code]

En 1927, les moines trappistes de Viaceli (es) décident de refonder une communauté à Huerta. Le 2 octobre, cette proposition est acceptée à l'unanimité et la fondation d'un prieuré commence. Celle-ci ne se fait pas sans difficultés, notamment à cause du contexte politique. En 1936, durant la guerre d'Espagne, le prieur de Huerta est enlevé et probablement tué[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le plan général de l'abbaye est très proche de ceux qu'on peut trouver à Poblet, à Santes Creus ou à La Oliva[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Vindobonae, , 491 p. (lire en ligne), p. 79 & 80.
  2. « Huerta - 53 », sur http://www.ocso.org/, Ordre cistercien de la stricte observance, (consulté le 12 octobre 2017).
  3. (es) « Resolución 10481 », Bulletin officiel espagnol (es), (consulté le 12 octobre 2017).
  4. (it) Luigi Zanoni, « Huerta », sur http://www.cistercensi.info, Certosa di Firenze (consulté le 12 octobre 2017).
  5. a et b « 53 - Huerta », (consulté le 13 octobre 2017).
  6. Antonio García Flores 2003, Primera parte, « introducción histórica » — La orden del císter en los reinos de Castilla y León : expansión y reforma — Monasterios masculinos, p. 54.
  7. Antonio García Flores 2003, Primera parte, « introducción histórica » — La orden del císter en los reinos de Castilla y León : expansión y reforma — Las fundaciones masculinas, p. 21.
  8. Antonio García Flores 2003, Primera parte, « introducción histórica » — La orden del císter en los reinos de Castilla y León : expansión y reforma — Monasterios masculinos & Monasterios feemninos, p. 55.
  9. Antonio García Flores 2003, Secunda parte, « introducción artística », la arquitectura de los cistercienses en Valladolid — Consideraciones generales : espacios y análisis formal — Espacios funerarios, p. 69.
  10. Lucien Bégule 1912, Les bâtiments monastiques, p. 112.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Enrique de Aguilera y Gamboa 1908] (es) Enrique de Aguilera y Gamboa, El Arzobispo don Rodrigo Ximénez de Rada y el monasterio de Santa maría de Hueta, Madrid, Sucesores de Rivadeneyra, , 368 p. (OCLC 919821031) ;
  • [Timoteo Rojo Orcajo 1929] (es) Timoteo Rojo Orcajo, La biblioteca del Arzobispo don Rodrigo Jiménez de Rada y los manuscritos del monasterio de Santa María de Huerta, Biblioteca Digital de Castilla y León, , 24 p. (OCLC 743648112, lire en ligne) ;
  • [Tomás Polvorosa López 1964] (es) Tomás Polvorosa López, Santa María la Real de Huerta, Madrid, El Museo Universal, , 149 p. (OCLC 782899233) ;
  • [José Antonio García Luján 1981] (es) José Antonio García Luján, Cartulario del Monasterio de Santa María de Huerta, Ediciones Huerta, , 169 p. (ISBN 9788430053001, OCLC 433825340) ;
  • [Casa Martínez & Terés Navarro 1982] (es) Carlos de la Casa Martínez et Elías Terés Navarro, Monasterio cisteriense de Santa María de la Huerta, Ediciones Huerta, , 143 p. (ISBN 9788430077458, OCLC 977894431) ;
  • [Manuel Pérez Villamil 1984] (es) Manuel Pérez Villamil, Una visita al Monasterio de Huerta, Madrid, El Museo Universal, , 38 p. (ISBN 9788486207052, OCLC 630290694) ;
  • [Isidro Bango Torviso 1998] (es) Isidro Bango Torviso, Monjes y monasterios : el Cister en el medievo de Castilla y León, Valladolid, Junta de Castilla y León, , 500 p. (ISBN 9788478467853, OCLC 642318140) ;
  • [Romero Redondo, Luzón Núñez de Arenas & Anguita Fontecha 2005] (es) Agustín Romero Redondo, Luz María Luzón Núñez de Arenas et Isidoro María Anguita Fontecha, Santa María de Huerta : monasterio cisterciense, Ediciones Huerta, , 139 p. (ISBN 9788460979302, OCLC 433167872).

Autres ouvrages utilisés dans l'article[modifier | modifier le code]

  • [Lucien Bégule 1912] Lucien Bégule, L’abbaye de Fontenay et l’architecture cistercienne, A. Rey, , 133 p. (notice BnF no bpt6k5619222s, lire en ligne) ;
  • [Marcel Aubert 1932] Marcel Aubert, « L'architecture des cisterciens en Espagne aux XIIe et XIIIe siècles [compte-rendu] », Journal des savants, Persée, vol. 5, no 1,‎ , p. 193-201 (ISSN 0021-8103, lire en ligne) ;
  • [Antonio García Flores 2003] (es) Antonio García Flores et Isidro G. Bango Torviso (dir.), Arquitectura de la Orden del Císter en la provincia de Valladolid : 1147-1515, Madrid, Ediciones de la Universidad Autónoma de Madrid, , 508 p. (ISBN 9788474778557, OCLC 758248810, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]