Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois

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Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul
de Caunes-Minervois
Le chevet et le clocher nord
Le chevet et le clocher nord
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Ordre de Saint-Benoît - Bénédictin - Congrégation de Saint-Maur
Début de la construction 780
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Art roman languedocien
Protection Logo monument historique Classée MH (2014)
 Inscrit MH (2002)
Site web http://www.caunes-minervois.org
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Aude
Ville Caunes-Minervois
Coordonnées 43° 19′ 34″ Nord 2° 31′ 38″ Est / 43.32611, 2.52722[1]

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Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paulde Caunes-Minervois

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Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paulde Caunes-Minervois
Le clocher nord

L'abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois était une abbaye bénédictine, dont les vestiges de style roman sont situés sur la commune de Caunes-Minervois dans le département français de l'Aude en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Construite au XIIIe siècle, l'église abbatiale est classée monument historique depuis 1916, alors que le reste de l'abbaye est inscrit monument historique en 2002 et 2013[2],[3]. Finalement, le classement de 1916 et l'inscription de 2013 sont remplacés par un arreté de classement en 2014[4]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye a été érigée en l'an 780 de notre ère par l'abbé Anian, ami de Benoît d'Aniane fondateur de la règle bénédictine, sur un an ancien domaine agricole Gallo-Romain dénommé Villa Bufintis. Construite dans le style roman occitan, elle comporte deux clochers, ce qui en fait sa spécificité dans la région.

Dès 982, il est mentionné la présence de reliques des saints de Caunes (Armand, Luce, Alexandre et Audalde), l'abbaye devient rapidement un lieu de procession où l'on vient y faire de offrandes et y célébrer le culte des martyrs.

L'abbaye fut acquise pas la vicomté de Carcassonne, puis par les comtes de Barcelone, pour être enfin récupérée par la famille Trencavel vicomtes de Béziers; ce n'est qu'au XIIe siècle que l'abbaye se libéra de cette tutelle laïque grâce à une bulle du Pape Gélase II qui confirma les possessions de l'église sur ce domaine en 1119.En 1362 le pape Innocent VI soumit l'abbaye à l'autorité de l'Abbaye Saint-Victor de Marseille

Au Moyen Âge, l'abbaye devient une halte des pèlerins transalpins pour se rendre aux lieux-saint de Saint-Jacques de Compostelle, étape entre Narbonne et Carcassonne (Via Tolosane), la région comportait d'ailleurs beaucoup de commanderies templières qui hébergeaient les pèlerins dans leur parcours.

Croisade albigeoise[modifier | modifier le code]

L'abbaye trouve son essor pendant plusieurs siècles, jusqu'à la croisade contre les albigeois, les tumultes de cette guerre religieuse et régionale laisseront des séquelles dans la communauté ecclésiastique.

Transformation[modifier | modifier le code]

L'abbé Jean d'Alibert, originaire de Caunes, entreprend au XVIIe siècle de transformer l'abbaye, il repense l'architecture des lieux et reconstruit une partie des bâtiments en y créant un logis.

Malheureusement, une grande partie de l'édifice roman initial a été transformée. On peut toujours y voir les clochers, et aussi le porche de l'église abbatiale, qui date du XIIIe siècle, ainsi que les absides du XIIIe siècle. Le cloître roman a malheureusement été détruit et remplacé par des galeries sans rapport avec le style d'origine.

Jean d'Alibert a aussi rétabli la règle monastique dans l'abbaye, qui avait été un peu délaissée depuis quelque temps. Il mourut à Caunes le 24 septembre 1626. Le lieu fut rattaché le lieu à la congrégation de Saint-Maur en 1659.

Période moderne[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, les ordres religieux sont supprimés, cela entraîne la fermeture du monastère de Caunes en 1790.

L'église abbatiale qui appartenait à l'abbaye, devient église paroissiale de la commune, elle a été classée monument historique en 1916.

Dans les années 1990, un programme de restauration est entrepris pour rénover les lieux, cela demande plusieurs décennies pour remettre en état les lieux qui ont été délaissés pendant des siècles.

En 2015, un partenariat a été initié avec le Centre Belge de la Bande Dessinée pour présenter au sein de l'Abbaye des expositions sur l'art de la Bande Dessinée. En 2016, le lieu accueille ainsi une exposition portant sur l'univers des schtroumpfs, présentant de nombreuses planches originales de la série[5].

Particularités[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Abbés[modifier | modifier le code]

Religieux, et personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

  • Dom Denis Pinasel, économe en 1661
  • Dom Pierre Lary, prieur claustral en 1663
  • Dom Pierre Salauze, aumonier en 1695

Terriers, propriétés, revenus[modifier | modifier le code]

Domaines, seigneuries, alleux
  • 843 - Les trois quart d'un moulin à Ventajou au diocèse de Narbonne, achat de l'abbé Gondisalve
  • 852 - Terres et autres biens au village d'Olonzac, et dans le Minervois, don du prêtre Enneco
  • 862 - Donation d'une vigne dans le voisinage de Minerve
  • 908 - l'abbé Hildéric achète un moulin sur l'Aude dans le Carcassès
  • 961 - Raymond Ier de Toulouse-Rouergue, comte de Rouergue, légue par testament un de ses domaines à l'abbaye.
  • 1003 - Donation d'un (alleu) par Gauzbert, Tedemar, et Pons, dans le voisinage de Minerve, reçu par l'abbé Udalgaire le 30 décembre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dom Bernard AUDEBERT, Les Mémoires du révérend père Dom B. Audebert , publiées par Dom Léon Guillereau, Paris, Jousse, 1911, (Archives de la France monastique, X) XVI-333.p.
  • J. A. MAHUL, Cartulaire et arcvhives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, vol.4, Paris, 1863, 621.p.
  • HUREL (D.-O.), Guide pour l'histoire des ordres et des congrégations religieuses France XVIe-XXe, articles Exempts de France Mauristes, Turnhout, Brepols, 2001, p.44-45 et 53-56.
  • Sous la direction de Nelly POUSTHOMIS-DALLE, L’abbaye et le village de Caunes-Minervois (Aude). Archéologie et Histoire. Actes du colloque de Caunes-Minervois, 22-23 novembre 2003, Archéologie du Midi médiéval, année 2010, numéro spécial no 6 (lire en ligne)
  • Jacques LUGAND, Jean NOGARET, Robert SAINT-JEAN, André BURGOS, Languedoc roman. Le Languedoc méditerranéen, p. 29, éditions Zofiaque (collection la nuit des temps no 43), 2e édition, La Pierre-qui-Vire, 1985 (ISBN 2-7369-0017-0)
  • Marcel DURLIAT, L'église de Caunes-Minervois, p. 44-52, dans Congrès archéologique de France.131e session. Pays de l'Aude. 1973, Société française d'archéologie, Paris, 1973
  • M. DURLIAT, L'Abbaye de Caune, guide du visiteur, Carcassonne, CAML, 1987, 32.p.
  • Bruno TOLLON, L'abbaye de Caunes aux XVIIe et XVIIIe siècles, p. 53-60 dans Congrès archéologique de France.131e session. Pays de l'Aude. 1973, Société française d'archéologie, Paris, 1973, p.53-60.
  • Louis BEZIAT, Histoire de l'abbaye de Caunes, ordre de Saint-Benoît au diocèse de Narbonne, Paris, 1880 ; p. 244
  • Geneviève DURAND, L'abbaye de Caunes-Minervois sous la direction des Mauristes: état des lieux et reconstructions (1663-1791)
  • Claude ROBION & Daniel-Odon HUREL, L'abbaye de Caunes-Minervois au sein de la Congrégation de Saint-Maur: de l'installation à la dispersiono

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]