Abbaye de Boulaur

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Abbaye Sainte-Marie de Boulaur
Image illustrative de l’article Abbaye de Boulaur
Présentation
Culte catholique
Type Abbaye
Rattachement Cisterciens (moniales)
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Autres campagnes de travaux XIVe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1972, Couvent)[1]
Site web www.boulaur.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Ville Boulaur
Coordonnées 43° 32′ 28″ nord, 0° 46′ 31″ est

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(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Géolocalisation sur la carte : Gers

(Voir situation sur carte : Gers)
Abbaye Sainte-Marie de Boulaur

L'abbaye Sainte-Marie de Boulaur, ancien prieuré de l'ordre de Fontevraud, est un monastère de moniales cisterciennes sis à Boulaur dans le département du Gers, en région de Midi-Pyrénées (France). Fondée au XIIe siècle, c'était à l'origine un monastère fontevriste qui fut supprimé lors de la Révolution française. Des moniales cisterciennes le réintègrent à la fin du XIXe siècle, et en furent expulsées en vertu de la loi sur les associations de 1901. La vie monastique y est définitivement rétablie en 1949. En 2011 la communauté comptait une trentaine de moniales.

Historique[modifier | modifier le code]

Un prieuré fontevriste fondé au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbaye Sainte-Marie de Boulaur fut fondée en 1142 par Pétronille de Chemillé, abbesse de Fontevraud, avec le soutien de l'archevêque d'Auch et de Sanche Ier, comte d'Astarac. Elle dépendait de l'abbaye de Fontevraud, Maison-mère de l’ Ordre de Fontevraud. La première abbesse de Boulaur fut Longuebrune, veuve du comte d'Astarac, qui à la mort de son mari avait décidé d'entrer dans les ordres.

Le monastère tire son nom du latin Bonus Locus, le Bon Lieu, et a donné son nom au village de Boulaur qui s'appelait auparavant Saint Germier, du nom d'un évêque de Toulouse qui évangélisa la région.

À la Révolution française, le prieuré fut déclaré bien national et les religieuses durent se disperser, le clergé régulier étant supprimé.

Une abbaye cistercienne fondée au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Des moniales cisterciennes y fondèrent un monastère à la fin du XIXe siècle. Elles en furent expulsées, au début du XXe siècle, par l'application de mesures anticléricales, en vertu de la loi sur les associations de 1901.

Le monastère est restauré en 1949 par des moniales de l'ordre cistercien qui vivent d'une petite exploitation agricole dont les produits sont transformés et vendus sur place. Les offices religieux en chant grégorien rythment leur journée de prière, de travail et d'hospitalité, selon le charisme de la règle de saint Benoît. La communauté, qui ne cesse de s'agrandir, compte environ trente sœurs. En 1998, elles redonnent vie à l'abbaye de Rieunette, abandonnée depuis plusieurs siècles, et qui aujourd'hui accueille quelques moniales.

Les sœurs accueillent les pèlerins mais également les simples visiteurs qui désirent découvrir ce lieu. Les moniales se sont beaucoup occupées de la documentation pour le procès en béatification de Claire de Castelbajac.

Architecture de l'église et des bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale.

L'architecture de l'abbaye est fontevriste et non de type cistercien. L'église abbatiale impressionne par sa puissance, masse bardée de contreforts épais. Une file d'arcatures en plein cintre court sous le toit. Son chevet est à pans coupé et possède lui aussi de puissants contreforts. Une galerie est destinée à la défense et à l'observation.

Tout comme le clocher carré, l'église, romane dans sa base, comprend trois travées de voûtes gothiques et deux travées Renaissance. Des fresques du XIVe siècle couvrent les voûtes du chœur et de la travée suivante. De belles grilles en fer forgé de l'avant-chœur en tôle repoussée datent du XVIIIe siècle.

À l’intérieur, le cloître est du XVIIe siècle et abrite la statue d'une Vierge à l'Enfant datée fin XIIIe siècle - début XIVe siècle, retrouvée sous un carrelage et baptisée la "Belle Dame" de Boulaur.

L’aile est datée de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et pierres alternées, remaniée au XVIIe siècle.

Supérieures et abbesses[modifier | modifier le code]

Supérieure
  • 1949-1990 : Sœur Marie-Pia Le Thomas, supérieure
Abbesses
  • 1990-2000 : Sœur Marie-Pia Le Thomas
  • 2000-2012 : Sœur M.Pauline Couette
  • 2012- : Sœur M.Emmanuelle Desjobert

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dubourg, Les abbayes de Midi-Pyrénées, pp. 75-79, Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2009 (ISBN 978-2-8138-0020-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]