Abbaye d'Élan

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Abbaye d'Élan
Photographie de bâtiments d'architecture classique émergeant de la végétation
Vue d'ensemble des bâtiments subsistants

Nom local Élant
Esland
Diocèse Archidiocèse de Reims
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCLXXXVI (286)[1]
Fondation 1148
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Dissolution 1791
Abbaye-mère Abbaye de Loroy
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1946)[2]

Coordonnées 49° 39′ 48″ nord, 4° 45′ 23″ est[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Comté de Champagne
Région Grand Est
Département Ardennes
Commune Élan
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye d'Élan
Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne
(Voir situation sur carte : Champagne-Ardenne)
Abbaye d'Élan
Géolocalisation sur la carte : Ardennes
(Voir situation sur carte : Ardennes)
Abbaye d'Élan

L'abbaye d'Élan est un ancien monastère cistercien situé dans la commune d'Élan, dans les Ardennes, en France.

Fondée en 1148 par Ithier, l'abbaye tombe en commende au XVIe siècle et la vie religieuse y périclite. Elle est fermée par la Révolution française en 1790 et partiellement détruite ensuite. En 1946, ses vestiges sont inscrits sur la liste complémentaire des monuments historiques.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée en 1148 ou 1154 dans le Rethelois par Ithier dit « le Dévot », comte de Rethel, qui fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ithier fait venir un abbé appelé Roger d'origine anglaise provenant de l’abbaye cistercienne de Loroy. Ce dernier, accompagné par douze moines donnera le nom d'Esland (terre de l'est) à la nouvelle abbaye qui se développe sur un vallon retiré, entourée d’une forêt de hêtres et arrosée par de nombreuses sources. On dit que saint Bernard visita cette abbaye de cisterciens[4],[5].

Les abbés commendataires du monastère se recrutaient essentiellement dans les grandes familles ardennaises. Ainsi, de 1655 à 1710, l'abbé de Mouzon et d’Élan est Claude de Joyeuse, second fils d'Antoine-François de Joyeuse, comte de Grandpré et gouverneur de Mouzon.

L'abbaye fut équipée de canaux, de digues et d'un système hydraulique (utilisé jusqu'à la fin du XIXe siècle) permettant de faire tourner les moulins à grains et d'actionner les marteaux des forges.

Après une longue période de prospérité, le domaine fut dispersé après la Révolution française et détruit partiellement au début du XIXe siècle.

Philippe de Bourgogne mort à Azincourt en 1415, fut enterré dans l'église de l'abbaye[6].

Centres d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • Le logis ou château abbatial. C'est un logis de plan rectangulaire avec des tourelles coiffées de poivrières effilées à chaque coin. Il est couvert d'un comble d'ardoise, de bonnes dimensions, porté par une charpente en châtaignier.
  • Les vestiges du réfectoire des moines.
  • Un pan de mur du cloître datant du XIIe siècle.
  • L'aile des convers datant du XVIe siècle.
  • L'église Notre-Dame.
  • Les bâtiments reconstruits à la fin XVIIe siècle

Un peu à l'écart, au milieu de la forêt de hêtres, une promenade à pied à partir du logis abbatial conduit au vallon de la chapelle Saint Roger avec ses bassins. Cette chapelle a été construite au XVIIIe siècle, à côté d'une source réputée miraculeuse[7]. Saint Roger vint y mourir, en 1160.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Vindobonae, , 491 p. (lire en ligne), p. 113.
  2. Notice no PA00078433, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Luigi Zanoni, « Élan », sur http://www.cistercensi.info, Certosa di Firenze (consulté le ).
  4. Suzanne Briet, Châteaux des Ardennes, Société des écrivains ardennais, coll. « Les cahiers ardennais » (no 17), , 68 p., p. 18.
  5. Maxime de Montrond, Dictionnaire des abbayes et monastères, 1856, [lire en ligne], p. 769
  6. Murielle Gaude-Ferraguhttp, D'or et de cendres, (lire en ligne), p. 78
  7. Christophe Méchin, Dictionnaire des légendes d'Ardenne, 2010, (ISBN 2-915764-03-4) - [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]