Abbaye Saint-Ambroix

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Abbaye St Ambroix
Image illustrative de l’article Abbaye Saint-Ambroix
facade de l'abbaye St Ambroix, actuellement le Bourbon.
Présentation
Type Abbaye
Rattachement (anciennement) Ordre augustinien
Début de la construction VIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Architecte Jean Lejuge
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1967)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Ville Bourges
Coordonnées 47° 05′ 04″ nord, 2° 23′ 47″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye St Ambroix
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Abbaye St Ambroix
Géolocalisation sur la carte : Cher
(Voir situation sur carte : Cher)
Abbaye St Ambroix

L'abbaye Saint-Ambroix ou Saint-Ambroise est une abbaye fondée dès le VIIe siècle à Bourges (Cher). Détruite à plusieurs reprises, les vestiges de ses bâtiments ont été intégrés dans ceux d'un complexe hôtelier de luxe (hôtel de "le Bourbon"), près du centre historique de Bourges le long de l'Yèvre.

Situation[modifier | modifier le code]

L'abbaye Saint-Ambroix se trouvait à la limite nord de la ville de Bourges, sur le lieu de la tombe de saint Ambroix, évêque de Cahors, qui s'était retiré précédemment dans un ermitage sur les bords de l'Arnon à Saint-Ambroix (Cher). Elle marquait la limite nord des remparts de la ville au Moyen-Âge.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée à la demande de saint Ambroix, évêque de Cahors au VIIe siècle, elle a été détruite par les Normands en 868, puis lors des guerres de Religion au XVIe siècle en particulier en 1562 malgré sa position à l'intérieur des remparts. Lors de la Révolution elle a été vendue comme bien national ; acquise en 1792 par le citoyen Butet, ce dernier la transforme en entreprise de fabrication de cordes et de toiles pour la marine de guerre, avec l'idée de valoriser ainsi le chanvre des marais de Bourges. Cette entreprise échoue. Le capitaine Durand, gendre de Butet pendant l'époque napoléonienne, aurait envoyé à sa femme demeurée à Saint-Ambroix deux fragments des crânes de Rodrigue et Chimène recueillis après la profanation de leur tombeau dans un monastère de Burgos en Espagne[1].

Le domaine de la ci-devant abbaye fut transmis par mariage en 1860 à Gaspard de Bourbon-Busset, comte de Chalus (1819-1871), dont la fille, Louise de Bourbon-Busset (1861-1959), le légua à sa mort au diocèse afin d’en faire une maison de retraite pour les prêtres, mais l'ensemble fut finalement revendu à la Ville de Bourges en 1966 après de longues négociations. Les vestiges de l'église abbatiale ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1964[2].

Abbés[modifier | modifier le code]

Terrier, possessions, revenus[modifier | modifier le code]

Devenir[modifier | modifier le code]

la chapelle réaménagée pour accueillir le restaurant

Après avoir servi de décors pour le film Le Grand Meaulnes de Jean-Gabriel Albicocco d'après le roman d'Alain-Fournier en 1965, les bâtiments brûlent lors du squat à l'occasion du printemps de Bourges de 1988. Les ruines sont restaurées par le groupe hôtelier Pelegrin de Châteauroux, dans le cadre d'un bail de 100 ans signé avec la mairie de Bourges, il est devenu un lieu prestigieux de la ville : l'Hôtel le Bourbon et le restaurant "St Ambroix"[3].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]