Abbaye Notre-Dame du Landais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Abbaye du Landais
image de l'abbaye
Vue latérale.

Nom local Fonstable
Diocèse Archidiocèse de Bourges
Patronage Notre-Dame
Saint-Pierre
Numéro d'ordre (selon Janauschek) XXXV (35)[1]
Fondation 1115
Fin construction 1135
Cistercien depuis 1129
Dissolution 1791
Abbaye-mère Abbaye de l'Aumône
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Abbayes-filles Abbaye Notre-Dame de Barzelle
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1991)
Logo monument historique Classé MH (2004)[2]

Coordonnées 47° 00′ 19″ nord, 1° 29′ 23″ est[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Berry
Département Indre
Commune Frédille
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye du Landais
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Abbaye du Landais
Géolocalisation sur la carte : Indre
(Voir situation sur carte : Indre)
Abbaye du Landais

L’abbaye Notre-Dame du Landais (ou Saint-Pierre du Landais) est une ancienne abbaye cistercienne, fondée par les moines de l'abbaye de l'Aumône, et qui était située sur le territoire de la commune de Frédille, dans l'Indre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Le site du Landais, appelé initialement « Fonstable » (fons stabile), est un lieu de prière et d'ermitage dès 1115. Il semble qu'à l'instar d'autres futures abbayes cisterciennes du Limousin et du Berry (La Colombe, Gondon, etc.), une vie érémitique ait précédé la règle monastique[4], favorisée par les seigneurs de Buzançais[5].

Les moines cisterciens de l'Aumône sont en tout cas sollicités (peut-être par l'archevêque de Bourges) pour venir encadrer cette fondation religieuse et la placer dans le giron cistercien. Arrivés en 1129, les moines sont rapidement à la tâche : l'abbatiale est consacrée dès 1135[4]. L'abbaye est placée sous protection pontificale par Eugène III en 1147[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’abbaye est relativement prospère et accueille de nombreuses vocations : dès 1137 elle est sollicitée par l'archevêque de Bourges pour fonder une abbaye-fille à Barzelle. Il semble que l'abbatiale ait dû être reconstruite, plus vaste, au XIIIe siècle[2]. Son rayonnement est également économique, l'abbaye possédant à son apogée une forge, sept moulins, onze granges et plusieurs maisons. Les moines ont d'autre part assaini le terrain et creusé six étangs sur leurs terres. Enfin, elle jouit d'un certain prestige intellectuel puisqu'en 1227 son abbé est appelé à Rome pour se faire l'avocat de la cause cistercienne auprès du pape Grégoire IX[4].

La commende[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen Âge et comme toutes les autres abbayes cisterciennes à la même époque, l'abbaye du Landais tombe sous le régime de la commende. En conséquence, sa réputation et sa prospérité diminuent. De surcroît, en 1568, des compagnies protestantes, probablement les lansquenets de Wolfgang de Bavière, incendient l'abbaye.

La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1791, alors que ne restent que trois moines au monastère, l'abbaye du Landais est fermée et vendue comme bien national. En 1848, elle est démolie pour servir de carrière de pierres[2].

L'abbaye[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale était d'un taille assez importante : cinquante-six mètres de longueur et 18,5 mètres de largeur. La nef était voûtée en croisée d'ogives et haute de dix-sept mètres. Le plan, cistercien traditionnel, reprenait le classique chevet plat avec deux chapelles de chaque côté du chœur. Les murs étaient peints ; il en reste une fresque de la Vierge à l'Enfant dans la chapelle Sud, ainsi qu'une autre représentant probablement saint Bernard[4].

Filiation et dépendances[modifier | modifier le code]

Le Landais est fille de l'abbaye de l'Aumône et mère de celle de Barzelle.

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 109.
  2. a b et c Notice no PA00097350, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Landais, le », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 21 juin 2013).
  4. a b c et d Les Amis du Landais, « Abbaye Notre-Dame du Landais », sur http://www.indre.fr, Conseil général de l'Indre, (consulté le 21 juin 2013).
  5. Laurent-Henri Cottineau, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, t. I, Mâcon, Protat frères, , 874 p. (ISBN 9782503504292, lire en ligne), p. 791.
  6. Nicole Bouter, Centre Européen de Recherches sur les Congrégations et Ordres Religieux, Les Religieuses dans le cloître et dans le monde des origines à nos jours : Actes du deuxième colloque international du C.E.R.C.O.R., Poitiers, 29 septembre - 2 octobre 1988, Saint-Étienne, Université de Saint-Étienne, , 958 p. (ISBN 9782862720432, lire en ligne), p. 127.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugues Du Tems, Le clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques, évêques, abbés, abbesses & chefs de chapitres principaux du Royaume, depuis la fa fondation des Églises jusqu'à nos jours, chez Brunet, Paris, 1775, tome 3, p. 104-106 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]