Abbaye Notre-Dame-d'Andecy

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Abbaye Notre-Dame d'Andecy
image illustrative de l’article Abbaye Notre-Dame-d'Andecy
Vue de la façade sur cour.
Présentation
Culte Catholique
Type Abbaye
Rattachement Juilliers, Molesme
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Commune Baye (Marne)
Coordonnées 48° 51′ 21″ nord, 3° 45′ 57″ est

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Abbaye Notre-Dame d'Andecy

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Abbaye Notre-Dame d'Andecy

L'abbaye Notre-Dame d'Andecy est une ancienne abbaye bénédictine, située dans la commune de Baye, dans la Marne.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée non loin d'Andecy, lieu-dit près Baye, un vallon dans la forêt.

L'ancien et le nouveau Andecy.

En 1127, Simon de Broyes, d'une grande famille des comtes de Champagne exprimait sa volonté de créer des monastères sur ses terres. Il fréquentait l'abbaye de Molesme et connaissait l'établissement de l'abbaye de Saint-Jully, il se décida pour une fondation d'une abbaye de femmes qu'il installa dans des bâtiments à Baye. La charte de fondation entre Simon et l'abbaye date de 1131. L'abbaye d'Andecy est donc une fille de l'abbaye de Jully-les-Nonnains. Son épouse, Félicité de Brienne, participait aussi par des donations à l'abbaye en 1140 des dîmes à Blacy, Maison, Loisy, puis en 1170 la grange des Châteliers, des dîmes à Nesle, Bouchy, les Essarts et Fontaine. Ces donations furent confirmées en 1189 par Guillaume aux Blanches Mains archevêque de Reims.

Par une bulle papale, Eugène III en 1145 plaça l'abbaye sous la protection de l'abbé de Notre-Dame de Molesme qui y délégua un prieur, un cellérier et un chapelain pour la nouvelle abbaye, ainsi que des convers pour le défrichement et la culture.

Marguerite de Chastenay obtenait le 2 janvier 1259, du pape Alexandre IV, la séparation d'avec Molesme. Elles avaient aussi l'autorisation de sortir de leur clôture pour gérer leurs biens, mettre les granges en métayage... Cet acte fit qu'à partir de ce moment l'abbaye relevait du diocèse de Chalons.

Marguerite des Marins, devint abbesse et eu en premier temps à relever les exactions de sa précédente abbesse. Procès et difficultés d'application des jugements mais sa direction a aussi laissé d'autres traces pour la communauté. Avant son départ en 1562, elle répétait les actions qu'elle avait eu à réparer, payement par anticipation, ventes à vil prix. Elle ne partait pas seulement avec cet argent mais converti au protestantisme elle fuyait en Allemagne et emmenant des sœurs.

Les bâtiments en 1720.

Les hommes venant de Molesme[modifier | modifier le code]

  • Prieurs : Salomon, en 1170 ; Barhelemy de 1183 à 1192 ; Henri en 1197.
  • Chambriers : Anculphus en 1170 ; Hubert en 1183 ; Barthelemy en 1192 ; Ebrard en 1197 ; Gauthier en 1214.
  • Cellériers : Lambert de 1183 à 1194 ; Remy de 121' à 1225.

Abbesses[modifier | modifier le code]

Le blason représentant Marie trépassant.
Sceau et contre sceau de Mathilde de Guada.

Les noms des prieures entre 1131 et 1170 ne nous sont pas parvenus.

  • Elisabeth I, 1170 à 1180 ;
  • Marguerite I, 1180 à 1195 ;
  • Elisabeth II, 1200 à ? ;
  • Thesseline I, 1210 à 1220 ;
  • Marguerite II, 1220 à 1225 ;
  • Thesseline II, 1226
  • Betuline, 122- à 1240 ;
  • Marie I, 1245 à 1255 ;
  • Marguerite III de Chastenay, 1255 à 1270 ;
  • Mathilde I de Guada, 1270 à 1307 ;
  • Mathilde II de Gand, 1307 à 1310 ;
  • Marguerite IV, 1310 ;
  • Marguerite V Carré, 1310 à 1344 ;
  • abbesses inconnues , 1344 à 1440 ;
  • Jeanne de la Vallée, 1440 à 1463 ;
  • Jeanne de Moncet, 1463 à 1475 ;
  • Marie de Suippes, 1475 à 1500 ;
  • Marie de Louan[1], 1500 à 1509 ;
  • Isabeau de Béthune[2], 1509 à 1536 ;
  • Marguerite des Marins[3], 1536 à 1562 ;
  • Marguerite de la Boissières, 1562 à 1583 ;
  • Marguerite d'Abancourt, 1583 à 1598 ;
  • Hilaire Pied-de-Fer, 1598 à 1625 ;
  • Marguerite de Gauville, 1627 à 1639 ;
  • Claude de Gauville, 1639 à 1672 ;
  • Françoise Croiset, 1673 à 1716 ;
  • Gabrielle de Lorges, 1716 à 1727 ;
  • Marie Renée de Boufflers, 1728 à 1746 ;
  • Geneviève de la Roche-Aymon, 1746 à 1768 ;
  • Charlotte de Hacqueville, 1768 à 1777 ;
  • Marie-Louis de Saint-Germain, 1777 à 1790.

Inventaire aux Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'inventaire fait en 1993 par les Monuments historiques indique qu'il ne reste rien de l'abbaye d'origine. Il mentionne le bâtiment principal reconstruit au XVIIIe siècle ; au premier étage, l'église abbatiale dont le chœur a été remplacé par un pavillon au XIXe siècle ; il indique aussi un petit bâtiment appelé « logis de l'abbesse », de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, et les ruines d'un pigeonnier du XVIIe siècle[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De la famille de Louan, vicomtes de Larveuil en Brie, d'azur fretté d'argent.
  2. Fille de Jean II de Béthune.
  3. Son frère était Antoine II des Marins, seigneur de Montgenost, vicomte de Meulun.
  4. « Abbaye de bénédictines Notre-Dame-d'Andecy », notice no IA51000025, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aristide Millard, Histoire de l'abbaye d'Andecy , Châlons-sur-Marne : F. Thoville, tome I 1889, tome II 1890.

Articles connexes[modifier | modifier le code]