Abbé Moigno

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Abbé Moigno
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Abbé Moigno

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Saint-DenisVoir et modifier les données sur Wikidata
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François Napoléon Marie Moigno, plus connu sous le nom d'Abbé Moigno (né à Guémené le et mort à Saint-Denis, le ) est un mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi les cours des Jésuites à Auray, il devient novice le . Il étudie à Montrouge, où pendant son temps libre il s'adonne avec succès aux mathématiques et à la physique. Lorsque la révolution de juillet 1830 éclate, il s'enfuit à Brigue, en Suisse, en compagnie de sa famille. Il y poursuit ses études, acquérant au passage plusieurs langues étrangères, dont l'hébreu et l'arabe.

Nommé professeur de mathématiques au collège Sainte-Geneviève de Paris en 1836, il s'y fait connaître comme excellent prêcheur et bon écrivain. Il échange alors une correspondance fournie avec quelques-uns des grands scientifiques de l'époque (Cauchy, Arago, Ampère). Il quitte l'ordre en 1843 pour entreprendre un tour d'Europe, continuant à contribuer au journal L’Époque[1]. Aumônier du lycée Louis-le-Grand de 1848 à 1851, il devient éditeur scientifique des journaux La Presse (1850) et Le Pays (1851). En 1852, il devient le principal rédacteur de la revue scientifique Cosmos, puis dix ans plus tard fonde Les Mondes, revue hebdomadaire des sciences, les deux titres fusionnant en 1874 et repassent sous sa direction jusqu'en 1884.

Travailleur et écrivain prolifique, il fut surtout reconnu comme un grand vulgarisateur plutôt qu'un pionnier de la science, traduisant plusieurs ouvrages depuis l'anglais et l'italien. Parmi ses travaux les plus connus, on recense Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral (1843), le Répertoire d'optique moderne (1847-1850), le Traité de télégraphie électrique (1849), Leçons de mécanique analytique (1868), Saccharimétrie (1869), Optique moléculaire (1873) et Les livres saints et la science (1884), tous publiés à Paris.

Il publie en 1863 L'Impossibilité du nombre infini et ses conséquences. Démonstration mathématique du dogme de la récente apparition des mondes, dans lequel il démontre que le Déluge a eu lieu il y a 4205 ans, et que l'homme a été créé il y a 6000 ans[2].

Admirateur et ami de John Tyndall, il traduit deux de ses ouvrages:

  • Sur la radiation: lecture Rede à Cambridge, Paris, E. Giraud, 1865 [lire en ligne]
  • La chaleur considérée comme un mode de mouvement, Paris, Gauthier-Villars, 1874 [lire en ligne]

Remarques[modifier | modifier le code]

  • Un cratère lunaire d'environ 37 km de diamètre a été baptisé en son honneur.
  • L’abbé Moigno pratiquait diverses techniques mnémotechniques et était capable de réciter par cœur les 127 premières décimales du nombre Pi.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Ce quotidien de tendance conservatrice et légitimiste, fondé à l'instigation de Guizot, devait concurrencer La Presse. Il ne parut qu'entre octobre 1845 et février 1847 : cf. « Enseigne de « l’Époque » », sur Musée Carnavalet (consulté le 14 juillet 2016).
  2. Georges Minois, L'Église et la science, Histoire d'un malentendu, t. 2, Fayard, p. 240

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