Abaga (cheval)

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Article principal : Mongol chinois (cheval).
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Abaga
Région d’origine
Région Bannière d'Abag, Mongolie-Intérieure, Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Caractéristiques
Morphologie Cheval des steppes
Taille 1,36 à 1,40 m
Robe Généralement noir
Tête Profil rectiligne ou légèrement convexe
Pieds Petits et durs
Caractère Endurant et rustique
Autre
Utilisation Course, selle, lait

L'Abaga (chinois simplifié : 阿巴加马 ; chinois traditionnel : 阿巴加馬 ; pinyin : Abaga) est un type du cheval mongol chinois. Caractérisé par sa robe généralement noire, il est aussi de plus grande taille, et plus rapide que ce dernier, en raison de sa sélection visant les courses. Avec moins de 4 000 représentants fin 2008, l'Abaga est une race rare.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de CAB International mentionne cette race sous le nom de Black Abaga (« Abaga noir »)[1], les publications scientifiques à son sujet parlant d'« Abaga »[2],[3]. D'après le guide Delachaux (2014), il est également nommé « cheval noir de Sengseng » , cependant ce même ouvrage référence aussi la race sous le nom erroné d'« Agaba noir »[4].

Bien qu'ancien et influencé par une longue sélection[5], l'Abaga a été officiellement caractérisé en 2009 seulement[4]. Les différents types de chevaux mongols restent méconnus, les efforts des chercheurs s'étant davantage tournés vers des études sur le Pur-sang ou encore le Quarter Horse[6]. Des recherches en génétique sont motivées (2018) notamment par la recherche de performances en course durant le Naadam[3], afin d'améliorer la vitesse des différentes souches de chevaux mongols[7].

Description[modifier | modifier le code]

L'Abaga présente le type du cheval des steppes[8]. D'après le guide Delachaux, il toise en moyenne de 1,36 m à 1,40 m[4].

La tête présente un profil rectiligne ou légèrement convexe, un front large, de grands yeux et de petites oreilles[4]. L'encolure est assez longue[4]. Le garrot est plutôt plat[4]. Le poitrail est large, les épaules sont musclées[4]. Le dos est assez long, et la croupe courte, avec une légère inclinaison[4]. Les pieds sont petits et durs[4].

La robe est essentiellement noire, plus rarement bai foncé[4].

Ces chevaux sont réputés endurants et de bon tempérament[4]. Ils sont dotés d'une grande rusticité leur permettant de vivre en extérieur, sur des plateaux en altitude, toute l'année, par des températures basses, avec peu de précipitations, et en environnement hypoxique[5].

Utilisations[modifier | modifier le code]

L'Abaga est prioritairement un cheval de course, dont la vitesse a été mesurée sur 1 600 mètres par la commission chinoise des ressources génétiques animales en 2011[8]. Il est notamment plus rapide que le Wushen, un autre type de chevaux mongols[9]. Il semble que cette rapidité découle de l'élevage sélectif dont il a fait l'objet, favorisant certaines caractéristiques telles que le développement cardiaque et musculaire[10].

Il pourrait trouver un usage en équitation de loisir, et est aussi élevé pour sa viande et le lait des juments[4].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Localisation de la bannière d'Abag dans la ligue de Xilin Gol.

Comme son nom l'indique, l'Abaga provient du nord de la bannière d'Abag, dans la ligue de Xilin Gol, en Mongolie-Intérieure[11],[4],[12]. Il constitue globalement une race rare, avec 3 758 individus recensés fin 2008[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Porter et al. 2016, p. 432.
  2. (en) Wei Wang, Shenyuan Wang, Chenglin Hou et Yanping Xing, « Genome-Wide Detection of Copy Number Variations among Diverse Horse Breeds by Array CGH », PLOS ONE, vol. 9, no 1,‎ , e86860 (ISSN 1932-6203, PMID 24497987, PMCID PMC3907382, DOI 10.1371/journal.pone.0086860, lire en ligne).
  3. a et b Zhou et al. 2018, p. 3.
  4. a b c d e f g h i j k l m et n Rousseau 2014, p. 359.
  5. a et b (en) Wei Wang, Shenyuan Wang, Chenglin Hou et Yanping Xing, « Genome-Wide Detection of Copy Number Variations among Diverse Horse Breeds by Array CGH », PLoS ONE, vol. 9, no 1,‎ , e86860 (ISSN 1932-6203, PMID 24497987, PMCID PMC3907382, DOI 10.1371/journal.pone.0086860, lire en ligne)
  6. Zhou et al. 2018, p. 3-4.
  7. Zhou et al. 2018, p. 5.
  8. a et b Zhou et al. 2018, p. 4.
  9. Zhou et al. 2018, p. 11.
  10. Zhou et al. 2018, p. 12.
  11. Porter et al. 2016, p. 453.
  12. (en) « China-Mongolia international horse racing kicks off - Xinhua | English.news.cn », sur www.xinhuanet.com (consulté le 9 novembre 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107  p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453), p. 452. Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Rousseau 2014] Élise Rousseau (ill. Yann Le Bris), Tous les chevaux du monde, Delachaux et Niestlé, , 544  p. (ISBN 2-603-01865-5), « Agaba noir », p. 359. Voir et modifier les données sur Wikidata
  • [Zhou et al. 2018] (en) Huanmin Zhou, Jing Pan, Chimge Purev et Hongwei Zhao, « Exercise-related genes analysis of Mongolian Horse - Abaga horse and Wushen horse », bioRxiv,‎ , p. 327536 (DOI 10.1101/327536, lire en ligne)