Abaï Kounanbaïouly
| Naissance | Jidebai (d) |
|---|---|
| Décès |
(à 58 ans) Jidebai (d) |
| Sépulture |
Mausoleum of Abai Qunanbaiuly (d) |
| Nom de naissance |
Ибраһим Құнанбайұлы |
| Nationalité | |
| Activités |
Linguiste, personnalité, écrivain, compositeur, poète, traducteur, philosophe |
| Père |
Kunanbai Uskenbayuly (d) |
| Mère |
Ulzhan (d) |
| Fratrie |
Kudaiberdi Kunanbayuly (d) |
| Conjoint |
Dildä Alşynbaiqyzy (d) |
| Enfants |
Abaï Ibrahim Kounanbaïouly (en kazakh : Абай Ибраһим Құнанбайұлы) (né le et mort le ) est un poète, compositeur et moraliste kazakh. Abaï Kounanbaïouly, généralement appelé Abaï, est aussi connu sous le nom russifié d'Abaï Kounanbaïev (russe : Абай Кунанбаев).
Biographie
[modifier | modifier le code]Abaï naît à Tchingis-Tau (aujourd'hui Karaoul), dans une famille de l'aristocratie aisée kazakhe. Après une solide formation religieuse, il est envoyé par son père à l'école russe de Semeï (anciennement Semipalatinsk), où il découvre la littérature russe. Sa connaissance du russe lui permettra de traduire, par le biais de cette langue, nombre d'œuvres occidentales alors inédites en kazakh.
Considéré comme le père de la littérature kazakhe, Abaï a composé un nombre important de poèmes, souvent destinés à être chantés. Il est également l'auteur de Paroles édifiantes, sorte de pamphlets moralistes dont le contenu a eu une grande influence sur le peuple kazakh. Il traduit aussi en kazakh les ouvrages d'auteurs comme Mikhaïl Lermontov, Johann Wolfgang von Goethe, Lord Byron, Ivan Krylov et Alexandre Pouchkine.
Abaï y enjoint ses compatriotes à l'honnêteté, au respect des principes moraux et de la religion mais aussi à l'ouverture d'esprit concernant la culture russe, dont la langue représente selon lui un accès non-négligeable à la culture mondiale.
Reconnaissance et postérité
[modifier | modifier le code]Abaï est considéré au Kazakhstan comme l'un des pères de la nation. Un très grand nombre de monuments lui est consacré et ses écrits forment la base de la culture kazakhe. Sa vie est retracée par l'écrivain Moukhtar Aouézov dans le livre La Jeunesse d'Abaï[1] et le livret de l’opéra Abaï.
Les dirigeants du mouvement Alach Orda (en) le considèrent comme leur inspirateur.
La ville d'Abaï est nommée en son honneur. En 2006, une statue en son honneur lui est élevée sur le boulevard Tchistoproudny à Moscou. En , les environs de la statue sont pris pour point de ralliement par un mouvement d'occupation citoyenne contre le pouvoir sous le nom « Occupy Abai »[2].
Un buste d'Abaï est érigé depuis 2016 dans le jardin d'Almaty, à Rennes, en France. En 2021, le conseil municipal du 16e arrondissement de Paris vote l'installation dans le jardin des Poètes d'une sculpture d'Abaï Kounanbaïouly par Yerbol Ziyabekov, cadeau de la République du Kazakhstan[3].
Le , un monument dédié aux relations amicales entre le Kazakhstan et le Kirghizstan a été inauguré à Bichkek. Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, et le président du Kirghizstan, Sadyr Zhaparov, ont assisté à l'inauguration du monument[4]. Le , un buste d'Abai a été installé sur la place San Martin à New Delhi[5]. Le , un monument à la mémoire d'Abaï Kunanbayev est inauguré à Taldykorgan. Les architectes du monument sont Akmyrza Rustembekov et Manarbek Dzhakipbayev. Le sculpteur est Mirlan Azmaganbetov[6].
Galerie
[modifier | modifier le code]- Timbre du Kazakhstan de 1995.
- Statue d'Abaï à Paris par Yerbol Ziyabekov, cadeau de la République du Kazakhstan.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Aouézov 1958.
- ↑ (en) « 'Occupy' goes Russian: Anti-Putin protesters set up camp in Moscow », sur France 24, (consulté le )
- ↑ « Signature d’un pacte adjoint et d’un contrat de cession de droits d’auteur et de garantie — Œuvre hommage à Abaï Kounanbaïouly », Conseil du XVIe arrondissement, séance du 2 novembre 2021.
- ↑ (en) « Monument to Abai unveiled in Bishkek », (consulté le )
- ↑ (en) « Bust of Abai installed in New Delhi », (consulté le )
- ↑ (ru) « Памятник Абаю открыли в Талдыкоргане », (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abaï Kounanbaïouly (trad. du kazakh par Galymjan Moukanov, préf. Galymjan Moukanov), Réflexions en prose, poèmes Iskander et Masgoud, Almaty, Raouan, , 108 p. (ISBN 5-625-02531-2)
- Abaï Kounanbaïouly, Paroles édifiantes, Almaty, Bilim, , 125 p.
- Moukhtar Aouézov (trad. Léonide Sobolev, Antoine Vitez, préf. Louis Aragon), La Jeunesse d'Abaï, Gallimard, coll. « Littératures soviétiques (no 5) », (ISBN 2-07-020198-8)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Biographie d'Abaï
- Site sur Abaï
- Écrivain kazakh du XIXe siècle
- Poète kazakh
- Poète du XIXe siècle
- Traducteur kazakh
- Traducteur du XIXe siècle
- Traducteur depuis l'allemand
- Traducteur depuis le russe
- Traducteur vers le kazakh
- Traducteur de poésie
- Traducteur de littérature germanique
- Traducteur d'œuvres littéraires de Johann Wolfgang von Goethe
- Traducteur d'œuvres littéraires d'Alexandre Pouchkine
- Musicien kazakh
- Éponyme d'un objet céleste
- Naissance dans le Kazakhstan-Oriental
- Naissance en août 1845
- Décès en juillet 1904
- Décès à 58 ans