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A Hard Rain's a-Gonna Fall

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A Hard Rain's a-Gonna Fall

Chanson de Bob Dylan
extrait de l'album The Freewheelin' Bob Dylan
Sortie
Enregistré
Durée 6:55
Genre Folk
Auteur Bob Dylan
Producteur John Hammond
Label Columbia

Pistes de The Freewheelin' Bob Dylan

A Hard Rain's a-Gonna Fall est une chanson de Bob Dylan, parue en 1963 sur l'album The Freewheelin' Bob Dylan. Sa structure de questions et réponses est inspirée de la chanson traditionnelle écossaise Lord Randall.

Le livret de l'album The Freewheelin' Bob Dylan, écrit par Nat Hentoff, indique que la chanson a été écrite pendant la crise des missiles de Cuba d'octobre 1962, et cite Dylan : « Chaque vers est en fait le début d'une chanson à part entière. Mais quand je l'ai écrite, je pensais que je ne vivrais pas assez longtemps pour écrire toutes ces chansons, alors j'ai mis tout ce que j'ai pu dans celle-ci. » En réalité, la chanson a été écrite avant la crise, puisque Dylan l'interprète lors de son premier passage sur la scène du Carnegie Hall, le .

« Hard Rain » marque un tournant pour BobDylan et la chanson populaire américaine en intégrant l’imagerie symboliste d’Arthur Rimbaud et d’autres poètes dans les chansons folk. Ce titre a été repris par plusieurs chanteurs et musiciens. Il a notamment été interprété par Patti Smith devant l’Académie suédoise lors de la remise du prix Nobel de Littérature à Bob Dylan en 2016.

À l'origine, Dylan écrit A Hard Rain's a-Gonna Fall sous la forme d'un poème. La première version des paroles est tapée à la machine à écrire dans l'appartement en colocation de ses amis Wavy Gravy et Tom Paxton, à Greenwich Village, à New York[1]. Des modifications importantes seront apportées par la suite ; par exemple, une ébauche antérieure parue dans les magazines folk Sing Out et Broadside, qui contenait « a highway of golden with nobody on it » (« une autoroute dorée sans personne dessus »), est remplacée par « a highway of diamonds » (« une autoroute de diamants »). La structure lyrique de cette ballade s'inspire du schéma refrain-question-réponse de la ballade traditionnelle anglo-écossaise Lord Randall, publiée par Francis Child[2],[3].

Le 22 septembre 1962, Bob Dylan se produit pour la première fois au Carnegie Hall dans le cadre d'un hootenanny réunissant de nombreuses stars[4],[5]. Son tour de chant de trois titres inclut la première interprétation publique de A Hard Rain's a-Gonna Fall. C'est la dernière chanson interprétée lors de ce concert. Elle fait suite à une interprétation de As Long as the Grass Shall Grow , une chanson dont la musique a été composée par Bob Dylan et les paroles écrites par le poète, chanteur et compositeur amérindien Peter La Farge, qui relate la violation par le gouvernement américain du traité de longue date conclu avec la nation Seneca, dans le nord de l'État de New York. Un mois plus tard, le 22 octobre, le président américain John Fitzgerald Kennedy apparaît à la télévision nationale pour annoncer la découverte de missiles soviétiques sur l'île de Cuba, déclenchant ainsi la crise des missiles de Cuba. Dans les notes de pochette de l'album Freewheelin', Nat Hentoff cite Bob Dylan affirmant avoir écrit A Hard Rain, cette vision d'apocalypse aux accents rimbaldiens<ref, en réponse à cette crise des missiles[6].

« Chaque ligne de cette chanson est en fait le début d'une toute nouvelle chanson. Mais quand je l'ai écrite, je pensais que je n'aurais pas assez de temps à vivre pour écrire toutes ces chansons, alors j'ai mis tout ce que je pouvais dans celle-ci. » En réalité, Bob Dylan écrit la chanson plus d'un mois avant que la crise de Cuba n'éclate comme le prouve son interprétation au Carnegie Hall. La chanson est enregistrée en une seule prise au Studio A de Columbia Records le 6 décembre 1962[7].

En 2016, ce titre est interprété également par Patti Smith devant l’Académie suédoise, à la demande de cette académie, lors de la remise du prix Nobel de Littérature à Bob Dylan, cette année là[8],[9]. Bob Dylan était absent à cette cérémonie[9]. Patti Smith est victime d'un trou de mémoire pendant cette prestation, trébuche sur le texte, mais réussit à terminer cette interprétation, tout en s'excusant[8],[9]. Cette interprétaion est également restée célèbre[8].

Versions en concert enregistrées

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Des versions en concert de ce titre figurent sur des albums :

Bande dessinée

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La BD 13 chansons en bande dessinnée : Bob Dylan revisited présente en image le texte de cette chanson[10].

Notes et références

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  1. (en) « 100 Greatest Bob Dylan Songs », Rolling Stone,
  2. (en) Luise Leonhardt, « Spin Magazine article on Finding Folk Songs », Spin Magazine, vol. 6, no 4,‎ , p. 17
  3. (en) Francis Child, The English and Scottish Popular Ballads, vol. 1, New York, Dover Publications, , 153–55 p.
  4. (en) Mike Marqusee, Wicked Messenger: Bob Dylan and the 1960s, Seven Stories Press, (ISBN 1-58322-686-9), p. 64f
  5. (en) Robert Shelton, No Direction Home: The Life and Music of Bob Dylan, Da Capo Press, (ISBN 0-306-81287-8), p. 152
  6. (en) Jonathan C. Friedman (dir.), The Routledge History of Social Protest in Popular Music, Londres, Routledge, (ISBN 9780415509527, lire en ligne), p. 151
  7. (en) « Bob Dylan's Never-Before-Seen Draft for A Hard Rain's A-Gonna Fall »,
  8. a b c et d Amaury da Cunha, « Patti Smith : J’ai toujours été un mouton noir », Le Monde,
  9. a b c et d Anne-Françoise Hivert, « Prix Nobel : les mots de Bob Dylan, l’émotion de Patti Smith », Le Monde,
  10. Mattotti, 13 chansons en bande dessinée Bob, Dylan revisite, Delcourt, , 104 p. (ISBN 978-2-7560-0880-6), p. 10 - 21

Liens externes

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