A Ghost Story

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
A Ghost Story
Réalisation David Lowery
Scénario David Lowery
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 87 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

A Ghost Story est un film dramatique américain écrit et réalisé par David Lowery et sorti en 2017.

Il est sélectionné au Festival du cinéma américain de Deauville 2017 où il remporte le Prix du jury (ex-aequo avec Brooklyn Yiddish), le Prix de la critique internationale et le Prix Kiehl's de la Révélation[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un homme décède dans un accident de voiture juste devant chez lui. Il revient dans sa maison, affublé d'un drap blanc, pour revoir sa femme. Il hante alors sa maison et voit le monde changer autour de lui.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un musicien vit avec sa femme dans une petite maison de Dallas, dans le Texas. Ils sont heureux et prévoient leur déménagement dans une nouvelle maison. Elle lui dit qu'avant de déménager, elle aime toujours laisser une petite note dans la maison au cas où elle y reviendrait. Ils entendent occasionnellement d'étranges bruits dans la maison ; une nuit, ils entendent un bruit fort dans leur salon, dans lequel se trouve un piano qui leur avait été vendu avec la maison, mais ils ne parviennent pas à en déterminer la source.

Le lendemain matin, le mari est tué dans un accident de voiture devant leur maison. À l'hôpital, sa femme vient voir son corps avant de le recouvrir d'un drap. L'homme se réveille sous forme fantomatique, toujours recouvert de son drap, et erre dans les couloirs de l'hôpital, se rendant compte qu'il est devenu invisible aux yeux des vivants. Une porte lumineuse s'ouvre devant lui, puis se referme quand il ne s'y avance pas. Il marche jusqu'à sa maison et voit sa femme endeuillée. À travers la fenêtre, il voit un autre fantôme recouvert d'un drap dans la maison voisine ; le fantôme, muet, lui dit qu'il attend quelqu'un mais qu'il ne sait pas qui.

Une nuit, la femme arrive à la maison avec un homme qu'elle embrasse. Le fantôme commence alors à faire tomber des livres et à éteindre puis rallumer les lumières. La femme écoute une chanson que son mari avait écrit. Elle décide finalement de déménager. Avant de partir, elle écrit une petite note et la cache dans une petite fissure dans un mur. Le fantôme repère la fissure mais est incapable d'atteindre la note.

Une nouvelle famille emménage dans la maison. Le fantôme les regarde dîner, jouer du piano et fêter Noël. Il devient de plus en plus agité, et les enfants ressentent et sont ennuyés par sa présence. Une nuit, le fantôme s'énerve après avoir vu une photo de la famille sur le piano et la fait tomber par terre, puis, furieux, commence à jeter les assiettes et les verres des placards de la cuisine. La famille déménage. Dans la maison voisine, l'autre fantôme continue d'attendre.

Lors d'une soirée organisée par les nouveaux habitants de la maison, un homme commence un monologue de philosophie de comptoir, annonçant que les vestiges du passé, comme les symphonies de Beethoven, resteront dans la mémoire humaine collective bien après l'effondrement de la civilisation. L'homme décrit ensuite la théorie du Big Crunch, qui énonce que l'univers entier finira par redevenir un simple atome et se recomposer. Les lumières de la maison commencent à vaciller.

La maison est finalement abandonnée et devient de plus en plus sordide. Le fantôme arrive à sortir la note du mur, mais à ce même instant, des bulldozers détruisent sa maison ainsi que la maison voisine. Alors que les deux fantômes se regardent, chacun dans les décombres de leur ancienne maison, le deuxième fantôme dit qu'il pense que la personne qu'il attend ne viendra jamais, avant de disparaître, laissant seulement son drap tomber à terre parmi les débris.

Le fantôme assiste à la construction d'un gratte-ciel à la place de son ancienne maison. Il erre dans le bâtiment jusqu'à son inauguration. Il va sur le toit et admire une ville futuriste, avant de sauter dans le vide.

Le fantôme se retrouve dans une plaine vierge, où une famille de colons revendique une terre où construire leur maison. Il observe la cadette de la famille en train de fredonner la chanson qu'il a écrit. Elle écrit une note et la cache sous un rocher. La famille de colons apparaît ensuite morte, après une attaque à l'arc. Le fantôme observe le cadavre de la fillette se décomposer et la plaine autour d'elle grandir.

Le fantôme revient finalement dans sa maison, se voyant encore vivant avec sa femme en train de la visiter. Elle demande à l'agent immobilier d'où vient le piano, qui lui dit qu'il a toujours été là. En regardant le couple, de minuscules détails de leur vie, différents de la vie qu'il a vécu avant sa vie, lui font comprendre qu'au lieu de revenir dans le temps, il a avancé dans le temps jusqu'à une nouvelle itération de l'univers. Cette fois-ci, il y a des tensions dans leur couple, et le mari est réticent à l'idée de déménager. La nuit avant sa mort, il dit à sa femme qu'il est prêt à déménager. Le fantôme s'assoit au piano et en frappe les touches, causant le bruit les ayant dérangé au début du film. ¨mis tard, quand la femme déménage, le fantôme voit un autre fantôme, plus jeune et ignorant sa présence, qui est une autre version de lui-même, la regardant partir. Il va de nouveau chercher la note que sa femme a caché dans le mur et finit par l'atteindre. En l'ouvrant et en la lisant, le drap tombe à terre et il disparaît.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Version Française 
  • Société de doublage : Dub Fiction
  • Direction Artistique : Bruno Buidin
  • Adaptation : Mélanie De Truchis et Margaux Lamy
  • Enregistrement : Naël Barakat
  • Mixage : Naël Barakat
Source et légende : Version française (VF) sur carton du doublage français

Sortie[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

A Ghost Story
Score cumulé
SiteNote
Metacritic84/100
Rotten Tomatoes90%
Allociné3.1 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
Le Journal du Dimanche5.0 étoiles sur 5
CinéSéries5.0 étoiles sur 5
Mad Movies5.0 étoiles sur 5
Les Inrockuptibles4.0 étoiles sur 5
Télérama4.0 étoiles sur 5
Le Figaro2.0 étoiles sur 5
Le Monde2.0 étoiles sur 5
Cahiers du cinéma1.0 étoiles sur 5
  • En France, le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,5/5 [2].
  • Le site Senscritique recense une moyenne utilisateur de 6,9/10. Vodkaster recense une moyenne utilisateur de 3,35/5 pour 65 %. Aux États-Unis, le site Metacritic attribue 84/100 en moyenne presse et 6,9/10 en critiques spectateurs. Rotten Tomatoes attribue 91 % de TOMATOMETER. IMDB attribue lui aussi 6,9/10.

Critiques positives

  • Le Journal du Dimanche : « (...) quasiment dépourvu de dialogues, chargé de mélancolie diffuse, ce mélodrame aborde des sujets comme la solitude, l’attente, l’oubli et la mort, foudroie par sa délicatesse extrême et sa lucidité implacable. »[3]
  • CinéSéries : « Derrière son aspect hermétique, dû à une approche parfois cosmique et contemplative, qui rappellerait presque Kubrick ou bien Terrence Malick (The Tree of Life), la poésie qui ressort d’A Ghost Story est indéniable. David Lowery parvient à accaparer autant le drame que le fantastique dans ce récit d’une rare beauté, dont survit la tristesse évidente d’un fantôme abandonné. Une vraie merveille. »[4]
  • Les Inrockuptibles : « Ce cinéma naïf et évanescent, fait de brume et de silence, filmé en format 4/3, est un retour à l’innocence et au berceau du fantastique. L’élégie d’un fantôme super triste. »[5]

Critiques négatives

  • Le Figaro : « Le film croit sans doute donner dans le sublime. Il verse surtout dans le ridicule. »[6]
  • Le Nouvel Observateur : « (...) ce film gadget qui tient sur une idée de court-métrage et deux ellipses saisissantes, gages, selon ses admirateurs, d'une poignante méditation sur le deuil et l'empreinte du temps. Le temps passe, en effet, et il est long. »[7]
  • Le Parisien : « En optant pour cette mise en scène éthérée, le réalisateur a voulu susciter une réflexion métaphysique. Le problème, c’est qu’on s’ennuie énormément (on n’ose dire mortellement) et que les allers-retours dans le temps sont plus qu’énigmatiques. »[8]

Box-office[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Festival de Deauville : le Grand Prix à "The Rider" de Chloé Zhao. Découvrez le palmarès complet », sur ouest-france.fr, (consulté le 10 septembre 2017).
  2. « A Ghost Story », sur Allociné (consulté le 5 janvier 2017).
  3. Le JDD, « Au cinéma cette semaine : "The Florida Project", "La Promesse de l’aube", "A Ghost Story" », lejdd.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  4. « Critique de A Ghost Story (Film, 2017) — CinéSéries », CinéSéries,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  5. « A Ghost Story », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  6. « A Ghost Story, un fantôme dans de beaux draps », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  7. « "The Florida Project", "La Promesse de l'aube", les films à voir (ou pas) semaine », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  8. « «A ghost story» : soporifique », leparisien.fr,‎ 2017-12-19cet21:15:55+01:00 (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  9. JP-Boxoffice.com ; page du film A Ghost Story consulté le 7 février 2018.
  10. Box Office Mojo; page du film A Ghost Story consulté le 7 février 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]