A Brasileira (Lisbonne)

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A Brasileira
Image illustrative de l’article A Brasileira (Lisbonne)
Intérieur du café.
Présentation
Coordonnées 38° 42′ 38″ nord, 9° 08′ 31″ ouest
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Ville Lisbonne
Adresse 120 Rua Garrett, Largo do Chiado
Fondation 1905
Site web Abrasileira.pt
Géolocalisation sur la carte : Lisbonne
A Brasileira
A Brasileira

A Brasileira de Lisbonne, est un café historique de la freguesia de Sacramento, à Lisbonne, au Portugal. Fondé le 19 Novembre de 1905 au 120-122 rua Garrett, sur la place du Chiado.

Le fondateur et l'histoire d'un Café[modifier | modifier le code]

Et, par conséquence, la Patrie portugaise, qui respecta les créations civilisationnelles, continuera dans sa somnolence séculière de Roland à la retraite...
Et, par conséquence, Camões continuera à surplomber A Brasileira et le Martinho, même si cela ne l'élève pas beaucoup au-dessus d'un voisinage fait de charlatans, stupide piédestal, qui je le crains ne symbolise pas, si grossier et inexpressif et lourd, l'âme tronquée et déprimée de la Patrie qui l'a érigé...

Hernâni Cidade,
Inquérito à Vida Literária Portuguesa, de Boavida Portugal,
Lisboa, Livraria Clássica Editora, 1915, p. 279.

A Brasileira do Chiado vendait un "Café du Brésil authentique", produit très peu apprécié et même évité par les maîtresses de maisons lisboètes à cette époque. L'établissement a été fondé par Adriano Soares Teles do Vale, grand-père du cinéaste Luís Galvão Teles.

Le meilleur café est celui de A Brasileira. Chiado (Lisbonne).

Adriano Teles est né à Casa de Cimo d'Aldeia, em Alvarenga, concelho de Arouca onde, curieusement, Fernando Pessoa, client assidu du café, avait aussi des racines familiales[1],[2].

Jeune, Adriano Teles émigre au Brésil. Il y fonde un établissement commercial, "Ao Preço Fixo" (Au Prix fixe), qui incluait aussi un bureau de change. Il se concentre sur la production agricole, en particulier de café, qui l'enrichit à la fin du XIXe siècle.

Il revient au Portugal, au début du XXe siècle à cause des problèmes de santé de sa femme, qui décède peu après.

Il crée un réseau de points de vente du café qu'il produisait et importait du Brésil : les fameuses "Brasileiras".

Adriano Soares était aussi un homme de culture, intéressé par la musique et la peinture. Il fonde un groupe musical, la Banda de Alvarenga, finançant l'achat des instruments de musique, et fait de la Brasileira do Chiado, le premier musée d'art moderne de Lisboa.

Avant de quitter le Brésil, il s'était aussi impliqué dans la presse et la politique comme vereador da Câmara.

Em 1908, il rénove le point de vente du Chiado et le transforme en cafétéria.

A Brasileira et l'Art[modifier | modifier le code]

Quand la liberté de réunion est promulguée, suite à la Proclamation de la République portugaise, le 5 octobre 1910, et que le Directoire Républicain s'installe, à côté du Théâtre National de São Carlos, place de São Carlos[3], rebaptisée place do Directório, A Brasileira devient un des cafés les plus fréquentés grâce à sa proximité avec ces deux centres politiques et artistiques..

La place São Carlos est rebaptisée en Place du Directoire (1911)

À partir de cette époque, A Brasileira devient le théâtre d'innombrables tertulia intellectuelles, artistiques et littéraires. S'y succèdent les écrivains et artistes, réunis autour du poète-général Henrique Rosa[4], qui finiront par fondé la revue Orpheu.

En 1925, A Brasileira expose onze toiles de sept peintres portugais de la nouvelle génération, qui fréquentaient le café, sélecionnées par José Pacheko: Almada Negreiros, António Soares (pt), Eduardo Viana, Jorge Barradas (pt), Bernardo Marques (pt), Stuart Carvalhais (pt) et José Pacheko lui-même[5].

Ce "musée" a été rénové en 1971, avec onze nouvelles toiles de peintres contemporains : António Palolo (pt), Carlos Calvet (pt), Eduardo Nery (pt), Fernando Azevedo (pt), João Hogan (pt), João Vieira, Joaquim Rodrigo (pt), Manuel Baptista (pt), Nikias Skapinakis (pt), Noronha da Costa (pt), et Marcelino Vespeira.

Avec toute l’importance qu'elle a eu dans la vie culturelle du pays, A Brasileira do Chiado conserve une identité propre, par sa décoration, par ses liens avec les cercles des intellectuels, écrivains et artistes de renom tels Fernando Pessoa, Almada Negreiros, Santa Rita Pintor, José Pacheko ou Abel Manta (pt), entre de nombreux autres. L'assiduité de Fernando Pessoa a motivé l'inauguration, dans les années 1980, d'une statue de bronze créée par Lagoa Henriques (pt), que représente l'auteur du Livre de l'intranquillité assis sur l'esplanade du café.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en portugais intitulée « Café A Brasileira (Lisboa) » (voir la liste des auteurs).

  1. Maria Lucília Camacho Lopes Vianna Lencart, Raízes de Fernando Pessoa em Terras de Santa Maria, Águeda : Soberania do Povo, 1990, 191 pp.
  2. Origens familiares de Fernando Pessoa no concelho de Arouca, Área Metropolitana do Porto
  3. Au 1er étage de l'immeuble où est né Fernando Pessoa
  4. Oncle adoptif de Fernando Pessoa
  5. França, José Augusto – A arte em Portugal no século XX. Lisboa: Livraria Bertrand, 1991, p. 109-113

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographies[modifier | modifier le code]

  • (pt) DIAS, Marina Tavares, Os Cafés de Lisboa, 2.ª ed., Lisboa: Quimera Editores, 1999.
  • (pt) MARTINS, Maria João, «Cafés de Lisboa: modo de amar» in O Sabor dos Cafés, Lisboa: Câmara Municipal de Lisboa, 2000, pp. 28-30.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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