Autorité de régulation professionnelle de la publicité

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Autorité de régulation professionnelle de la publicité
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Fondation
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Bureau de vérification de la publicité (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Sigle
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Forme juridique
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Siège
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Organisation
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L'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) est une association loi de 1901 qui constitue un organisme privé d'autorégulation de la publicité en France.

Créée le sous le nom d'« Office de contrôle des annonces », l'organisme devient Bureau de vérification de la publicité (BVP) en 1953, avant de prendre le nom d'ARPP en .

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Office de contrôle des annonces (OCA) voit le jour le et réunit des publicitaires, des professionnels de la presse et des éditeurs. Son objectif est de s'assurer de la sincérité de la publicité sous toutes ses formes et de la moralité des annonces qui lui sont soumises.

Après une période d'« hibernation » pendant la Seconde Guerre mondiale et l'immédiat après-guerre, l'OCA cherche une nouvelle légitimité qui passe par l'agrandissement de son champ de compétences.

L'OCA change de nom le pour devenir le Bureau de vérification de la publicité. Dès lors, il ne cesse de mettre en place une codification précise des publicités, capable de servir de référence à toute la profession.

En 1968, le BVP entre dans le processus de contrôle de la publicité télévisée, en obtenant un siège à la commission de visionnage de la Régie française de publicité.

À partir de 1992, le BVP est chargé de donner un avis avant diffusion de tout film publicitaire télévisé.

En 1993, Laurent Baffie détourne le sigle « BVP », pour en faire le titre d'une chronique télévisée humoristique sur Canal Plus sur le même thème, et finalement avec la même finalité : BVP, pour « Baffie vérifie la pub ».

Le 24 juin 2008, après les différentes critiques[1] ayant eu lieues lors du Grenelle de l'environnement, le BVP fait adopter à l'unanimité ses nouveaux statuts : il change de nom et de logo et devient l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Ce nouveau nom témoigne de l'anglicisation de la langue, le mot « régulation » étant ici plutôt un faux ami. Il annonce également la mise en place :

  1. du Conseil paritaire de la publicité (le CPP), instance de dialogue et de travail en commun entre représentants de la société civile (associations de consommateurs et environnementales) et représentants des professions publicitaires.
  2. du Jury de déontologie publicitaire, chargé de traiter les plaintes des consommateurs relatives aux campagnes publicitaires qui contreviendraient aux règles professionnelles[2].

Présidents[modifier | modifier le code]

Les Présidents de l’OCA, du BVP et de l’ARPP depuis la fondation de l’association furent :

Activités[modifier | modifier le code]

Sa mission est déclinée sous quatre axes :

Bureau[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L'association est présidée de 1999 à 2010 par Jean-Pierre Teyssier, auquel succède le Dominique Baudis qui le demeure jusqu'à sa nomination, par le décret du , au poste de Défenseur des droits. En novembre de la même année, l'ancien ministre et député François d'Aubert est nommé président pour un mandat de quatre ans[3], renouvelé le puis le 16 octobre 2019[4].

Le , le Conseil d'administration de l'ARPP nomme Stéphane Martin, directeur général de l'association.

Critiques et défenses de l'ARPP[modifier | modifier le code]

L'ARPP subit régulièrement des critiques, notamment pour son autorégulation perçue comme une forme de corporatisme ne servant qu'à défendre les publicitaires et non les consommateurs. Ainsi, l'ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie) a pointé du doigt l'action de l'ARPP comme étant laxiste et profitant aux alcooliers, les avis de l'ARPP n'ayant aucune valeur contraignante et la publicité n'étant donc que faussement encadrée.[5]

A l'inverse de cette position, on retrouve de nombreuses défenses de l'ARPP, comme celles de Jean-Pierre Teyssier, ancien président de l'ARPP jusqu'en 2010, qui énonce que l'autorégulation publicitaire permet d'encadrer la publicité tout en préservant les libertés économiques et individuelles et en respectant une certaine homogénéité européenne, la publicité étant majoritairement autorégulée dans l'espace européen.[6]

Lobbying en France[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2017, l'ARPP déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 200 000 euros, mais n'a cependant pas déclaré, comme elle était légalement tenue de le faire avant le , l'ensemble de ses activités[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Libaert, « De la critique du greenwashing à l’accroissement de la régulation publicitaire », Communication et organisation. Revue scientifique francophone en Communication organisationnelle, no 42,‎ , p. 267–274 (ISSN 1168-5549, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le BVP se mue en Autorité de régulation de la publicité », sur Les Echos, (consulté le )
  3. « François d'Aubert est désigné Président de l'ARPP » actu-environnement.com 10 novembre 2011
  4. « 16.10.2019 - Le Conseil d’Administration de l’ARPP renouvelle M. François d’Aubert à sa présidence, pour un 3ème mandat quadriennal », sur ARPP, (consulté le )
  5. Franck Lecas, « L'Autorégulation des pratiques commerciales des alcooliers Efficacité ou leurre ? », Decryptages de l'ANPAA N°39,‎ (lire en ligne [PDF])
  6. Jean-Pierre Teyssier, « L'autodiscipline de la publicité Une expérience reconnue d'autorégulation en France et en Europe », Droit et économie de la régulation. 5,‎ , p. 125-156 (lire en ligne Accès libre)
  7. « Fiche Organisation «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]