ANACRIM

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ANACRIM

Informations
Développé par I2 (devenue filiale d' IBM)

ANACRIM est un logiciel basé sur la suite logicielle Analyst's Notebook de la société I2 (rachetée depuis par la Société IBM et utilisé par de nombreux services de renseignement, tant nationaux qu'alliés). En France, c'est un fichier de police judiciaire, utilisé par la Gendarmerie nationale pour l'analyse criminelle.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le logiciel permet, à travers une base de données aux entrées multi-formats (personnes, lieux, événements, matériels), de créer des relations entre toutes les entrées de la base de données.

Une fois cela réalisé, un outil de présentation graphique permet la visualisation de la base, soit complète, soit ciblée sur un temps, un espace, une personne. Ensuite, en prenant appui sur ces données ou cette visualisation, les analystes formulent des hypothèses ou expriment une requête de complément afin de combler des lacunes ou vérifier certaines hypothèses intellectuellement bâties. Certains enrichissements graphiques permettent une meilleure présentation visuelle.

Dans la dernière version, un outil permet de cheminer entre les entrées de la base de données pour mettre en relation deux entrées choisies (lieux, personnes, matériels) et ainsi démontrer leur relation plus ou moins éloignée : par exemple, deux personnes ayant le même véhicule et allant chez le même garagiste, la présence dans le temps de plusieurs personnes ciblées dans un lieu commun...

« Il convient de traiter de toutes les relations entre toutes les entités : par exemple, de rattacher les appels téléphoniques à des abonnés, les abonnés à leurs correspondants, les correspondants à leurs autres relations et ainsi de suite. »

« Toutes les « entrées » sont ainsi possibles pour répondre à des questions de temps, de lieux, de relations, et dans certains cas toutes les questions qui peuvent permettre de préciser les lieux fréquentés par un individu, sa réputation, voire le profil de ses habitudes ou de ses comportements. »[1]

ANACRIM a d'abord été utilisé sans déclaration légale à la CNIL par la Gendarmerie (perception que les fichiers précédemment déclarés couvraient le domaine logiciel de ANACRIM), avant d'être régularisé auprès de la CNIL, par la Loi relative au traitement de la récidive des infractions pénales, en date du . La loi autorise l'enregistrement de personnes même sans indices, à l'appréciation des enquêteurs. Les magistrats, avocats, experts, témoins et victimes impliqués dans une enquête peuvent aussi être enregistrés.

Les enquêteurs utilisant cette technique sont appelés ANACRIM ou ARC (analyste en recherches criminelles). En Gendarmerie, ils ont majoritairement la qualité d'officier de police judiciaire. Ils sont formés en partie au centre national de formation de police judiciaire à Rosny sous Bois, en liaison avec l'université de Troyes.

Affaires relancées grâce au logiciel[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://web.archive.org/web/20040904143420/https://www.defense.gouv.fr/actualites/publications/defactu/n101/dossier.html
  2. Olivier Boy et Léa Stassinet, « Affaire Grégory : qu'est-ce que le logiciel Anacrim qui a permis de relancer l'enquête ? », sur RTL, (consulté le 11 janvier 2018).
  3. Astrid Landon, « Ce logiciel de la gendarmerie a permis de relancer l'affaire Grégory », sur Challenges, (consulté le 11 janvier 2018).
  4. Christophe Cornevin, « Affaire Grégory : Anacrim, un logiciel pour débusquer le corbeau », sur Le Figaro Magazine, (consulté le 11 janvier 2018).
  5. « Anacrim, le logiciel qui a relancé l'affaire Grégory », sur Les Échos, (consulté le 11 janvier 2018).
  6. Thibaut Chevillard, « Affaire Grégory: Anacrim, le logiciel qui a permis de relancer l’enquête » [vidéo], sur 20 minutes, (consulté le 11 janvier 2018).
  7. Sarah Sermondadaz, « Logiciel AnaCrim : analyse de données et coup de théâtre dans l'affaire Grégory », sur Sciences et Avenir, (consulté le 11 janvier 2018).
  8. Bruno Rieth, « Qu'est-ce que "AnaCrim", ce logiciel qui a permis de relancer l'affaire Grégory ? », sur Marianne, (consulté le 11 janvier 2018).
  9. « AnaCrim, le logiciel d'analyse criminelle qui a relancé l'affaire Grégory », sur France TV Info, (consulté le 11 janvier 2018).
  10. Jean-Marc Ducos, « Affaire du petit Grégory : « AnaCrim », le super logiciel qui a aidé les gendarmes », sur Le parisien, (consulté le 11 janvier 2018).
  11. Tiphaine Paucot-Landelle, « "Anacrim" : quel est ce logiciel qui a permis de relancer l’affaire du petit Grégory ? », sur LCI, (consulté le 11 janvier 2018).
  12. « Affaire Grégory : AnaCrim, ce logiciel qui permet "de faire le puzzle" plus de 30 ans après les faits » [vidéo], sur France TV Info, (consulté le 11 janvier 2018).
  13. « Affaire Grégory. Anacrim, le logiciel d'analyse qui relance le dossier », sur Ouest France, (consulté le 11 janvier 2018).
  14. Gilbert Kallenborn, « Comment Anacrim, le logiciel d’analyse criminelle, a relancé l’affaire du petit Grégory », sur 01net, (consulté le 11 janvier 2018).
  15. Caroline Piquet, « Affaire Grégory: "AnaCrim", le logiciel qui a permis de relancer l'enquête », sur L'express, (consulté le 11 janvier 2018).
  16. « Anacrim : le logiciel qui a relancé l’affaire Grégory », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le 11 janvier 2018).
  17. A. H., « Le logiciel AnaCrim sur les traces de Nordahl Lelandais », sur Europe 1, (consulté le 11 janvier 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]