AE Aurigae

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AE Aurigae
Description de cette image, également commentée ci-après
La nébuleuse IC 405 autour de l'étoile AE Aurigae (à gauche).
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 05h 16m 18,1489s[1]
Déclinaison 34° 18′ 44,347″[1]
Constellation Cocher
Magnitude apparente 5,96[2] (5,78 à 6,08[3])

Localisation dans la constellation : Cocher

(Voir situation dans la constellation : Cocher)
Auriga IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral O9,5V[4]
Indice U-B −0,70[2]
Indice B-V 0,22[2]
Variabilité Orion[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +56,70 ± 0,6 km/s[5]
Mouvement propre μα = −4,440 mas/a[1]
μδ = +43,368 mas/a[1]
Parallaxe 2,464 2 ± 0,066 0 mas[1]
Distance 405,811 2 ± 10,869 1 pc (∼1 320 a.l.)[1]
Caractéristiques physiques
Masse 23 M[6]
Rayon 7,47 R[6]
Gravité de surface (log g) 4,0[6]
Luminosité 59 000 L[6]
Température 33 000 K[6]
Rotation 25 km/s[6]

Autres désignations

AE Aur, HR 1712, HD 34078, HIP 24575, BD+34 980, SAO 57816, GC 6429, WDS J05163 +3419[7]

AE Aurigae (en abrégé AE Aur) est une jeune étoile bleutée de sixième magnitude de la constellation boréale du Cocher. Il s'agit d'une étoile en fuite qui éclaire la nébuleuse IC 405.

Environnement stellaire[modifier | modifier le code]

AE Aurigae est distante d'environ ∼1 320 a.l. (∼405 pc) de la Terre d'après la mesure de sa parallaxe[1], et elle s'éloigne du Système solaire avec une vitesse radiale de +57 km/s[5]. C'est une étoile en fuite qui pourrait avoir été éjectée suite à une collision entre deux systèmes d'étoiles binaires. Cette collision, à qui on attribue également l'éjection de Mu Columbae et possiblement celle de 53 Arietis, a été retracée jusqu'à l'amas du Trapèze, au sein de la grande nébuleuse d'Orion. Cet événement aurait eu lieu il y a environ deux millions d'années et l'étoile binaire Iota Orionis pourrait être l'autre paire impliquée[8].

AE Aurigae semble illuminer la nébuleuse IC 405, mais elle ne s'y est pas formée. En réalité, elle s'y déplace à une grande vitesse, ce qui génère un bow shock violent ainsi que des rayonnements électromagnétiques très énergétiques[9],[10].

Propriétés[modifier | modifier le code]

AE Aurigae est une étoile bleue de la séquence principale de type spectral O9,5V[4]. C'est une étoile variable de type Orion dont la luminosité varie entre les magnitudes +5,78 et +6,08[3]. Cette grande étoile est 23 fois plus massive que le Soleil et son rayon lui est environ 7,5 fois supérieur. Elle est 59 000 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 33 000 K. Elle tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 25 km/s[6].

Compagnons ?[modifier | modifier le code]

En raison de sa nature d'étoile en fuite, AE Aurigae ne possède pas de compagnons qui lui sont physiquement liés. Cependant, plusieurs étoiles qui lui apparaissent proches dans le ciel ont été erronément identifiées en tant que tel[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  2. a b et c (en) J. R. Ducati, « VizieR Online Data Catalog: Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  3. a b et c (en) N. N Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne)
  4. a et b (en) A. Sota et al., « The Galactic O-Star Spectroscopic Survey. I. Classification System and Bright Northern Stars in the Blue-violet at R ~ 2500 », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 193, no 2,‎ , p. 24 (DOI 10.1088/0067-0049/193/2/24, Bibcode 2011ApJS..193...24S, arXiv 1101.4002)
  5. a et b (en) N. V. Kharchenko et al., « Astrophysical supplements to the ASCC-2.5: Ia. Radial velocities of ˜55000 stars and mean radial velocities of 516 Galactic open clusters and associations », Astronomische Nachrichten, vol. 328, no 9,‎ , p. 889 (DOI 10.1002/asna.200710776, Bibcode 2007AN....328..889K, arXiv 0705.0878)
  6. a b c d e f et g (en) F. Martins et al., « The MiMeS survey of magnetism in massive stars: CNO surface abundances of Galactic O stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 575,‎ , A34 (DOI 10.1051/0004-6361/201425173, Bibcode 2015A&A...575A..34M, arXiv 1411.4420)
  7. (en) HD 34078 -- Variable Star of Orion Type sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) R. Hoogerwerf, J. H. J. de Bruijne et P. T. de Zeeuw, « On the origin of the O and B-type stars with high velocities. II. Runaway stars and pulsars ejected from the nearby young stellar groups », Astronomy & Astrophysics, vol. 365, no 2,‎ , p. 49 (DOI 10.1051/0004-6361:20000014, Bibcode 2001A&A...365...49H, arXiv astro-ph/0010057)
  9. (en) J. López-Santiago et al., « AE Aurigae: First Detection of Non-thermal X-Ray Emission from a Bow Shock Produced by a Runaway Star », The Astrophysical Journal Letters, vol. 757,‎ , p. L6 (DOI 10.1088/2041-8205/757/1/L6, Bibcode 2012ApJ...757L...6L, arXiv 1208.6511)
  10. (en) Kevin France, Stephan R. McCandliss et Roxana E. Lupu, « A Cometary Bow Shock and Mid-Infrared Emission Variations Revealed in Spitzer Observations of HD 34078 and IC 405 », The Astrophysical Journal, vol. 655, no 2,‎ , p. 920 (DOI 10.1086/510481, Bibcode 2007ApJ...655..920F, arXiv astro-ph/0610953)
  11. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920, Bibcode 2001AJ....122.3466M)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]