A. Lange & Söhne

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A. Lange & Söhne
logo de A. Lange & Söhne

Création 1845 et 7 décembre 1990
Dates clés 1945
1990
Fondateurs Ferdinand Adolph Lange (1845) & Walter Lange (1990)
Personnages clés Walter Lange
Forme juridique Société à responsabilité limitée de droit allemand (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Glashütte
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Actionnaires RichemontVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Horlogerie
Produits Montres
Société mère Richemont
Site web www.alange-soehne.com
le fondateur Ferdinand Adolph Lange

A. Lange & Söhne est une des plus prestigieuses manufactures horlogères d'Allemagne. Située à Glashütte au sud de Dresde, elle faisait partie de la République démocratique allemande. Ce n'est qu'après la Réunification allemande que l'entreprise a pu s'épanouir à nouveau. Fondée en 1845, refondée en 1990, la société appartient aujourd'hui au groupe suisse financier Richemont.

Historique[modifier | modifier le code]

Montre de poche de Lange avec certificat d'authenticité

En 1845, Ferdinand Adolph Lange fonde sa manufacture horlogerie à Glashütte, après avoir quitté Dresde. Inventeur et homme politique, il contribue à développer la « tour à inertie de Glashütte », appareil qui facilite le travail de précision avec les composants des horloges.

En 1867, il développe un mécanisme de seconde foudroyante pour une montre à gousset[1]. Par la suite, un des fils de Ferdinand, Richard, s'associe avec son père et rebaptise l'affaire familiale A. Lange & Söhne. En 1873, la famille Lange déménage vers des nouveaux locaux.

En 1874, Ferdinand A. Lange invente la plus petite montre à ancre et secondes pour dame, avec un diamètre de 25 mm. Âgé de 60 ans, il meurt une année après à Glashütte.

En 1885, l'entreprise dépasse le cap des 60 ouvriers. Sa première montre de poche automatique, la « Perpetuale », est produite en 1891. Dès 1895, la compagnie reçoit l'heure exacte directement de l'observatoire de Berlin. Cette même année, un atelier de chronométrie marine voit le jour. Il fournira des garde-temps pour la navigation à de nombreuses flottes militaires et marchandes dans le monde entier.

  • 1896 : la manufacture Lange se dote de l'éclairage électrique.
  • 1906: Otto, un des fils de Emil Lange, rejoint la manufacture qui s'agrandit.
  • 1908 : un tunnel de 400 mètres est creusé dans la roche pour pouvoir alimenter les turbines hydro-électriques qui génèrent l'électricité utilisée par l'entreprise.
  • 1924 : naissance de Walter Lange à Dresde. Il recevra une formation horlogère complète à Glashütte et à Karlstein (République tchèque)
  •  : les bombardements alliés détruisent les ateliers de la manufacture Lange. La lutte contre l'expropriation entre la famille Lange et l'État s'engage. La famille Lange obtient gain de cause.
  •  : le pouvoir est-allemand prend le contrôle de la manufacture horlogère Lange et la nationalise. Walter Lange doit fuir son pays, la RDA pour la RFA, pour échapper aux travaux forcés dans les mines d'uranium.
  • 1951 : l'ancienne manufacture familiale Lange fait partie du groupe des sept entreprises de Glashütte à être intégrées au nouveau combinat d'État VEB Uhrenwerk Glashütte, qui fait partie du Uhrenindustrie der DDR (Industrie horlogère de RDA), lui-même ramification des industries micro-techniques de RDA. Les marques et les noms de sociétés disparaissent du marché mondial. Pour certaines, cela sera définitif.
  • 1990 : le , Walter fonde la Lange Urhen GmbH, Glashütte, et elle est officiellement déposée et enregistrée à Dresde. À partir de cette date, la marque traditionnelle de la manufacture familiale A.Lange & Söhne est enregistrée pour le monde entier.
  • 1994-de nos jours : les premières montres de la renaissante manufacture horlogère sont présentés à Dresde et à Glashütte. Ce sont les : Lange 1, le Tourbillon « Pour le mérite », Saxonia et Arkade.

Gamme actuelle[modifier | modifier le code]

  • Lange 1
  • Richard Lange
  • Saxonia
  • Lange 31
  • Zeitwerk
  • Langematik
  • Tourbograph
  • Datograph
  • 1815
  • Cabarret
  • Double split

Sources[modifier | modifier le code]

  • La Tradition en mouvement, A. Lange & Söhne, 2007
  • (de) Peter Braun, A. Lange & Söhne. Geschichte, Design, Technik, Armband Uhren, 2006 (2e édition)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rebecca Doulton, « A. Lange & Söhne Richard Lange Jumping Seconds White Gold and Black Dial », sur monochromewatches.com (consulté le 23 juin 2019)