Aïn Draham

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Aïn Draham
Vue sur Aïn Draham
Vue sur Aïn Draham
Administration
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Jendouba
Délégation(s) Aïn Draham
Maire Abderrahman Soltani[1]
Démographie
Population 9 659 hab. (2014[2])
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 34″ nord, 8° 41′ 05″ est
Altitude 800 m
Localisation

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Aïn Draham

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Aïn Draham (arabe : عين دراهم Prononciation du titre dans sa version originale Écouter [ʕin drɑhɪm]) est une petite ville[3] du Nord-Ouest de la Tunisie (gouvernorat de Jendouba) située à une vingtaine de kilomètres au sud de Tabarka. Ancien souk, camp militaire, et centre d'estivage et de services, elle se présente comme un modeste centre de développement local.

Chef-lieu d'une délégation de 35 400 habitants, la ville accueille une population de 9 659 habitants en 2014[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs interprétations (certains disent que la source porte le nom d'une femme appelée Drahem), son nom vient d'une source, appelée « Source d'argent » et qui a desservi le premier camp militaire français[4],[5], et évoque les résidus minéraux (plomb) qui flottent en quelques lieux et lui donnent une couleur argentée.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville occupe un site perché sur un éperon entre le djebel El Bir (1 014 mètres) et le djebel Fersig (Est-Ouest) et sur une ligne de partage des eaux entre la vallée d'El Atatfa et la vallée El Yafcha (Nord-Sud). Ce sont des formes dues au charriage du flysch numidien.

Cet espace local fait partie d'un milieu bioclimatique humide, avec un record national de pluviométrie (moyenne annuelle de 1 534 millimètres[6]) et une température moyenne annuelle de 15°C, avec une moyenne journalière de 6,6°C pour le mois de janvier et de 23,9°C pour le mois de juillet[7]. La ville se situe dans une clairière au milieu d'une formation végétale méditerranéenne (herbacés, sous-bois et chênes-liège).

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En hiver, la ville peut être recouverte par la neige, c'est d'ailleurs ici (ainsi qu'à Thala et Makthar) que la neige la plus précoce a été relevée en Tunisie en novembre 1921[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Aïn Draham est à l'origine une base militaire française[9], le troisième choix des troupes[10] après Fernana et Mzaret Essardouk, puis un village de services pour les colons (enseignement, commerce, exploitation forestière, etc.). En 1892, elle figure parmi les premières municipalités mises en place en Tunisie.

En 1930, elle devient une station touristique polyvalente[11] destinée à retenir les colons français (pensions de famille, résidences, tourisme administratif, etc.). La situation forestière de la ville et son patrimoine colonial (architecture, tuiles rouges et artisanat) lui offre des atouts pour le tourisme intérieur : un confort thermique estival, une richesse giboyeuse, notamment en sangliers, des sentiers de randonnée pédestre, équestres ou en VTT, le tourisme vert et sportif et le thermalisme.

À partir de 1982[12], et à la suite d'un choix purement politique, la ville fait partie d'un projet de tourisme de masse reliant la forêt (Aïn Draham et le col des Ruines) et la mer (station intégrée de Tabarka).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 21 septembre 2011 portant nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°74, 30 septembre 2011, p. 1989-1990
  2. a et b (ar) « Populations, logements et ménages par unités administratives et milieux » [PDF], sur census.ins.tn (consulté le 15 novembre 2017)
  3. (ar) Noureddine Muhaydi, Ville d'Aïn Draham : une étude de géographie urbaine, Tunis, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, , 240 p.
  4. Jean Hureau, La Tunisie aujourd'hui, Tunis, Cérès Productions, , p. 36
  5. (ar) Noureddine Mhidhi, Ville d'Aïn Draham : étude de géographie urbaine, Tunis, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, , 240 p.
  6. Maâouia Mizouri et Jean Barbery, Carte des ressources en sols de la Tunisie, Tunis, Ministère de l'Agriculture, , 41 p. (lire en ligne), p. 3
  7. Maâouia Mizouri et Jean Barbery, op. cit., p. 5
  8. Hatem Bourial, « Une petite histoire de la neige en Tunisie », sur webdo.tn, (consulté le 25 janvier 2017)
  9. Henri Guérard et Émile Boutineau, La Kroumirie et sa colonisation, Paris, Challamel, , 163 p.
  10. Jules Baruch, Le pays des Kroumir : étude d'après renseignements, Alger, Adolphe Jourdan, , 23 p.
  11. Joseph Canal, Tabarca et la Kroumirie, Tunis, Imprimerie S.A.P.I., , 198 p.
  12. (ar) Noureddine Mhidhi, La mondialisation et les enjeux d'aménagement des espaces locaux : le pays des Khmirs en Tunisie, Tunis, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, , 342 p. (ISBN 9973-33-020-X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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