Aïn Draham

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une ville tunisienne
Cet article est une ébauche concernant une ville tunisienne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Aïn Draham
Vue sur Aïn Draham
Vue sur Aïn Draham
Administration
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Jendouba
Délégation(s) Aïn Draham
Maire Abderrahman Soltani[1]
Démographie
Population 9 659 hab. (2014[2])
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 34″ Nord 8° 41′ 05″ Est / 36.776017, 8.684607
Altitude 800 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tunisie

Voir la carte administrative de Tunisie
City locator 14.svg
Aïn Draham

Géolocalisation sur la carte : Tunisie

Voir la carte topographique de Tunisie
City locator 14.svg
Aïn Draham

Aïn Draham (arabe : عين دراهم Prononciation du titre dans sa version originale Écouter [ʕin drɑhɪm]) est une petite ville[3] du Nord-Ouest de la Tunisie (gouvernorat de Jendouba) située à une vingtaine de kilomètres au sud de Tabarka. Ancien souk, camp militaire, et centre d'estivage et de services, elle se présente comme un modeste centre de développement local (pays des Kroumirs).

Chef-lieu d'une délégation de 35 400 habitants, la ville accueille une population de 9 659 habitants en 2014[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs interprétations (certains disent que la source porte le nom d'une femme appelée Drahem), son nom vient d'une source, appelée « Source d'argent » et qui a desservie le premier camp militaire français[4], et évoque les résidus minéraux (plomb) qui flottent en quelques lieux et lui donnent une couleur argentée.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville occupe un site perché sur un éperon entre le Djebel El Bir (1 014 mètres) et le Djebel Fersig (Est-Ouest) et sur une ligne de partage des eaux entre la vallée d'El Atatfa et la vallée El Yafcha (Nord-Sud). Ce sont des formes dues au charriage du flysch numidien.

Cet espace local fait partie d'un milieu bioclimatique humide, avec un record national de pluviométrie (moyenne annuelle de 1 534 millimètres[5]) et une température moyenne annuelle de 15°C, avec une moyenne journalière de 6,6°C pour le mois de janvier et de 23,9°C pour le mois de juillet[6]. La ville se situe dans une clairière au milieu d'une formation végétale méditerranéenne (herbacés, sous-bois et chênes-liège).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Histoire[modifier | modifier le code]

Aïn Draham est à l'origine une base militaire française[7], le troisième choix des troupes[8] après Fernana et Mzaret Essardouk, puis un village de services pour les colons (enseignement, commerce, exploitation forestière, etc.). En 1892, elle figure parmi les premières municipalités mises en place en Tunisie.

En 1930, elle devient une station touristique polyvalente[9] destinée à retenir les colons français (pensions de familles, résidences, tourisme administratif, etc.). La situation forestière de la ville et son patrimoine colonial (architecture, tuiles rouges et artisanat) lui offre des atouts pour le tourisme intérieur : un confort thermique estival, une richesse giboyeuse, notamment en sangliers, des sentiers de randonnée pédestre, équestres ou en VTT, le tourisme vert et sportif et le thermalisme.

À partir de 1982[10], et suite à un choix purement politique, la ville fait partie d'un projet de tourisme de masse reliant la forêt (Aïn Draham et le col des Ruines) et la mer (station intégrée de Tabarka). La situation socioéconomique locale démontre que ce projet avec d'autres activités mondialisantes (valorisation des ressources forestières, mobilisation des eaux de surface, rénovation des réseaux de transport, etc.) n'a pas atteint les objectifs de développement et a porté de graves atteintes au milieu naturel (dégradation du littoral, disparition galopante de la faune et de la flore et glissements généralisés)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 21 septembre 2011 portant nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°74, 30 septembre 2011, pp. 1989-1990
  2. a et b Recensement de 2014 (Institut national de la statistique)
  3. (ar) Noureddine Muhaydi, Ville d'Aïn Draham : une étude de géographie urbaine, Tunis, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, , 240 p.
  4. Jean Hureau, La Tunisie aujourd'hui, éd. Cérès Productions, Tunis, 1975, p. 36
  5. Maâouia Mizouri et Jean Barbery, Carte des ressources en sols de la Tunisie, éd. Ministère de l'Agriculture, Tunis, 1995, p. 3
  6. Maâouia Mizouri et Jean Barbery, op. cit, p. 5
  7. Henri Guérard et Émile Boutineau, La Kroumirie et sa colonisation, Paris, Challamel, , 163 p.
  8. Jules Baruch, Le pays des Kroumir : étude d'après renseignements, Alger, Adolphe Jourdan, , 23 p.
  9. Joseph Canal, Tabarca et la Kroumirie, Tunis, Imprimerie S.A.P.I., , 198 p.
  10. (ar) Noureddine Muhaydi, La mondialisation et le pari de la création de zones locales : le pays des Khroumirs en Tunisie, Tunis, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, , 342 p. (ISBN 9973-33-020-X)

Liens externes[modifier | modifier le code]