Aïn Berda

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Aïn Berda
Vue aérienne de Ain Berda
Vue aérienne de Ain Berda
Noms
Nom arabe العين الباردة
Nom berbère ⵜⴰⵍⴰ ⵜⴰⵙⴻⵎⵎⴰⵟ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Annaba
Code ONS 2309
Démographie
Population 20 611 hab. (2008[1])
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 39′ 00″ nord, 7° 35′ 00″ est
Superficie 136,85 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Annaba.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Annaba.

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Aïn Berda

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Aïn Berda

Aïn Berda, avant 1962: Penthièvre, est une commune de la wilaya d'Annaba en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Aïn Berda est située au sud-est de la wilaya d'Annaba à 89 km au sud-ouest d'Annaba. Elle est traversée du sud au nord par la nationale 21 à l'ouest de la limite de la ville originelle.

Communes limitrophes de Aïn Berda
El Hadjar
Cheurfa, Eulma Aïn Berda  ? (Wilaya d'El Tarf)
 ? (wilaya de Guelma)

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom était Penthièvre[2], commune de l'Algérie française. Le site est choisi par l'armée française en 1837, lors de la seconde expédition de Constantine (commandée par Damrémont), à la confluence de l'oued Berda au sud et de l'oued Dardara au sud-ouest, pour surveiller les vallées voisines[3]. Le village est fondé par ordonnance royale du 26 septembre 1847, signée à Saint-Cloud de Louis-Philippe, sur proposition du ministre secrétaire d'État au département de la Guerre. L'article 2 indique une surface de 1 400 hectares. Le centre de peuplement comprend au début soixante familles européennes. Le plan du village même, établi dans les années 1850, forme un trapèze rectangle traversé sur un axe sud-ouest/nord-est par la toute nouvelle route de Guelma à Bône (future route départementale), coupée au milieu tout en largeur par une longue place[4] d'est en ouest ombragée d'arbres (sur laquelle donnait l'église[5] et derrière la gendarmerie). À la limite est de la place se trouvent un grand lavoir et une fontaine[6], le tout en bas de la pente. Un rue est parallèle à la place du côté nord et une autre du côté sud. Enfin une longue rue, au-dessous, est parallèle à la grande route traversant le village. Les quatre côtés du village sont formés d'un fossé avec quatre petits bastions aux angles, disparus aujourd'hui. L'oued Berda coule à l'est en dehors de la limite du fossé, sur un cours sud/nord. On y recensait en 1861 une population de 211 colons français et de 216 étrangers, essentiellement rhénans[7], et 300 musulmans venus des mechtas voisines dans ce nouveau village[8].

À cause de l'urbanisation croissante, il n'y avait plus que sept plus ou moins grandes exploitations agricoles à la veille de la Seconde Guerre mondiale, celles de la famille Benmarzouga, de la famille Ben Yacoub, de la famille Bou Taleb, de la famille Gros, de la famille Landerer, d'Édouard III Mayer, et de la veuve Jean Mayer[9].

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un lycée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Amar Laskri (1942-), metteur en scène, y a vu le jour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Annaba, sur le site de l'ONS.
  2. En l'honneur du duc de Penthièvre (1725-1793), grand-père du roi
  3. René Mayer, Algérie, mémoire déracinée, Paris, éd. L'Harmattan, 1999, p. 89
  4. Aujourd'hui comblée par des rues nord-sud
  5. Non démolie après l'indépendance, elle sert aujourd'hui de bibliothèque communale. De plan de croix latine, elle a conservé sa petite tour au dessus de l'entrée surmontée d'un petit fronton grec. On y accède par un petit escalier à deux rampes. La porte donne à l'est à cause de la pente.
  6. Disparus aujourd'hui
  7. René Mayer, Algérie, mémoire déracinée, Paris, éd. L'Harmattan, 1999, p. 110
  8. Mayer, op. cité, p. 109
  9. Mayer, op. cité, p. 107