Aéroport de Nantes-Atlantique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Nantes-Atlantique
Logo de l'aéroport
Logo de l'aéroport
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Nantes
Coordonnées 47° 09′ 28″ nord, 1° 36′ 29″ ouest
Altitude 27 m (90 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
NTE
NTE

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
NTE
NTE
Pistes
Direction Longueur Surface
03/21 2 900 m (9 514 ft) Béton bitumineux
Informations aéronautiques
Code AITA NTE
Code OACI LFRS
Nom cartographique NANTES
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Aéroports du Grand Ouest
Site web aéroport Consulter

L'aéroport de Nantes-Atlantique, auparavant dénommé aéroport de Nantes-Château Bougon (code AITA : NTE • code OACI : LFRS), est un aéroport international français situé sur le territoire des communes de Bouguenais et de Saint-Aignan-Grandlieu[Note 1], au sud-ouest de Nantes.

L'aéroport de Nantes-Atlantique, comme celui de Saint-Nazaire - Montoir, est actuellement géré par la société concessionnaire Aéroports du Grand Ouest. C'est le deuxième aéroport le plus important de l'Ouest de la France, après celui de Bordeaux, et le 9e de France (7e de province) en nombre de passagers[1]. L'aéroport Nantes Atlantique génère environ 2 200 emplois directs. En 2017, l'aéroport de Nantes a accueilli 5 489 000 voyageurs, soit une augmentation de 14,9% par rapport à 2016[2].

Le , un décret classe l'aéroport en catégorie A, destiné a recevoir des vols longs-courriers[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de l'aéroport Nantes Atlantique en haut du cliché.
Tour de contrôle Nantes.
Intérieur de la tour de contrôle de l'aéroport de Nantes Atlantique.

En 1928, un camp d'aviation fut créé pour un usage essentiellement militaire, sur un terrain de 50 hectares au bord de la N23 de Nantes à Paimbœuf (actuelle RD 723), près du Château de Bougon (ancienne châtellenie du IXe siècle à l'origine du village de Bouguenais et dont le nom porte celui du « ruisseau de Bougon » qui coule à proximité). Aménagé à partir de 1932, il accueillit en 1934-1935 au Brossais une usine des établissements Breguet, avec un raccordement au terrain d'aviation.

En 1939, la piste en herbe est remplacée par une piste bétonnée de 900 m × 40 m.

Pendant l'occupation, les Allemands en firent un véritable camp avec baraquements, blockhaus, casemates en béton. De là partaient les bombardiers de la Luftwaffe vers l'Angleterre[4]. Les Alliés, mesurant l'importance stratégique du site, avec l'usine d'aviation à proximité, bombardèrent le terrain le . Il y eut 20 victimes civiles, et l'usine fut aux trois quarts détruite et rendue inutilisable[5].

À la fin de guerre, l'Armée de l'air française reprend possession du terrain, dont les Allemands avaient détruit les infrastructures au moment de leur retraite. En 1948-49, la superficie du terrain est portée à 300 hectares environ. Les premières activités commerciales de l'aérodrome apparaissent en 1951, avec la construction de premier bâtiment (en bois), alors que se développent les activités de tourisme et de vols d'essais.

La voie ferrée Nantes - Sainte-Pazanne (allant jusqu'à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Pornic) est déviée en 1967 sur une longueur 4 500 mètres[6]. Durant les années 1970, la longueur de la piste est portée à 2 300 mètres, tandis qu'une nouvelle salle d'embarquement et une aérogare de fret sont construits, et un parking payant pour automobiles est aménagé[6].

Dans les années 1980, la capacité d'accueil de l'aéroport est augmentée de 50 % : sa surface passe à 8 300 m2 pour l’aérogare passagers et 2 400 m2 pour l’aérogare de fret[6]. Il accueille son millionième passagers en 1988 et est rebaptisé « Nantes Atlantique »[6]. Une nouvelle tour de contrôle est érigée durant les années 1990, tandis que la surface de l'aérogare double et passe à 27 000 m2[6].

L'augmentation constante du trafic faisant craindre une saturation rapide de Nantes Atlantique, incite les pouvoirs publics et les collectivités locales à relancer en 2008 le projet d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (ce projet existait déjà depuis 1963) au nord-ouest de l'agglomération nantaise. Face une forte opposition des populations impactés, le projet est abandonné par le gouvernement en .

L'aéroport de Nantes Atlantique a été géré jusqu'à fin 2010 par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire (CCI) et depuis le par la société concessionnaire Aéroports du Grand Ouest, qui associe Vinci, la CCI, à 10%, et l'Entreprise de Travaux Publics de l'Ouest (ETPO), à 5%[7].

En 2011, Nantes Atlantique reçoit le trophée ERA Award 2011-2012 du meilleur aéroport européen remis par l'association des compagnies aériennes régionales européennes[8].

Traitement des passagers[modifier | modifier le code]

Navette reliant l'aéroport à la ville de Nantes.

L'aéroport possède un terminal composé de trois parties principales appelées Hall 1, 2, 3. Une quatrième partie, hall 4, a été ajoutée avec une architecture plus légère dans les années 2000, initialement dédiée à la filiale Régional d'Air France, avant d'accueillir de façon plus générale les vols régionaux avec des petits modules ainsi qu'une partie des vols pour Volotea. Depuis 2015, cette 4e aérogare est reliée aux trois autres pour sa partie post-contrôles de police, et voit un barnum s'y greffer pour y aménager des comptoirs de Police aux Frontières pour gérer l'afflux de passagers lors des pics de fréquentation, notamment l'été avec les vols hors espace Schengen. Enfin, en 2017 et 2018, il subi des réaménagements intérieurs pour accroître la capacité de traitement de passagers ainsi que se moderniser. Le hall 3 à lui aussi été réaménagé, les comptoirs des voyagistes laissant place à des comptoirs d'enregistrement automatisés principalement utilisés par EasyJet et Volotea. Les espaces dédiés aux voyagistes ont eux été déplacés dans un barnum devant le terminal principal, où depuis 2018 un nouvel aménagement à également été créé comprenant une plateforme pour les bus reliant l'aéroport au centre-ville de Nantes et une salle pour les équipages de Volotea. La surface de l'aérogare est de 43 512 m2 et elle accueille chaque année près de 5 458 000 passagers. La surface totale des 26 aires de stationnement est de 105 000 m2 dont 5 d'entre elles sont reliées à des satellites et 21 autres qui ne le sont pas. L'aéroport possède aussi 3 685 m2 de hangars pour les avions.

Accès[modifier | modifier le code]

L'aéroport est desservi par une navette de la TAN depuis la station de tramway Commerce en passant par la gare de Nantes. Ce service possède ses propres tarifs, différents de ceux pratiqués par la Semitan. La ligne de bus ligne 98 de la TAN relie également l'aéroport au pôle d'échange multimodal sud Loire de Pirmil, cependant l'arrêt aéroport est situé sur la D823, a à peine 2 minutes à pieds du terminal principal. Aussi, depuis le , il est également desservi par la nouvelle ligne 48 à partir du terminus de la ligne 3 de tramway Neustrie.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La piste unique de l'aéroport Nantes-Atlantique a un PCN de 49 F/C/W/T[9].

Évolution du trafic[modifier | modifier le code]

Le trafic charter est passé de 659 000 en 2004, 34 % du total, à 690 000 en 2012, 19 % du total[10]. L'emport moyen, nombre moyen de passagers par vol commercial, est passé de 48 en 2000 (1 992 909 passagers pour 42 959 mouvements) à 86 en en 2014 (4 157 284 passagers pour 48 044 mouvements)[11].

Ayant plus que doublé avec +155 % de trafic passagers entre 2005 et 2017, Nantes Atlantique est le 2e aéroport de plus de 500 000 passagers connaissant la plus forte croissance en nombre de passagers parmi les aéroports français, après l'aéroport de Figari Sud Corse. Le cap des quatre millions de passagers est franchi en décembre 2014 et celui des cinq millions en novembre 2017[12].

Trafic de l'aéroport de Nantes Atlantique[13]
Année Mouvements variation Mouvements

Commerciaux

variation Passagers variation Low-Cost Autre Fret (tonnes)
1993 1 001 351 1 001 351
1994 1 124 569 en augmentation +12,3 % 1 124 569
1995 1 240 000 en augmentation +10,3 % 1 240 000
1996 1 398 000 en augmentation +12,7 % 1 398 000
1997 1 452 000 en augmentation +3,8 % 1 452 000
1998 1 663 000 en augmentation +14,5 % 1 663 000 23 426
1999 1 840 796 en augmentation +10,7 % 1 840 796 22 957
2000 72 154 42 959 1 992 909 en augmentation +8,3 % 1 992 909 23 875
2001 71 027 en diminution -1,6 % 40 309 en diminution -6,2 % 1 981 438 en diminution -0,6 % 1 981 438 26 658
2002 64 279 en diminution -9,5 % 36 891 en diminution -8,5 % 1 876 903 en diminution -5,3 % 1 876 903 26 817
2003 63 813 en diminution -0,7 % 35 368 en diminution -4,1 % 1 905 855 en augmentation +1,5 % 1 905 855 28 194
2004 61 448 en diminution -3,7 % 32 643 en diminution -7,7 % 1 938 400 en augmentation +1,7 % 1 938 400 29 813
2005 61 849 en augmentation +0,7 % 35 486 en augmentation +8,5 % 2 154 400 en augmentation +11,1 % 5 336 2 149 064 29 682
2006 57 849 en diminution -6,5 % 37 154 en augmentation +4,7 % 2 423 700 en augmentation +12,5 % 200 400 2 223 300 33 160
2007 54 858 en diminution -5,2 % 37 055 en diminution -0,3 % 2 596 580 en augmentation +7,13 % 284 698 2 311 882 36 482
2008 53 084 en diminution -3,2 % 38 200 en augmentation +3,1 % 2 731 563 en augmentation +5,5 % 413 228 2 318 335 9 085
2009 52 364 en diminution -1,4 % 37 109 en diminution -2,9 % 2 650 593 en diminution -3,05 % 386 144 2 264 449 7 953
2010 55 861 en augmentation +6,7 % 39 833 en augmentation +7,3 % 3 031 556 en augmentation +14,37 % 652 779 2 378 777 8 343
2011 60 800 en augmentation +8,8 % 45 494 en augmentation +14,2 % 3 246 226 en augmentation +7,1 % 707 067 2 539 159 8 381
2012 68 622 en augmentation +12,9 % 47 921 en augmentation +5,3 % 3 631 693 en augmentation +11,9 % 1 097 332 2 534 361 8 668
2013 68 417 en diminution -0,3 % 46 964 en diminution -2 % 3 930 849 en augmentation +8,2 % 1 516 080 2 414 769 8 642
2014 69 940 en augmentation +2,2 % 48 044 en augmentation +2,3 % 4 157 284 en augmentation +5,8 % 1 802 374 2 354 910 9 204
2015 68 215 en diminution -2,5 % 49 250 en augmentation +2,5 % 4 394 996 en augmentation +5,7 % 2 079 182 2 315 814 10 448
2016 69 594 en augmentation +2 % 50 615 en augmentation +2,8 % 4 778 967 en augmentation +8,7 % 2 880 232 1 898 735 11 304
2017 74 607 en augmentation +7,2 % 54 922 en augmentation +8,5 % 5 489 087 en augmentation +14,9 % 2 947 537 2 541 550 11 609

Compagnies aériennes et destinations[modifier | modifier le code]

Les destinations desservies depuis l’aéroport de Nantes couvrent essentiellement l'Europe et l'Afrique du Nord, ainsi que deux vols transatlantiques (Montréal et Fort-de-France). L'aéroport accueille également une des rares navette aérienne Française pour une entreprise, à savoir Airbus, à raison de deux vols par jours sauf le week-end opérés par un ATR42 loué à Hop ! Air France faisant les rotations St Nazaire-Nantes-Toulouse le matin et Toulouse-Nantes-St Nazaire le soir.

L'aéroport de Nantes sert de base aux compagnies aériennes Volotea et Transavia France qui y basent respectivement 5 Airbus A319 et 5 Boeing B737-800. En octobre 2017, l'aéroport devient la base la plus importante d'Europe de la compagnie aérienne Volotea en nombre de sièges, avant Venise, avec 1 100 000 sièges mis en vente[14]. En septembre 2018, la compagnie EasyJet annonce son expansion en France et notamment à Nantes, qui deviendra à l'été 2019 la 7ème base Française de la compagnie. Elle annonce y baser 3 Airbus A320, la création d'une centaine d'emploi et l'ouverture d'une dizaine de nouvelles destinations européennes[15]. Le 10 septembre 2018, Transavia France annonce à son tour un renforcement conséquent de ses opérations à Nantes, en annonçant y baser 2 Boeing B737-800 supplémentaires, portant à 5 le total d'avions basés par la compagnie, avec à la clef des renforcements de fréquences vers les destinations existantes et l'ouverture de 5 nouvelles destinations [16].

Aigle Azur dessert Lyon depuis le 29 octobre 2018; Lyon est la première destination depuis Nantes avec 500 000 passagers par an, suivi de Paris avec 400 000, Marseille avec 300 000, puis Genève et Londres avec 200 000 chacun[17].

CompagniesDestinations
Drapeau de la Grèce Aegean AirlinesAthènes E.-Venizélos, Héraklion-N. Kazantzákis, Corfou-I. Kapodístrias et Rhodes-Diagoras.

Saisonnier : Kalamata.

Drapeau de l'Irlande Aer LingusDublin.
Drapeau de la France Aigle AzurLyon-Saint-Exupéry.
Drapeau de la France Air CorsicaAjaccio et Bastia-Poretta.
Drapeau de la France Air FranceParis-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Nice-Côte d'Azur et Marseille-Provence.
Drapeau de la France Hop ! Air France
opéré par Drapeau de la France Air France
Calvi Sainte-Catherine, Düsseldorf, Figari Sud Corse, Lille Lesquin, Lyon-Saint-Exupéry, Hambourg-H.-Schmidt, Montpellier-Méditerranée et Toulouse-Blagnac.
Drapeau du Canada Air TransatSaisonnier : Montréal-P. E. Trudeau.
Drapeau du Royaume-Uni British AirwaysLondres-Heathrow.
Drapeau de la Belgique Brussels AirlinesBruxelles-National.
Drapeau de la France ChalairBordeaux-Mérignac, Caen, Pau-Pyrénées[18].
Drapeau de la Turquie Corendon AirlinesCharter saisonnier: Istanbul-S. Gökçen, Ercan.
Drapeau du Royaume-Uni EasyJetBristol, Lisbonne-H. Delgado, Liverpool-J.-Lennon, Londres-Gatwick, Lille Lesquin, Lyon-Saint-Exupéry, Nice-Côte d'Azur, Porto-F. Sá-Carneiro, Toulouse-Blagnac, Londres-Luton, Milan-Malpensa.
Drapeau de la Suisse EasyJet SwitzerlandBâle/Mulhouse/Fribourg et Genève-Cointrin.
Drapeau de la France ASL Airlines FranceAjaccio, Porto-F. Sá-Carneiro et Palerme Falcone-Borsellino.
Drapeau du Royaume-Uni FlyBeBirmingham, Manchester et Southampton.
Drapeau de la France HOP!Bruxelles-National, Calvi Sainte-Catherine, Figari Sud Corse, Lille Lesquin, Lyon-Saint-Exupéry, Milan-Malpensa, Montpellier-Méditerranée, Strasbourg, Toulouse-Blagnac, Hambourg-H.-Schmidt et Düsseldorf.
Drapeau de l'Espagne Iberia Regional
opéré par Drapeau de l'Espagne Air Nostrum
Madrid-Barajas.
Drapeau de l'Espagne Iberia ExpressMadrid-Barajas.
Drapeau de la Belgique TUI fly BelgiumAgadir-Al Massira, Casablanca-Mohammed-V et Marrakech-Ménara.
Drapeau des Pays-Bas KLMAmsterdam-Schiphol.
Drapeau de l'Allemagne LufthansaMunich-F. J. Strauß.
Drapeau de la Tunisie Nouvelair TunisieDjerba-Zarzis, Monastir et Tunis-Carthage.
Drapeau de la Turquie Onur AirSaisonnier : Antalya.
Drapeau de la Turquie Pegasus AirlinesCharter saisonnier : Izmir-A. Menderes.
Drapeau du Maroc Royal Air MarocAgadir-Al Massira, Casablanca-Mohammed-V et Marrakech-Ménara.
Drapeau de l'Irlande RyanairMarseille-Provence, Dublin, Édimbourg, Fès-Saïss, Londres-Stansted (à partir du 28 octobre 2018), Séville-San Pablo (à partir du 28 octobre 2018), Bordeaux-Mérignac (à partir du 1 avril 2019), Malte (à partir du 2 avril 2019), Naples-Capodichino (à partir du 2 avril 2019), Manchester (à partir du 3 avril 2019), et Valence (à partir du 4 avril 2019).
Drapeau du Portugal TAP Portugal
opéré par Drapeau du Portugal TAP Express
Lisbonne-H. Delgado.
Drapeau de l'Algérie Tassili AirlinesAlger-H. Boumédiène.
Drapeau de la France Transavia France
Drapeau de la Tunisie TunisairDjerba-Zarzis, Monastir et Tunis-Carthage.
Drapeau de la France Twin JetMetz-Nancy-Lorraine.
Drapeau de l'Espagne Volotea
Drapeau de l'Espagne Vueling AirlinesAlicante-Elche, Barcelone-El Prat, Malaga-Costa del Sol, Palma de Majorque, Rome Léonard-de-Vinci/Fiumicino, Ténériffe-Sud Reine Sofia, Séville-San Pablo et Las Palmas/Gran Canaria
Drapeau de la France XL Airways FranceSaisonnier : Martinique Aimé Césaire, Punta Cana.

Fret[modifier | modifier le code]

CompagniesDestinations
Drapeau de l'Allemagne DHL Aviation
opéré par European Air Transport Leipzig
Leipzig/Halle,
AirbusHambourg-Finkenwerder
non desservi entre 2017 et 2020

Certaines parties fabriquées par Airbus à Bouguenais, caissons centraux notamment, ont été acheminées par Beluga vers la chaîne d'assemblage de Hambourg. Depuis une réorganisation en 2017, les Belugas ne passent plus par Nantes, en attendant le Beluga XL prévu pour 2020. En attendant, ces pièces sont acheminées par la route ou par barge sur la Loire jusqu'à Saint-Nazaire d'où elles partent par bateau jusqu’en Allemagne[19].

Projet de modernisation[modifier | modifier le code]

À la suite de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le , le gouvernement envisage la modernisation de l'aéroport Nantes Atlantique[20], avec dans un premier temps l'agrandissement de l'aérogare sur l'emprise actuelle, puis la réfection de la piste actuelle et son éventuel allongement, avec l'objectif de réduire les nuisances sonores à Nantes et Saint-Aignan-Grandlieu[21]. Le rapport des médiateurs évoque une optimisation progressive des aménagements aéroportuaires à partir de 2020, avec un phasage des travaux en trois temps jusqu'à 2035[22], pour un coût chiffré entre 365 et 460 millions d'euros, y compris le prolongement du tramway jusqu'à l'aéroport, mais hors l'indemnisation qui devra être versée par l'État à Vinci en cas de résiliation du contrat. Cette estimation a été contestée par les pro-NDDL, qui estiment cette rénovation à « plus d'un milliard d'euros » avec les coûts induits par « le droit au délaissement » des maisons soumises à des prescriptions d'urbanisme[22]. Le syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest estime que la procédure pour l'allongement de la piste, pour laquelle aucune études environnementales et d'ingénierie n'ont encore été engagées, pourrait prendre 10 ans, voire 15 en cas de recours[22].

Les actuels propriétaires, surtout ceux qui venaient d’acheter autour de l’aéroport de Nantes et qui espéraient son déménagement, craignent désormais une baisse de la valeur de leur logement[23]. 3 500 et 6 000 d'entre eux subiraient directement les nuisances sonores de cette décision, et 67 000 personnes habitant l'agglomération nantaise subiraient ces nuisances de manière « plus modérées »[23]. En revanche, les logements situés près de Notre-Dame-des-Landes devraient bénéficier d'une conséquente plus-value[23].

L'extension de la piste vers le sud se heurterait à un espace naturel protégé et classé par l’Union européenne et la loi littoral, le lac de Grand-Lieu[23]. Lors de la controverse sur le projet d'aéroport du Grand Ouest, certains opposants à NDDL affirmait que le prolongement de la seule piste de Nantes Atlantique n'aurait aucun impact pour la faune de la réserve naturelle et préserverait même les rives du lac de toute urbanisation. Or, Philippe Viroulaud, directeur adjoint de la Dreal déclarait déjà en 2014 : « Ce n'est pas la proximité de l'aéroport actuel qui limite l'urbanisation de ces communes, mais les contraintes liées à la loi littoral qui resteront en vigueur même si Nantes-Atlantique déménage ailleurs »[24],[25]. Déjà en 2015, d'autres opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes (dont l'ACIPA) jugeait eux-mêmes la prolongation de cette piste totalement inutile jugeant que l'ensemble de propositions et de chiffrages de la DGAC était destinés à augmenter artificiellement le coût d’un réaménagement de la plateforme aéroportuaire de Nantes-Atlantique afin de justifier le transfert à Notre-Dame-des-Landes[26].

Cinéma[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Château-Bougon sert de décor pour une partie du film Soigne ta droite de Jean-Luc Godard (1987)[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'aérogare se trouve sur la commune de Bouguenais, le tiers sud de la piste sur celle de Saint-Aignan.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aéroports français classés par le nombre de passagers.
  2. https://www.easybourse.com/marches/valeurs/communique-presse/1284319/vinci-airports-trafic-4e-trimestre-2017-bilan-annuel.html.
  3. « Nantes. L’aéroport passe en catégorie A », sur Ouest-France,
  4. Les escadres de la Luftwaffe à Nantes-Château-Bougon.
  5. (en) Luigi Vallero. "France's Oceanic Gateway". Airports of the World (Key Publishing Ltd). p. 64–67. - juillet–aout 2009.
  6. a b c d et e Manon Stum, « ménagement du Site de L’Aéroport Nantes Atlantique Dynamiser une zone aéroportuaire » [PDF], sur Ville de Bouguenais, (consulté le 1er novembre 2016), p. 17.
  7. « Démarrage de la concession au 1er janvier », sur Projet d'aéroport du Grand Ouest Notre-Dame-des-Landes (consulté le 31 janvier 2011).
  8. « L’aéroport Nantes Atlantique élu meilleur aéroport européen », www.nantes.maville.com, 30 septembre 2011.
  9. https://www.sia.aviation-civile.gouv.fr/dvd/eAIP_25_MAY_2017/FRANCE/AIRAC-2017-05-25/html/eAIP/Cartes/IAC/LFRS/AD%202%20LFRS%20ADC%2001.pdf.
  10. « Evaluation de l’impact économique de l’Aéroport Nantes Atlantique en 2012 - Note de synthèse », Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire, .
  11. « Projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, Document de synthèse », Commission nationale du débat public, .
  12. « Niveau record de l'aéroport de Nantes-Atlantique », Le Figaro, 21 novembre 2017.
  13. « Statistiques annuelles - Aéroport de Nantes Atlantique », Union des aéroports français.
  14. « Lanzarote et Pula, deux nouvelles destinations à partir de Nantes », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne).
  15. Frédéric Brenon, « Nantes: EasyJet ouvre une base et promet la création d'une centaine d'emplois », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  16. « aeroport-transavia-ajoute-des-avions-et-des-vols-nantes », air-cosmos.com,‎ (lire en ligne).
  17. « Aéroport. Nantes-Lyon, décollage immédiat pour Aigle Azur », Ouest-France,‎
  18. Jérôme Renaud, « Chalair reliera Nantes à Pau », sur airinfo.org, (consulté le 7 décembre 2016).
  19. « Nantes. Les vols du Beluga sont interrompus jusqu’en 2020 à l’aéroport », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  20. « L'aéroport de Nantes-Atlantique sera « modernisé » selon Edouard Philippe », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  21. Présidence de la République, « Décision du Gouvernement sur l’avenir du projet aéroportuaire du Grand Ouest. », sur www.elysee.fr (consulté le 3 février 2018)
  22. a b et c Le Point, magazine, « L'actuel aéroport de Nantes réaménagé, mais sous quel délai ? », Le Point,‎ (lire en ligne).
  23. a b c et d lefigaro.fr, « Extension de l’aéroport de Nantes: une mauvaise affaire pour les riverains », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  24. « Notre-Dame-des-Landes Un "rapport" embarrassant révélé par le Canard Enchaîné », sur presseocean.fr.
  25. « Carte indiquant la zone autour du lac protégée par la loi littoral », sur loire-atlantique.gouv.fr (consulté le 19 mai 2016).
  26. « "Pas besoin d'allonger la piste" répondent les anti-transfert », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  27. Antoine Rabaste, Il était une fois à l'Ouest : Nantes et Saint-Nazaire sous les projecteurs, Nantes, éditions Coiffard, , 256 p. (ISBN 978-2-91933-929-7), p. 252.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]