8e régiment de cuirassiers

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8e régiment de cuirassiers
Image illustrative de l'article 8e régiment de cuirassiers
Insigne de 1936 à 1942

Création 1635
Dissolution 1964
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de Cuirassiers
Rôle Cavalerie
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Fleurus 1794
Wagram 1809
La Moskowa 1812
Hanau 1813
La Marne 1914
L'Avre 1918
Saint-Mihiel 1918
Anniversaire Saint Georges
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 8e régiment de cuirassiers (8e RC) est une unité de l’armée française créée sous l’Ancien Régime, qui s’est particulièrement distinguée pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire.

Insigne de 1954 à 1964

Au siège de la Rochelle, on réunit deux ou trois compagnies en "esquadres" ou "escadrons" de cent à cent-vingt chevaux.

En 1638 seulement, sur ordre du cardinal de Richelieu, les compagnies de cavalerie sont formées en régiments de sept à huit compagnies de soixante-dix maîtres. De cette année date la création des régiments de cavalerie. Le Cardinal fait revêtir à ce nouveau régiment une cuirasse par-dessus l'habit et le confie au mestre de camp, marquis d'Aumont. Celui-ci charge à Rocroi à la tête de cette unité et s'y couvre de gloire, puis le 13 juillet devant Fribourg il repousse mille cavaliers ennemis avec trois cents hommes de son régiment.

portant les noms de ses différents "mestres de camp", Chappes puis Villequier, le régiment participe à toutes les campagnes de Louis XIV.

En 1665, le roi "voulant avoir un régiment à l'instar de ceux de l'Empereur", décida de créer un corps de cuirassiers, les cavaliers de cette époque ne portant seulement qu'un plastron.

en 1672, durant la campagne de Hollande, il effectue le fameux passage du Rhin qui à "l'aspect des cuirassiers du roy d'épouvante frissonne" comme l'écrira Boileau.

À Cassel, en 1677, l'ennemi abandonne 17 étendards, 44 drapeaux et 3000 prisonniers ; le mestre de camp des cuirassiers, le comte de Revel, est nommé maréchal de camp.

Les cuirassiers chargent à Neerwinden en 1693, bataille gagnée par Luxembourg, le "Tapissier de Notre-Dame".

Très élégants, les cuirassiers du roy parcourent la France dans ses différentes garnisons, du Jura au Nord, durant le début pacifique du règne de Louis XV.

Puis durant la guerre de succession de Pologne (1733-1738) guerroie en Italie aux bataille de San Pietro et bataille de Guastalla (1734).

Avec quatre escadrons, les cuirassiers partent de nouveau en campagne pour la Guerre de succession d'Autriche et chargent le 11 mai 1745 à Fontenoy aux côtés de la Maison du Roy, de la Gendarmerie et des Carabiniers.

En Allemagne pendant la Guerre de Sept Ans, ils chargent à Krefeld, à Lutzelberg où, sous les ordres du marquis de Caulaincourt[1], ils chargent cinq fois, avec Royal-Piémont et Dauphin-Cavalerie ; l'infanterie hanovrienne en subira de très grosses pertes.

En 1791, les cuirassiers perdent leur nom de cuirassiers du roy, porté pendant 125 ans, pour celui de 8e régiment de cavalerie-cuirassiers.

(1) Le 8e régiment chargera en 1812 à la Moskova sous les ordres d'un autre Caulaincourt.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1635 : levée du régiment de cuirassiers du Roi
  • 1638 : renommé régiment du marquis d'Aumont
  • 1645 : renommé régiment de Chappes
  • 1665 : renommé régiment de Villequier
  • 1740 : renommé régiment de Cuirassiers-cavalerie
  • 1791 : devient le 8e régiment de cavalerie
  • 1803 : renommé 8e régiment de cuirassiers
  • 1815 : dissous
  • 1826 : renommé 8e régiment de cuirassiers
  • 1916 : renommé 8e régiment de cuirassiers à pied
  • 1919 : dissous
  • 1936 : reformation sous le nom de 8e régiment de cuirassiers
  • 1940 : renommé 8e régiment de cuirassiers, régiment de Lorraine au sein de l’armée d’armistice[2]
  • 1942 : dissous (maintenu dans le maquis)
  • 1944 : reformé sous le nom de 8e régiment de cuirassiers
  • 1954 : dissous (devient 8e RCA)
  • 1954 : 8e régiment de cuirassiers
  • 1964 : Dissous

Garnisons[modifier | modifier le code]

Colonels/chef de brigade[modifier | modifier le code]

  • 1846 : Porcher
  • 1848 : Rey
  • 1850 : Boyer
  • 1855 : Texier-Pommeraye
  • 1856 : Charles Louis Thérémin d'Hame
  • 1865 : de la Rochefoucaud
  • 1869 :François Henri Guiot de La Rochère
  • 1874 : Humblot
  • 1881 : Dufaud - Colonel
  • 1887 : de Bremond d'Ars - Colonel
  • 1888 : Torel - Colonel
  • 1896 : de Carne
  • 1900 : de Seroux
  • 1908 : de Font-Reaulx
  • 1912 : Hugner
  • 1913 : Colonel Mesplé
  • 1915 : de Latour
  • 1916 : de Tessières
  • 1918 : Leandri
  • 1936 : Morio - Colonel
  • 1940 : de Chanterac - Lieutenant-Colonel
  • 1941 - 1942 : Segur - Colonel
  • 1944 : Calvel puis de Beaumont
  • 1945 : Fayolle
  • 1947 : de l'Estoile
  • 1949 : Henry
  • 1953 : de Roquemaurel
  • 1954 : Volpert
  • 1956 : de Balincourt
  • 1959 : Reppelin
  • 1960 : Metivier
  • 1961 : Desrippes
  • 1962 : Dumas-Delage

Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le 8e de cuirassiers :

  • Colonel Dore : tué le 6 août 1796.
  • Colonel Merlin : blessé le 21/22 mai 1809
  • Colonel Grandjean : blessé le 7 septembre 1812
  • Colonel Lefaivre : blessé le 30 octobre 1813
  • Colonel Garavaque : blessé le 16 juin 1815

Officers tués ou blessés alors qu'ils servaient au 8e de cuirassiers durant la période 1805-1815 :

  • Officiers tués : 8
  • Officiers mort des suites de leurs blessures : 20
  • Officiers blessés : 81

Historique des combats et batailles du 8e cuirassiers[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et de l’Empire[modifier | modifier le code]

Bataille de Valmy: des cuirassiers du 8e se trouvent au premier plan de ce tableau de Jean-Baptiste Mauzaisse.

Restauration[modifier | modifier le code]

Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, lors de la Bataille de Frœschwiller il s'illustre par ses charges désespérées au sein de la 3e brigade du général Michel, division de cavalerie du 1er corps d'armée, sur l'ennemi retranché dans le village de Morsbronn. Le régiment est décimé. Par son sacrifice il permet à la 4e Division d'infanterie de Lartigue de battre en retraite en ordre.

Troisième République[modifier | modifier le code]

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 8e régiment de cuirassiers est formé à Tours.

En 1914-1918, il abandonne ses chevaux pour devenir une troupe à pied, gagne la fourragère 1914-1918 avec deux citations à l’ordre de l’Armée. Il est dissous à la fin de cette guerre.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

1919[modifier | modifier le code]

Le régiment est dissous dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Recréé en 1936, il devient une unité mécanique équipée d’engins blindés sous le nom de 5e GAM (Groupe d'Automitrailleuses).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1939[modifier | modifier le code]

1940[modifier | modifier le code]

Régiment de découverte de la 2e division légère mécanique, il est le premier régiment à franchir la frontière belge au matin du 10 mai 1940, et combat à la bataille de Hannut. Il reçoit une 3e citation à l’ordre de l’armée.

Défense des ponts de Tours juin 1940.

1941[modifier | modifier le code]

Il est maintenu dans l’armée d’armistice

1942[modifier | modifier le code]

Le régiment est dissous en novembre 1942 après l’invasion allemande de la Zone Libre et le sabordage de la flotte française à Toulon.

1944[modifier | modifier le code]

Il est reconstitué le 24 août 1944 par le colonel Chomel, au sein de la brigade Charles Martel, à partir d'éléments venant du Premier régiment de France, commandant Calvel. Il participe avec la brigade à de nombreuses actions des Maquisards contre l’armée allemande d’occupation ; v. ainsi le Combat d'Écueillé et la reddition de la colonne Elster[3].

Recréé officiellement le 1er octobre 1944, il est en novembre sur le front de l’Atlantique aux combats de la Poche de Saint-Nazaire jusqu'à la reddition de celle-ci en mai 1945.

1945[modifier | modifier le code]

Depuis 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Les traditions du 8e régiment de cuirassiers ont été reprises par l'escadron de maintenance régimentaire (7e escadron) du 6.12 régiment de cuirassiers d'Olivet (45).

Etendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4] :

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée :

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Insignes[modifier | modifier le code]

Héraldique :

Le premier insigne est réalisé en 1939 par Arthus Bertrand. Les dates "1665" et "1936" sont gravée en bas de l'insigne ou l'on retrouve également le nom du graveur :"Leclair".

En 1947 l'insigne réalisé par Arthus Bertrand fait apparaitre une portière sur le blindé.

Sur l'insigne réalisé par Drago en 1961, les emblèmes royaux remplacent le blindé. Cet insigne a été homologue sous le numéro G 1839.

"Cuirasse d'argent aux bordures de gueules portant en cœur un soleil chargé des armes de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or) entourées de rameaux de chêne et de lauriers et sommées de la couronne royale, le tout d'or". Inscription en pointe: 1665 -"Cuirassiers du Roy".

Faits d'armes inscrits sur l'étendard[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]


Uniformes d’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Uniformes sous la Révolution et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres ayant servi au 8e RC[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 8e régiment de cuirassiers, 1665-1874, 106 p., H. Tanera, éditeur, 1875, en ligne dans Gallica
  • Général de brigade Philippe Peress, 31, rue Hoche 49400 Saumur.
  • Musée des Blindés ou Association des Amis du Musée des Blindés, 1043, route de Fontevraud, 49400 Saumur.
  • Cdt Bucquoy. Les Uniformes du Premier Empire. Les Cuirassiers.
  • Claude Lenbrez, Le groupement d'escadrons Calvel ou les 122 jours qui précédèrent la 5e résurrection du 8e régiment de cuirassiers (1er juin - 1er octobre 1944) durant la campagne de la Brenne de la brigade Charles Martel, 218 p., 1990.
  • Pierre-Armel de Beaumont, Le 8e Cuirassiers dans la Résistance avec le lieutenant-colonel de Beaumont, 1942-1945, 200 p., éditions de l'Onde, 2014 (ISBN 978 291 692 99 27).
  • Historique du 8e régiment de cuirassiers pendant la guerre 1914-1918, Nancy, Berger-Levrault, , 84 p., disponible sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le 8e régiment chargera en 1812 à la Moscova sous les ordres d'un autre Caulaicourt.
  2. a et b Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. (ISBN 2-7171-0838-6)
  3. V. Claude Lembrez, Le groupement d'escadrons Calvel ou les 122 jours qui précédèrent le 5e résurrection du 8e régiment de cuirassiers (1er juin au 1er octobre 1944), 218 p., 1990 (ISBN 2-9505392-0-3).
  4. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]