70 Virginis b

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70 Virginis b
Vue d'artiste de 70 Virginis b.
Vue d'artiste de 70 Virginis b.
Étoile
Nom 70 Virginis
Constellation Vierge
Ascension droite 13h 28m 25,8s
Déclinaison +13° 46′ 43,5″
Type spectral G2.5Va

Localisation dans la constellation : Chevelure de Bérénice

(Voir situation dans la constellation : Chevelure de Bérénice)
Coma Berenices IAU.svg

Localisation dans la constellation : Vierge

(Voir situation dans la constellation : Vierge)
Virgo IAU.svg
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) 0,484 ± 0,028  ua
Excentricité (e) 0,4007 ± 0,0035
Période (P) 116,6884 ± 0,0044  d
Caractéristiques physiques
Masse (m) > 7,49 ± 0,61 MJ ?
Découverte
Découvreurs Geoffrey Marcy
R. Paul Butler
Méthode Méthode des vitesses radiales
Date
Statut confirmée[1]

70 Virginis b est une exoplanète située à environ 60 années-lumière dans la constellation de la Vierge. Annoncée en 1996, 70 Virginis est l'une des premières étoiles pour laquelle la présence d'un système planétaire est confirmée[2]. Lors de son annonce, on a cru que 70 Virginis b était dans la zone habitable de son étoile, aussi appelée en anglais, Goldilocks zone, ce qui a valu à cette planète le surnom de Goldilocks, c'est-à-dire Boucles d'Or (« pas trop chaud, ni trop froid ») [3].

Toutefois, on a confirmé plus tard que son orbite était excentrique et plus près de son étoile. C'est le satellite Hipparcos qui a montré que l'étoile était plus distante qu'on ne l'avait pensé et donc plus chaude, ce qui a impliqué que la planète était dans une zone trop chaude pour être habitable[4].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Évolution temporelle de la vitesse radiale de 70 Virginis, due notamment à la présence de 70 Virginis b.

70 Virginis b est une exoplanète géante gazeuse ayant 7,5 fois la masse de Jupiter et une orbite excentrique de 116 jours autour de son étoile parente. On s'attend à ce que sa gravité de surface soit de six à huit fois celle de Jupiter. Au moment de sa découverte en janvier 1996, on croyait que l'étoile se trouvait à seulement 29 al ce qui a fait qu'on a cru que l'étoile était moins lumineuse selon sa magnitude apparente. Il en a résulté qu'on a également cru que l'orbite de la planète était dans la zone habitable, ce qui a fait qu'on a surnommé la planète Goldilocks, en référence au nom en anglais du personnage de Boucles d'or du conte Boucles d'or et les Trois Ours : pas trop chaude ni trop froide[3].

Le satellite Hipparcos a finalement montré que l'étoile était plus distante et donc plus brillante, ce qui implique que la planète est trop chaude pour être dans la zone habitable de son étoile[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 70 Vir b sur NASA Exoplanet Archive
  2. Geoffrey W Marcy et R. Paul Butler, « A Planetary Companion to 70 Virginis », The Astrophysical Journal Letters, vol. 464, no 1,‎ , p. L147–L151 (DOI 10.1086/310096, lire en ligne)
  3. a et b (en) Corey Powell, « A Parade of New Planets », Scientific American,‎ (lire en ligne)
  4. a et b M. A. C. Perryman et al., « Hipparcos distances and mass limits for the planetary candidates: 47 Ursae Majoris, 70 Virginis, 51 Pegasi », Astron. Astrophys., vol. 310,‎ , p. L21–L24 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]