George Lucas

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George Lucas
Description de cette image, également commentée ci-après

George Lucas à la Mostra de Venise 2009.

Nom de naissance George Walton Lucas, Jr.
Naissance (71 ans)
Modesto, Californie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables THX 1138
American Graffiti
Star Wars (saga)
Indiana Jones (saga)
Séries notables Les Aventures du jeune Indiana Jones
The Clone Wars
Site internet www.lucasfilm.com

George Lucas est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le à Modesto en Californie.

Issu de l'école de cinéma de l'université de Californie du Sud à Los Angeles, il cofonde avec son ami Francis Ford Coppola le studio American Zoetrope puis crée sa propre société de production : Lucasfilm. Il commence sa carrière de réalisateur avec les films THX 1138 en 1971 et American Graffiti en 1973. Il connaît ensuite la consécration avec les deux premières trilogies cinématographique Star Wars. Énorme succès au box-office, la saga galactique fait de lui un des cinéastes les plus reconnus et fortunés du cinéma américain mais aussi complique sa vie notamment à cause de ses relations parfois difficiles avec les fans.

Lucas est aussi le créateur et scénariste de la saga Indiana Jones, réalisée par son ami Steven Spielberg. Il produit également d’autres films comme Labyrinthe (1986) ou Willow (1988) et des séries télévisées issus de ces sagas comme Les Aventures du jeune Indiana Jones (1992-1996) ou The Clone Wars (2008-2014). En 2012, il vend sa société de production au groupe The Walt Disney Company et annonce qu'il prend officiellement sa retraite.

Il tire son inspiration des séries télévisées vues dans son enfance et des différentes mythologies. Il est également influencé par le cinéma expérimental. Il permet au monde du cinéma une grande révolution technologique notamment au niveau du son, du montage, de l’animation par ordinateur et des effets spéciaux. Marié deux fois et père de quatre enfants, il est également philanthrope. Il investit sa fortune dans l’éducation et l’art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Arche en fer orange flanquée de deux arbres.
Arche à l'entrée de la ville de Modesto.

George Walton Lucas, Jr. naît le à Modesto en Californie où ses parents Dorothy Ellinore Bomberger et George Walton Lucas Senior tiennent une papeterie[1]. Il a trois sœurs prénommées Ann, Kathleen et Wendy[2]. Par son père, Lucas est également un lointain cousin de l'acteur Marlon Brando[3].

Durant sa jeunesse, il lit comme de nombreux jeunes américains de cette époque des comics. Parmi ceux qui le marquent durablement, il y a les séries d'horreur et de science-fiction d'EC Comics et les séries de super-héros de Marvel comme Les Quatre Fantastiques de Jack Kirby[4]. Il se passionne également pour les fictions radiophoniques, les westerns télévisés, les motos, les voitures et le rock 'n' roll[5].

Fanatique de courses automobiles, il passe son permis dès l'âge de seize ans et se rêve pilote professionnel. Mais le 12 juin 1962, à l'âge de dix-huit ans, il a un terrible accident de voiture au volant de son Autobianchi Bianchina. Sa ceinture de sécurité cède, il est projeté hors de son véhicule mais s'en sort miraculeusement. Il reste malgré tout deux semaines en soins intensifs. Transformé par cette expérience, il met fin à ses ambitions de devenir pilote[6].

Lucas s’intéresse alors au cinéma expérimental américain et découvre également le cinéma européen à travers des films comme À bout de souffle (1960) de Jean-Luc Godard, Jules et Jim (1962) de François Truffaut et Huit et demi (1963) de Federico Fellini[7].

Études[modifier | modifier le code]

Voiture jaune avec un pilote en casque blanc.
Une Lotus 23 assez similaire à celle utilisée dans le court 1:42.08.

George Lucas intègre donc tout naturellement l'école de cinéma de l'université de Californie du Sud à Los Angeles. Il y réalise plusieurs courts métrages. En 1965, pour un cours sur l'animation, il produit Look At Life[Note 1], un montage d'une minute de plusieurs photos emblématiques du début des années 1960[8]. Lors de l'année 1966, il réalise Herbie, un court expérimental de seize minutes sans histoire ni acteur mais avec en fond sonore un morceau de jazz d'Herbie Hancock et Freiheit[Note 2] l'histoire d'un jeune étudiant allemand qui tente de traverser le Rideau de fer[9]. Toujours en 1966, il tourne 1:42.08[Note 3], un court qui met en scène une Lotus 23 sur un circuit automobile de Los Angeles[10]. Lors des prises de vue, il rencontre le réalisateur Haskell Wexler et se lie d'amitié avec lui[6].

En 1967, il réalise le court métrage dystopique Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB[Note 4] en hommage à l'un de ses films favoris 21-87 d'Arthur Lipsett. Comme l'université de Californie du Sud a un contrat avec le service cinéma de la Marine des États-Unis, c'est cette dernière qui finance le court. En échange, Lucas donne des cours aux cinéastes de la marine. Il tourne notamment sur un parking de l'Université de Californie, à l'aéroport international de Los Angeles et à l'aéroport de Van Nuys. Le film est achevé chez l'une des professeurs de Lucas, la monteuse Verna Fields après douze semaines de travail[11]. Impressionné par ce court, l'aspirant cinéaste Steven Spielberg se présente à Lucas pour le félicité[12]. En janvier 1968, le film est projeté lors de la troisième édition du festival du film étudiant tenu au Lincoln Center à New York. Il y remporte le premier prix dans la catégorie des films dramatiques[13]. Electronic Labyrinth lui permet également d'obtenir un stage de six mois aux studios Warner Bros. à Burbank[14]. Il est affecté sur le tournage de La Vallée du bonheur, le troisième long métrage de Francis Ford Coppola. Sur le plateau il se lie rapidement d'amitié avec le réalisateur. Coppola autorise même Lucas à devenir son assistant le temps du tournage à condition qu'il lui trouve « une bonne idée par jour »[8],[15].

De retour à l'école, il réalise The Emperor[Note 5] un documentaire de vingt minutes sur Bob Hudson, un animateur d'une radio de Burbank, Anyone Lived in a Pretty How Town[Note 6], sur la base du poème homonyme d'E. E. Cummings[16] et 6-18-67[Note 7], un documentaire sur le tournage en Arizona du film L'Or de MacKenna de J. Lee Thompson[17]. En 1968, Francis Ford Coppola lui confie la réalisation de Filmmaker[Note 8], un documentaire sur la production du film Les Gens de la pluie[14],[12].

Premiers longs métrages[modifier | modifier le code]

En mai 1969, pour obtenir une certaine indépendance envers Warner Bros., Coppola et Lucas fondent à San Francisco leur propre société de production : American Zoetrope[18],[14]. Lucas en est nommé vice-président exécutif. Pour sa première production la société prévoit l'adaptation du court Electronic Labyrinth en un long métrage ayant pour titre THX 1138. Warner Bros. accepte de coproduire le projet et prête trois cent mille dollars à la jeune société[12].

Avec un budget final de 777 777 $, Lucas tourne son premier long métrage du 22 septembre au 21 novembre 1969[19]. Un an plus tard, le film est présenté le 19 novembre 1970 aux représentants de Warner Bros. Le visionnage est désastreux. Ils trouvent le film impropre à la promotion et à la vente et exige le remboursement de l'avance des trois cent mille dollars. Coppola se trouve alors lourdement endetté et accepte alors de réaliser le film Le Parrain pour la société Paramount. Lucas, lui, décide alors de fonder sa propre société de production : Lucasfilm[20]. THX 1138 est alors remonté par Rudi Fehr à la demande de Warner Bros. et sort dans les salles américaines en mars 1971. Le film remporte un relatif succès critique. Lucas, lui tire de cette expérience qu'il s'assure à l'avenir un contrôle total sur ses films[21].

Enseigne avec des lettres bleues et rouges.
Le « Mel's Drive-In » est le lieu où se retrouvent les protagonistes d’American Graffiti.

Fin 1971, Lucas signe un accord avec la société United Artists pour le financement de deux films, le premier se nomme American Graffiti et le second est un film de science-fiction alors sans nom[21]. Il engage son ami Haskell Wexler pour être le chef opérateur du film. Le tournage d’American Graffiti débute le 26 juin 1972 et dure 29 jours. Lucas le film comme un documentaire suivant l'itinéraire de plusieurs jeunes protagonistes autour d'une même soirée dans une petite ville[22]. Le film sort le 11 août 1973 et remporte un succès critique, public et est distingué par plusieurs récompenses[23].

Lucas envisage ensuite de réaliser Apocalypse Now, un projet de film sur la guerre du Viêt Nam[14]. Mais des divergences artistiques avec Coppola lui font renoncer au projet. Le film est finalement réalisé par Francis Ford Coppola lui-même[24]. Lucas tente alors d'adapter au cinéma la série télévisée de science-fiction Flash Gordon. Cependant devant les exigences de la société propriétaire des droits d'auteurs, Lucas abandonne le projet[25],[14].

Trilogie Star Wars[modifier | modifier le code]

Après le succès d’American Graffiti, Lucas obtient fin 1973 d’Alan Ladd Jr., un des vice-présidents de la société 20th Century Fox le financement de son prochain projet, un film de science-fiction de son invention : Star Wars[23]. Puis en 1975, il négocie avec la Fox le droit de faire deux suites à son film[26]. Pour prendre en charge la colossale quantité d'effets spéciaux nécessaire à la création de son épopée intergalactique, Lucas fonde en mai de la même année, la société Industrial Light & Magic. Il l'installe dans un ancien entrepôt en banlieue de Los Angeles[27].

Le tournage démarre le 22 mars 1976 en Tunisie[28] puis déménage ensuite aux studios d'Elstree dans la banlieue de Londres[29] où il se termine le 23 juillet[30]. En découvrant le premier montage du film, Lucas est en état de choc. Il le trouve désastreux et demande au monteur de le retravailler[31]. Mais celui-ci refuse. Lucas décide alors de le renvoyer et engage à sa place Richard Chew, Paul Hirsch et sa propre femme Marcia Lucas. Les monteurs utilisent alors au maximum les meilleures prises pour rendre le film moins « traditionnel et plat ». Lucas obtient ensuite que la sortie de son film soit repoussée de Noël 1976 à l'été 1977. Cela lui laisse du temps pour intégrer les effets spéciaux réalisés par Industrial Light & Magic[28]. Mais en découvrant que les techniciens ont dépensé la moitié de leur budget pour la réalisation d'une seule scène, Lucas s'effondre. Il se fait hospitaliser croyant être victime d'une crise cardiaque. Les médecins diagnostiquent seulement de l'hypertension artérielle et lui recommandent moins de stress[30]. Le réalisateur s'oblige alors à superviser lui-même les techniciens pour redoubler l'effort et finir à temps les effets spéciaux[28].

Lettres jaunes sur fond noir.
Logo de la saga Star Wars.

Comme la 20th Century Fox craint la concurrence des films de l'été comme Cours après moi shérif, elle avance la sortie au . Le film La Guerre des étoiles sort dans trente-sept salles et bat le record d'entrées dans trente-six d’entre elles. Les distributeurs multiplient alors le nombre de salles où est projeté le film. Les Américains se ruent en masse pour le voir. Le film devient l'un des premiers Blockbusters de l'histoire, se place à la première place des recettes de l'année 1977 et entraine un doublement de la valeur des actions de la Fox[28]. La Guerre des étoiles reste aussi l'un des films les plus rentables financièrement de tous les temps[32]. Ayant préalablement négocié avec la Fox d'avoir le contrôle des produits dérivés, Lucas fait fortune grâce à ceux-ci. Cela lui permet également une relative indépendance face aux producteurs[28].

Lucas décide de produire L'Empire contre-attaque, le film suivant en totale indépendance en autofinançant le film avec un emprunt à sa banque. 20th Century Fox se contente désormais de distribuer le film dans les salles de cinéma. George Lucas s'aperçoit alors qu'il ne peut humainement pas s'occuper du financement, de la production et de la réalisation en même temps. Il décide donc d'engager un réalisateur confirmé. Son choix se porte sur Irvin Kershner, qu'il a connu comme enseignant à l'école du cinéma. Le tournage débute le 5 mars 1979 en Norvège puis se poursuit aux studios d'Elstree à partir du 13 mars[28]. Il prend fin le 24 septembre[33]. Le film sort aux États-Unis le 21 mai 1980 au format 70 mm dans cent vingt-sept cinémas. Cent vingt-cinq d'entre eux battent leur record d'entrées pour un premier jour d'exploitation. À partir du 18 juin, une diffusion plus large est organisée au format 35 mm[34]. Ce film se place également à la première place des recettes mondiale de l'année 1980[35].

Pour Le Retour du Jedi, le troisième film de la saga Star Wars, George Lucas envisage d’engager son ami Steven Spielberg pour la réalisation. Mais le syndicat des réalisateurs d'Amérique l'en empêche. En effet, Lucas et le syndicat sont en froid depuis que le second a fait payer une amende au premier pour ne pas avoir indiqué les principaux crédits au début de L'Empire contre-attaque comme c'est alors la règle[28]. Après de nombreuses recherches, Lucas dévoile en mai 1981, le nom du réalisateur qu'il retient finalement : Richard Marquand[36], un gallois qui vient de réaliser un film de guerre nommé L'Arme à l'œil[37]. Le tournage débute le 11 janvier 1982 aux studios Pinewood en Angleterre[38] puis aux États-Unis à partir d'avril 1982[39]. Il prend fin le 20 mai[40]. Le film est projeté sur les écrans américains le mercredi 25 mai 1983, soit six ans jour pour jour après le premier Star Wars[28]. Il sort dans mille deux cinémas[41]. Comme les deux précédent opus, le film se place à la première place des recettes de l'année 1983[42].

Cependant, le travail sur la première trilogie l'a véritablement « épuisé »[43]. De plus il perd une partie de sa fortune à la suite de son divorce en 1983. Il souhaite alors mettre en pause le développement de la saga Star Wars. Il annule alors officieusement la trilogie qui devait se dérouler après Le Retour du Jedi mais déclare en revanche, que l'idée de préquelles se déroulant avant Un nouvel espoir l'intéresse toujours[44].

Débuts d'Indiana Jones[modifier | modifier le code]

Un fouet entouré sur lui même et un chapeau marron.
Le chapeau et le fouet sont deux des accessoires distinctifs d'Indiana Jones.

Fin mai 1977, quelques jours après la sortie de La Guerre des étoiles, George Lucas prend quelques jours de vacances à Hawaï en compagnie de Steven Spielberg. Ce dernier lui déclare vouloir réaliser un James Bond. Lucas lui répond qu'il a encore mieux, et lui raconte un de ces projets, un film d'aventure autour d'un aventurier du nom d'Indiana Smith. Spielberg lui conseil de changer le nom en Indiana Jones car le premier nom ressemble trop au titre du film Nevada Smith (1966)[45]. Le scénario est confié à Lawrence Kasdan sur histoire écrite par Lucas et Philip Kaufman. Steven Spielberg le réalise et Lucas endosse le rôle de producteur délégué. Le film, baptisé Les Aventuriers de l'arche perdue sort le 12 juin 1981 et devient le plus gros succès de l'année aux États-Unis[37].

Fort du succès du premier opus, Lucas et Spielberg se retrouvent en 1983 au Sri Lanka à leur poste respectif pour tourner une suite nommée Indiana Jones et le Temple maudit[14]. Même si Spieberg est reticent, Lucas parvient à le convaincre de réaliser un film plus sombre que le précédent[46]. Le film sort le 23 mai 1984 et devient le troisième plus gros succès de l'année aux États-Unis[47].

Ewoks, Willow et autres productions[modifier | modifier le code]

Dès 1979, George Lucas produit des films pour d'autres réalisateurs. Il débute par American Graffiti, la suite le second volet de son film American Graffiti réalisée par Bill L. Norton[48],[14]. En 1980, en compagnie de Francis Ford Coppola, il produit Kagemusha du cinéaste Akira Kurosawa, dont les deux amis sont des grands admirateurs[49]. En 1984, un an après la sortie du Retour du Jedi, il capitalise sur la sympathie qu'inspirent aux enfants les personnages des Ewoks et produit pour ABC le téléfilm L'Aventure des Ewoks[50]. L'année suivante, il propose toujours sur la même chaine la suite, le téléfilm La Bataille d'Endor[51]. La même année, il produit Latino pour son vieil ami Haskell Wexler. Ce documentaire projeté au festival de Cannes relate la Révolution sandiniste au Nicaragua[52]. Il produit également la même année une autre œuvre projetée au festival : Mishima, un film qui retrace la vie de l'écrivain japonais Yukio Mishima[53].

Photo noir et blanc de deux hommes barbus.
Jim Henson et George Lucas sur le tournage de Labyrinthe en 1985.

En 1986, il produit Labyrinthe pour Jim Henson, le créateur du Muppet Show et Howard... une nouvelle race de héros réalisé par Willard Huyck, le scénariste des films American Graffiti et Indiana Jones et le Temple maudit. En 1988, il produit Willow, un film d'aventure fantastique dont il est également scénariste. Il est réalisé par Ron Howard que Lucas avait dirigé en tant qu'acteur sur American Graffiti et met en vedette Warwick Davis, l'interprète de Wicket l'Ewok dans les films Retour du Jedi, L'Aventure des Ewoks et La Bataille d'Endor. La même année, il produit trois autres films, Powaqqatsi, un documentaire de Godfrey Reggio[54], Tucker une biographie de l'industriel Preston Tucker par Francis Ford Coppola[55] et Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles de Don Bluth[56].

Parallèlement, Lucas produit les attractions Captain Eo avec Michael Jackson en 1986 et Star Tours en 1987 pour les parcs Walt Disney[14].

Série sur la jeunesse d'Indiana Jones[modifier | modifier le code]

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En 1989, Lucas retrouve Steven Spielberg à la réalisation pour le troisième volet des aventures d'Indiana Jones : Indiana Jones et la Dernière Croisade[57]. Trois ans plus tard, Lucas lance une série sur la jeunesse du héros : Les Aventures du jeune Indiana Jones sur ABC. La première saison débute le 4 mars 1992 et est composée de sept épisodes d'une heure diffusés chaque semaine[58]. Le tournage de la seconde saison débute dès le 13 mai 1992 et se déroule dans plusieurs pays d'Afrique, ainsi qu'en Italie, Angleterre, Israël, Irlande et Tchécoslovaquie[59].

Deuxième trilogie Star Wars[modifier | modifier le code]

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Au début des années 1990, Star Wars a un regain de popularité grâce aux séries de bandes dessinées de Dark Horse et aux romans de Timothy Zahn. Cela conforte Lucas dans son idée de réaliser des nouveaux films[60]. Il commence ainsi l’écriture de la nouvelle trilogie le premier novembre 1994[61]. Le tournage de La Menace fantôme, le premier film, débute le 26 juin 1997 et prend fin le 29 septembre de la même année. Il a principalement lieu aux studios de Leavesden en Angleterre[62].

Suivront Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones en 2002 et Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith en 2005. Cette deuxième trilogie, tout comme la première, connaît un succès planétaire.

Série The Clone Wars et Red Tails[modifier | modifier le code]

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Lucas renoue avec Star Wars en annonçant deux séries télévisées en phase de préproduction : la première, intitulée The Clone Wars, est consacrée à la guerre des clones en animation 3D et la seconde se situe chronologiquement entre Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith et Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir.

En 2006, George Lucas se lance dans la production du quatrième volet d'Indiana Jones, retardée depuis plusieurs années faute d'un scénario « à la hauteur » et en raison de la difficulté de concilier les horaires chargés des autres maîtres d'œuvre de la saga, Steven Spielberg et Harrison Ford. Red Tails (p. 151)

À la suite de la sortie du film Avatar de James Cameron, Lucas a annoncé qu'il voulait convertir la saga entière des Star Wars en 3D[63]. L'épisode I est ainsi ressorti dans une nouvelle version 3D, mais pas les autres volets[64].

Vente de sa société de production[modifier | modifier le code]

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En janvier 2012, dans un entretien avec le The New York Times, Lucas mentionne qu'il veut se retirer de la réalisation de blockbusters et se concentrer sur des plus petits projets.

En 2011, George Lucas entame de manière secrète l'écriture d'une troisième trilogie Star Wars[65],[66], et commence dans les mêmes conditions les discussions de ventes de son studio avec Bob Iger, PDG de The Walt Disney Company[67].

Le mardi 30 octobre 2012, The Walt Disney Company annonce l'acquisition de la société de production Lucasfilm pour une somme de 4,05 milliards de dollars en numéraire et en actions. Le même jour, Lucas et Iger annoncent publiquement la sortie au cinéma de Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force pour 2015, suite qui initiera une troisième trilogie dont les deux épisodes suivants sont prévus pour 2017 et 2019[68].

George Lucas sera un « consultant » pour l'épisode VII, et a apporté son accord à ce poste : « Il est temps pour moi de transmettre Star Wars à une nouvelle génération de cinéastes. […] J'ai pensé qu'il était important de mettre en place cette transition de mon vivant ». Kathleen Kennedy, vice-présidente de Lucasfilm qui devient dès lors présidente, sera la productrice déléguée du film[69].

En décembre 2014, Lucas déclare ne pas avoir vu la bande-annonce de l'épisode VII et qu'il verra le film seulement à sa sortie au cinéma[70].

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Homme souriant au cheveux gris avec une chemise multicolore.
L'antropologue Joseph Campbell en 1970.

Passionnée de mythologie, Lucas puisse énormément dans les récits anciens pour écrire ces histoires. A l'université de Californie du Sud il se lance même dans des études d'anthropologie pour connaître mieux la mythologie et le fait religieux. Il est fasciné par le fait que des cultures différents repose souvent sur la même histoire et sur les mêmes mythologies[14]. Pour écrire ses scenarii, Lucas s'inspire d'ailleurs de la base narratologique du voyage du héros. Pour cela, il s'aide notamment des livres d'anthropologie Le Rameau d'or (1890) de Sir James George Frazer[71] et surtout Le Héros aux mille et un visages (1949) de Joseph Campbell[27].

Luca est passionnée par les cinéma expérimental et par les films de l'Office national du film du Canada. Il s'inspire notamment de 60 Cycles de Jean-Claude Labrecque[72], de 21-87 d'Arthur Lipsett[11] et des documentaires de Claude Jutra[73].

Grand amateur du cinéaste Akira Kurosawa dont il produit même l’un des films, Lucas s’inspire de plusieurs scènes de son modèle japonais pour ses propres films. Il prend appuis notamment sur L'Ange ivre (1948)[74], Les Sept Samouraïs (1954), Le Château de l'araignée (1957)[75], La Forteresse cachée (1958)[25], Dersou Ouzala (1975)[74] et Ran (1985)[75].

Pour créer la saga Star Wars, George Lucas s’inspire des classiques de la science-fiction comme les séries de films Flash Gordon (1936) et Buck Rogers (1939)[76], les films Métropolis (1927)[71], Le Jour où la Terre s’arrêta (1957)[36], 2001, l'Odyssée de l'espace (1968)[77], Blade Runner (1982)[78], le roman Une princesse de Mars (1917)[71] et la bande-dessinée Valérian et Laureline (depuis 1967)[79].

Toujours pour l’épopée guerrière Star Wars, le réalisateur prend pour modèle des films de guerre comme Air Force (1943), Les Briseurs de barrages (1955), Tora ! Tora ! Tora ! (1970)[71] mais aussi de la Guerre de Sécession[78], des films de propagande du Troisième Reich et de la montée en puissance d’Adolf Hitler dans l’Allemagne d’après première guerre mondiale[80]. Lucas s’inspire également des westerns. Deux personnages de Star Wars, Han Solo et Boba Fett sont notamment des archétypes du western. Le premier incarne le hors-la-loi louche mais bon et le second l’impitoyable chasseur de primes[76],[81].

Développement des technologies du cinéma[modifier | modifier le code]

Grand bâtiment blanc devant un paysage forestier.
Bâtiment principal du Skywalker Ranch.

Dès 1977, après le succès de La Guerre des étoiles, George Lucas investie trois millions de dollars par an dans la recherche et le développement pour faire évoluer la technologie du cinéma. Il crée également la société d'effets spéciaux Industrial Light & Magic, développe le son THX et les jeux vidéo avec Lucasfilm Games (qui sera ensuite rebaptisé LucasArts). Il engage Edwin Catmull et John Lasseter au sein d'une nouvelle division qui nomme Lucasfilm Computer Division (qui deviendra par la suite Pixar). Ils y développent le montage audio et vidéo et imaginent une machine qui permet de scanner les images d'une pellicule et de les numériser dans un ordinateur. Le son THX devient par la suite la norme pour le meilleur son. ILM s'impose dans les effets spéciaux et autre autre division de Lucasfilm, Skywalker Sound s'impose comme une des meilleur unité de postproduction sonore[14].

Pour abrité toutes ces entités, Lucas construit à partir de 1978 dans le comté de Marin en Californie, le Skywalker Ranch[14]. Le lieu est doté de parkings souterrains, d'un centre de remise en forme, des salles de montage et de projection, d'un vignoble, d'une auberge et de son propre service d'incendie[82].

Activités publiques et engagements[modifier | modifier le code]

En 1991, il crée la « Fondation George Lucas pour l’éducation ». Père de deux enfants scolarisés, il trouve que l’école n’exploite pas certaines pistes d’apprentissages et décide d’investir pour mettre en avant des approches innovantes pour aider les enfants. La fondation propose le site web Edutopia qui explique les différentes techniques d’apprentissage qu’elle a développé[83]. En 2008, Lucas est d’ailleurs entendu par le sous-comité des télécommunications et de l’internet de la Chambre des représentants des États-Unis en tant que dirigeant de sa fondation. Il plaide en faveur d’un soutient par le pays d’un réseau éducatif accessible à tous par un accès à internet à haut débit gratuit[84].

En 2010, Lucas souscrit à la « Promesse de don », une campagne de philanthropie dirigée par Warren Buffett et Bill Gates lancée auprès des personnes les plus fortunées des États-Unis. Il s’engage ainsi à donner une partie de sa richesse à des associations caritatives[85].

En 2013, il annonce la création d’un « Musée Lucas d’arts culturels » qui prévoit de construire près du Golden Gate Bridge à San Francisco. L’espace qu’il a choisi se situe dans le parc du Presidio. Malheureusement, il ne parvient pas à s’entendre avec les gestionnaires du parc notamment sur le visuel du projet. En 2014, Rahm Emanuel, le maire de Chicago propose à Lucas de construire son musée sur les rives du lac Michigan[86]. Le projet, rebaptisé « Musée Lucas des arts narratifs » est ensuite validé par la municipalité de Chicago en 2015[87].

Relations avec les fans de Star Wars[modifier | modifier le code]

Pour de nombreux amateurs de la saga, le statut de George Lucas a basculé de celui de Messie à celui de Judas traite à la religion qu’il avait lui-même créé. Ce désamour arrive dès 1983 avec Le Retour du Jedi. A cette époque, Lucas ressent l’amour excessif des fans comme un danger pour sa sécurité et celle de sa famille. Il est alors heureux de mettre un point final à la première trilogie. Mais, voyant le marché immense qui s’offre à lui, il annonce en 1993 le lancement d’une seconde trilogie. Pour rallumer la flamme des fans et en convertir de nouveaux, il offre une cure de jouvence numérique aux trois premiers films qui ressortent en 1997. C’est un succès financier mais cela fait hurler certains fidèles pour qui les nouveaux effets numériques défigurent les œuvres originales. Une scène en particulier cristallise se mécontentement, celle où Han Solo abat le chasseur de primes Greedo. Grâce à un effet numérique, c’est désormais le chasseur qui tire le premier transformant alors le tir de Solo en légitime défense. Cette édulcoration ne convient clairement pas aux fans de la première heure. De plus Lucasfilm, ne commercialise par la suite que la version modifiée des films. En 1999, le premier film de la seconde trilogie La Menace fantôme déçoit également beaucoup. Il est vu par certains comme une « catastrophe pratiquement insurmontable ». Bérets gratos, un épisode de 2002 de la série South Park, le slogan du Tee-shirt « Han Shot First » (Han a tiré en premier) en 2004, la chanson du groupe Hot Waffles « George Lucas Raped Our Childhood » (George Luca a violé notre enfance) en 2005 et le documentaire « The People vs George Lucas » (Le Peuple contre George Lucas) en 2010 sont les exemples les plus marquants de cette déception. Parallèlement Lucasfilm interdit la projection des copies originales des films mais des fans contre-attaquent et proposent sur des sites internet, les versions originales[88].

La vente de sa société à Disney en 2012 est parfois expliquée comme une lassitude de la part Lucas par rapport aux conflits perpétuels avec les fans de Star Wars, la saga qui l’a rendu richissime mais qui a également phagocyté sa vie et sa carrière[88].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Femme noire mettant une main sous sa bouche.
Mellody Hobson, la seconde épouse de George Lucas (Photo de 2007).

En 1967, George Lucas, alors étudiant à l'université de Californie du Sud, est engagé par la monteuse Verna Fields pour travailler sur un documentaire sur le voyage du président Lyndon B. Johnson en Extrême-Orient. C'est durant ce travail qu'il rencontre la monteuse Marcia Lou Griffin. Moins de deux ans plus tard, le 22 février 1969, les deux jeunes gens s'épousent à l'église méthodiste de Pacific Grove dans le comté de Monterey en Californie[89]. Après avoir vainement tenté de concevoir un enfant, ils adoptent en 1981, une petite Amanda[90]. En 1982, alors que Marcia supervise la décoration intérieur du Skywalker Ranch, elle tombe amoureuse d'un des artisans du chantier. Lucas dans un premier temps refuse la séparation, puis accepte le divorce mais seulement après la sortie du Retour du Jedi en juin 1983[89]. À partir de décembre 1983 et pendant les quelques mois suivants, il fréquente la chanteuse de rock Linda Ronstadt[91]. Lucas adopte ensuite seul deux autres enfants : Katie en 1988 et Jett en 1993[92].

En 2006, George Lucas rencontre Mellody Hobson, une femme d'affaire originaire de Chicago[93]. Puis après la vente de sa société Lucasfilm à The Walt Disney Company et trente ans après son premier divorce, Lucas se remarie avec elle le 22 juin 2013[94]. Ensemble, ils ont eu leur premier enfant, Everest Hobson Lucas le 9 août 2013 par la voie d'une gestation pour autrui[92].

En 2005, les trois enfants de George Lucas font un caméo dans le film Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith[77]. De 2008 à 2012, la fille aînée, Amanda, pratique au niveau professionnel les arts martiaux mixtes[95].

Selon le magazine Forbes, Lucas pointe à la 309e place des plus grosses fortunes personnelles de la planète en 2015 avec 4,9 milliards de dollars[96].

Filmographie[modifier | modifier le code]

George Lucas scénarise et produit l’ensemble des films qu’il réalise. Il écrit aussi des histoires ou des scénarios pour d’autres réalisateurs. Par l’intermédiaire de sa société Lucasfilm, il produit également des fictions et des documentaires pour le cinéma et la télévision.

Scénariste, réalisateur et producteur[modifier | modifier le code]

Scénariste et producteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur uniquement[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Caméos[modifier | modifier le code]

George Lucas a également fait des caméos dans deux films et une série télévisée :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, American Graffiti et Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, les deuxième et troisième films de Lucas lui permettent d'acquérir ses premières récompenses et nominations. Il est notamment nominés quatre fois aux Oscars. Durant les années 2000 et 2010, Lucas reçoit également de nombreux prix hommage pour l'ensemble de sa carrière, notamment pour ses films Star Wars et pour les avancées technologiques qu'il a suscité dans l'industrie cinématographique[98]. Son nom est inscrit au temple de la renommée du musée de la Science-Fiction de Seattle en 2006[99], puis à celui du musée de la Californie en 2009[100]. En juillet 2013, il reçoit du président Barack Obama la médaille nationale des arts pour sa contribution au cinéma américain[101]. En août 2015, c'est la société Disney qui lui remet le trophée Disney Legends qui récompense les personnes ayant contribué de manière émérite à l'entreprise[102].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards de George Lucas sur l'Internet Movie Database[98]. Ici sont listés les principaux prix.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

En tant que scénariste et réalisateur, George Lucas a obtenu d'énormes succès au box-office notamment grâce aux séries Star Wars et Indiana Jones. Il connait également quelques échecs comme THX 1138 en 1971, Radioland Murders en 1994 et Strange Magic en 2015[105].

Box-office des films scénarisés par George Lucas
Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France Monde Monde
THX 1138 (1971) 777 777 $ 2 437 000 $ 88 446 entrées NC
American Graffiti (1973) 750 000 $ 115 000 000 $ 1 249 000 entrées NC
Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (1977) 11 000 000 $ 460 998 000 $ 6 450 000 entrées 775 398 007 $
Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (1980) 18 000 000 $ 290 272 000 $ 4 052 000 entrées 595 387 000 $
Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) 23 000 000 $ 245 500 000 $ 6 397 000 entrées 387 266 000 $
Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (1983) 32 500 000 $ 309 306 000 $ 4 244 000 entrées 518 897 000 $
Indiana Jones et le Temple maudit (1984) 28 000 000 $ 179 870 000 $ 5 683 000 entrées 333 107 000 $
Willow (1988) 35 000 000 $ 57 270 000 $ 2 177 000 entrées NC
Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) 48 000 000 $ 197 172 000 $ 6 249 000 entrées 474 172 000 $
Radioland Murders (1994) NC 1 317 000 $ Inédit en salle NC
Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999) 115 000 000 $ 474 522 000 $ 7 925 000 entrées 1 027 037 000 $
Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones (2002) 120 000 000 $ 310 677 000 $ 5 714 000 entrées 649 399 000 $
Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (2005) 113 000 000 $ 380 263 000 $ 7 248 000 entrées 849 990 000 $
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008) 185 000 000 $ 317 011 000 $ 4 200 000 entrées 786 546 000 $
Strange Magic (2015) NC 12 430 000 $ Inédit en salle NC
  • Sources : JPBox-Office.com[106] et BoxOfficeMojo.com[105].
  • Légendes : Budget (entre 1 et 10 M$, entre 10 et 100 M$ et plus de 100 M$), États-Unis (entre 1 et 50 M$, entre 50 et 100 M$ et plus de 100 M$), France (entre 100 000 et 1 M d'entrées, entre 1 et 2 M d'entrées et plus de 2 M d'entrées) et Monde (entre 1 et 100 M$, entre 100 et 200 M$ et plus de 200 M$).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Regard sur la vie » en français.
  2. « Liberté » en français.
  3. Ce film fait partie d'une compilation de courts métrages de réalisateurs célèbres sortie en 2005, intitulée Le Court des grands.
  4. THX 1138 4EB est le nom du héros de l'histoire.
  5. « L'Empereur » en français. Ce court n'a en revanche aucun lien avec le futur personnage de l'Empereur dans Star Wars.
  6. « Quiconque a vécu dans une jolie petite ville » en français.
  7. « 18 juin 1967 » en français. Il s'agit de la date de fin de tournage du court métrage.
  8. « Réalisateur » en français.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]