5e régiment de cuirassiers

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5e régiment de cuirassiers
Image illustrative de l'article 5e régiment de cuirassiers
Insigne régimentaire du 5e régiment de cuirassiers.

Création 1653
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de cuirassiers
Rôle Cavalerie
Effectif 270
Fait partie de Forces françaises aux Émirats arabes unis
Garnison Zayed military city Abou Dabi
Ancienne dénomination le Royal Pologne
Devise Nec pluribus impar
(« Au-dessus de tous »)
Inscriptions
sur l’emblème
Rivoli 1797
Austerlitz 1805
Wagram 1809
La Moskova 1812
L'Yser 1914
Bataille de L'Avre 1918
L'Aisne 1918
Indochine 1946-1954
Anniversaire Saint Georges
Équipement Leclerc, VBL, VBCI, CAESAR, VAB
Guerres Guerres napoléoniennes
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Bataille de France
Guerre d'Indochine
Fourragères Aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
puis de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
Croix de guerre 1939-1945
une palme
Croix de guerre des T.O.E.
deux palmes
Commandant colonel Arnaud Drier de Laforte

Le 5e régiment de cuirassiers (ou 5e RC) est une unité de cavalerie, puis de l’arme blindée-cavalerie de l’armée française. Après avoir été dissous en 1992, il est recréé en juin 2016 afin de prendre garnison aux Émirats arabes unis où il sert de régiment support aux entraînements en zone désertique.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

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Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Le régiment est d'abord la propriété de ses colonels, jusqu'à ce que le roi l'offre à son beau-père et ancien roi de Pologne Stanislas Leszczynski. Il devient ensuite régiment royal et est commandé par différents officiers dont la liste[1] est donnée ci-dessous :

Historique des garnisons, combats et batailles du 5e RC[modifier | modifier le code]

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Garnisons
Engagements

De 1653-1659: La Fronde, 1667-1668: Guerre de Dévolution, 1672-1678: la Hollande, 1684: Palatinat, 1688-1697: Ligue d'Augsbourg, 1701-1713: Succession d'Autriche, 1719: Espagne, 1733-1735: Allemagne, 1740-1748: Succession d'Autriche, 1756-1763: Guerre de Sept Ans, 1792-1794: Armée des Alpes, 1794: Vendée, 1794-1799: Armée d'Italie, 1800: Armée des Grisons, 1805-1807: Grande Armée, 1808: Espagne, 1809: Allemagne, 1812: Russie, 1813: Allemagne, 1814: France, 1815: Belgique, 1823: Espagne, 1831: Belgique, 1870-1871: France, 1914-1918: Grande Guerre 1939-1940: bataille de France, 1946-1954: Indochine.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

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C'est par ordonnance du que le Régiment de cavalerie étrangère, commandé par le duc de Navailles, devient français. Il est placé sous les ordres du comte de Nogent dont il prend le nom.

Nogent cavalerie[modifier | modifier le code]

Les cavaliers sont armés d'un sabre, d'un mousqueton et d'une paire de pistolets glissés dans les fontes de leur selle. Leur uniforme est gris à parements rouges. Ils portent une cuirasse, remplacée plus tard par un plastron sous l'habit, leur coiffure est un chapeau galonné d'argent. En 1658, le régiment prend part à la Bataille des Dunes remportée par Turenne. De 1672 à 1678, il se bat en Hollande, en Allemagne puis en Flandre. En 1684 il participe à la conquête du Palatinat et en 1689 à la guerre des Ligues d'Augsbourg. Il charge à Steinkerque en Belgique et à Neerwinden en Flandres. Durant la guerre de succession d'Espagne, de 1701 à 1712, il guerroie sur les bords du Rhin, en Italie et contribue enfin à la grande victoire de Denain. Sept ans plus tard, il se distingue aux sièges de Saint Sébastien et de Fontarrabie en Espagne.

Stanislas roi[modifier | modifier le code]

En 1725, Louis XV rachète le régiment appartenant au marquis de Monteils. Après son mariage, il le donne à son beau-père Stanislas, ex-roi de Pologne et c'est sous le nom de Stanislas roi que le régiment fait la campagne de 1733 à 1735. Une ordonnance du donne le nom de Royal Pologne au régiment et le roi de France en redevient propriétaire.

Les cuirassiers prennent l'habit bleu, distinction des régiments royaux, d'une forme dite à la polonaise : petit collet, parements rouges, galons et boutons blancs, modifié plusieurs fois avant la Révolution. Un plastron de cuirasse se portait en grande tenue et en tenue de campagne. Le chapeau en feutre à trois cornes était coiffé d'une calotte de fer destinée à parer les coups de sabre.

De 1741 à 1748, le régiment participe à la guerre de succession d'Autriche et d'Allemagne. Il s'illustre à la bataille de Dettingen, puis en Belgique. Pendant la guerre de 7 ans (1756-1763), il contribue a la victoire de Raucoux. Cette période verra apparaître les étendards bleu clair avec au centre le soleil et la devise du roi : "Nec pluribus impar". Le champ est semé de fleurs de lys d'or, la frange est d'or et la cravate blanche portée seulement en campagne.

En 1779, la cavalerie reçoit l'habit à la française. Celui du régiment est bleu à parements et doublure cramoisie, boutons blancs, culotte de peau. La tenue des officiers ne se distingue par aucun insigne de grade jusqu'en 1763. À partir de cette date, le grade est indiqué par une épaulette portée à gauche. Le mestre de camp seul a deux épaulettes. Les lieutenants et les sous-lieutenants portent une épaulette d'argent mêlée de soie rouge. Les trompettes portent la livrée du roi.

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Au , le 5e régiment de cuirassiers fait partie de l'Armée de Châlons.

Avec le 6e régiment de cuirassiers du colonel Martin, le 5e forme la 2e brigade aux ordres du général de Béville. Cette 2e brigade constitue, avec la 1re brigade du général de Vendœuvre, la division de cavalerie commandée par le général Lichtlin. Cette division de cavalerie évolue au sein du 12e Corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 5e régiment de cuirassiers est formé à Tours au quartier Rannes.

1914[modifier | modifier le code]

Le régiment commandé par le colonel de Cugnac[3] est mobilisé le . Il fait partie de la 9e division de cavalerie. Un bas-relief apposé à l'entrée de la caserne tourangelle mémorise ce départ[4].

Il gagne la frontière belge et entre en contact pour la première fois avec l'ennemi, à Marville le . En fait c'est à la lisière du bois de Lagrange, au-dessus de Charency-Vézin occupé par l'ennemi, qu'ont eu lieu les premiers engagements de cavalerie à 11 h 15, faisant des morts et des blessés.

1915[modifier | modifier le code]

En 1915, le régiment connait plusieurs cantonnements[5] :

  • le à Verberie dans la région de Compiègne ;
  • dans la Somme jusqu'au 9 mai ;
  • en Alsace, à Montreux-Château, à partir du  ;
  • près de Somme-Tourbe (Champagne) au moment des attaques de septembre ;
  • le en Lorraine, sur la Moselle ;
  • le il entre en forêt de Parroy et y reste jusqu'en mai 1916.

1916[modifier | modifier le code]

Le , comme cinq autres régiments de cuirassiers, c'est probablement à cette date que le régiment prend l’appellation et l'organisation de régiment de cuirassiers à pied[6]. Après une période de repos, le régiment est embarqué en camions le et monte au front dans la nuit du 17 au 18 dans le secteur de Lihons[7]. Le régiment est relevé le 27 août.

1917[modifier | modifier le code]

Le des éléments du 3e bataillon ramènent cinq prisonniers allemands.

À partir du le régiment accomplit une période d'instruction au camp de Mailly puis est placé en réserve dans la région de Roucy-Pontavert. En juin et juillet le régiment tient un secteur très actif : violents tirs de démolition et coups de mains continuels.

Le le colonel Menu de Menil est remplacé par le colonel de Champeaux au commandement du régiment[8].

1918[modifier | modifier le code]

En janvier 1918, il devient le 5e régiment de cuirassiers à pied[N 2], au sein de la 2e division de cavalerie à pied, avec les 8e et 12e régiments de cuirassiers à pied.

En juin 1918, il est engagé dans la troisième bataille de l’Aisne.

1919[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Aux environs de 1935, l’Armée de terre a dans ses rangs 5 divisions de cavalerie. Il appartenait à la 2e division de cavalerie, 3e brigade de cavalerie composée du 18e chasseurs à cheval puis du 5e régiment de cuirassiers.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

1939[modifier | modifier le code]

Le 5e régiment de cuirassiers constitue toujours la 3e brigade de cavalerie avec le 18e régiment de chasseurs à cheval.

1940[modifier | modifier le code]

En février 1940, la 3e brigade de cavalerie est affectée à la nouvelle 2e division légère de cavalerie. En cas d'intervention en Belgique, cette division doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en avant de la 2e armée dont elle dépend, en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange[9]. Elle forme deux groupements ; la 3e brigade de cavalerie fait partie du groupement ouest[9].

Le 10 mai 1940, la 2e division légère de cavalerie fait partie, avec la 5e division légère de cavalerie, de la 2e armée du général Huntziger. Elle entre en Belgique à huit heures en suivant l'itinéraire Virton - Arlon et rencontre les premières troupes allemandes une heure plus tard. Néanmoins, dès le 12, devant la pression allemande, la division rentre en France et le lendemain, elle est placée en réserve d'armée au sein du groupement Roucaud, elle sert alors de flanc garde à l'action sur Stonne. Le , elle est retirée du front puis est mise à disposition de la 7e armée et part pour Senlis. Sa 12e brigade légère motorisée parcourt 380 kilomètres en 28 heures et est jetée immédiatement dans les combats pour la Somme. Les jours suivants, elle appuie entre autres la 4e Division cuirassée de réserve, puis la 1st Armored Division britannique. La 3e brigade de cavalerie ne rejoint que le et est alors placée en réserve du 9e corps d'armée. Toujours en ligne le , la 12e brigade légère motorisée est sévèrement attaquée par la 5e Panzerdivision, et subit de lourdes pertes. Finalement, le 12 juin, elle finit encerclée avec la 5e division légère de cavalerie, à Saint-Valery-en-Caux, dos à la mer. À court de munitions et sans moyens d'évacuation, les deux divisions doivent capituler devant la 7e Panzerdivision d'Erwin Rommel. Ce dernier rend les honneurs aux cavaliers français et laisse son sabre au général Chamoine qui commande le groupement, à la suite de la mort du général Berniquet, la veille ; les deux divisions ne totalisent alors plus que 1 500 combattants.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Il est en Indochine française du au durant la guerre d'Indochine.

En 1968 à Kaiserslautern le régiment appartient à la 3e brigade mécanisée de la 1er division blindée et partage le quartier Hoche Marceau (Hollenzoern caserne allemande) avec la 151e compagnie légère du matériel qui a en charge, outre son rôle de soutien divisionnaire, la formation des appelés (mécaniciens de chars) des Forces françaises en Allemagne. En juillet 1968 ,le régiment abandonne son ancienne organisation en trois escadrons à trois pelotons de cinq chars et un peloton porté plus un escadron à quatre pelotons d'AMX-13, armés de missiles SS.11, pour préparer l'arrivée des AMX-30 avec quatre escadrons de quatre pelotons de trois chars plus un escadron porté de quatre pelotons de trois chars AMX-13. Les premiers AMX 30 sont arrivés au printemps 1969, le chef de char et le pilote étant des engagés mais le contingent assurant toujours le service des chars Patton restants ainsi que celui de l'escadron porté.

Insigne métallique de la 5e division blindée.

En 1988, il appartient à la 5e division blindée qui est composée des unités suivantes :

Il est dissous en 1992 en même temps que la 5e division blindée.

On annonce sa recréation en octobre 2015[10]. Il remplace en 2016 la 13e demi-brigade de Légion étrangère comme unité de l'Armée de terre aux Émirats arabes unis. L'étendard est remis au régiment le à Abou Dabi. Le régiment est alors dédié à l'accueil des unités en courts séjours aux Émirats arabes unis dans le cadre des Forces françaises aux Émirats arabes unis. Il comprend à cette date cinquante-sept personnels permanents et plus de 200 tournants (personnels en courts séjours) ; il se compose de [11] :

Tradition et uniformes[modifier | modifier le code]

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Devise[modifier | modifier le code]

Nec pluribus impar (Au-dessus de tous) De meilleur il n'en est pas, telle est la devise du 5e régiment de cuirassiers.

Insigne[modifier | modifier le code]

L'aigle blanc et le titre « Royal-Pologne » rappellent que ce régiment fut donné par Louis XV à son beau-père Stanislas Leszcynski pour l'aider à reconquérir le trône de Pologne.

Drapeau[modifier | modifier le code]

L'étendard porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[12] : Rivoli 1797, Austerlitz 1805, Wagram 1809, La Moskova 1812, L'Yser 1914, Bataille de L'Avre 1918, L'Aisne 1918, Indochine 1946-1954.

L'étendard du régiment est décoré :

Il porte les fourragères aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 puis de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (TOE)

Uniformes de l’Ancien régime[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Uniformes sous la Révolution et le Premier empire[modifier | modifier le code]

Habit long sous la Révolution (régiment de cavalerie)

Lors de la transformation en régiment de cuirassiers, les cavaliers reçoivent, outre le casque et la cuirasse, un habit court écarlate, sans revers, boutonné jusqu’à la ceinture, aux parements bleus et aux poches en travers ; pattes d’épaule bleues passepoilées de la couleur distinctive du régiment. les tenues reçues en 1805, sont ornées d'un plumet et d’épaulettes rouges, aux retroussis ornés de grenades bleues (symbole des armes d'élite).

Personnages célèbres ayant servi au 5e RC[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. plaque commémorative des régiments ayant occupé le quartier Ordener de Senlis
  2. la stabilisation des fronts entraine la fin de la cavalerie de bataille en 1916 ; l'état major démonte les régiments de cuirassiers et les transforme en régiments de cuirassiers à pied (les 4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 11e et 12e) Général (deux étoiles) Philippe Peress 31, rue Hoche 49400 Saumur

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire d'un régiment de France, p. 17-19
  2. Jacques Pernet et Michel Hubert 2005
  3. anonyme, p. 3
  4. « Le départ des cuirassiers. à Tours (37) », sur petit-patrimoine.com (consulté le 19 mai 2013)
  5. anonyme, p. 5
  6. Goya, M. (2004). La chair et l'acier. L'invention de la guerre moderne (1914-1918). Tallandier. p. 284. Les régiments de cuirassiers transformés en régiments de cuirassiers à pied n'y sont toutefois pas cités nominativement.
  7. Historique du 5e régiment de cuirassiers.
  8. anonyme, p. 7-8
  9. a et b Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 34 à 38.
  10. « L’étendard du 5e Régiment de Cuirassiers rejoindra les Émirats Arabes Unis », sur Zone Militaire / OPEX 360 (consulté le 24 octobre 2015)
  11. Philippe Chapleau, « Le 5e régiment de Cuirassiers officiellement recréé aux Émirats Arabes Unis », sur Ouest-France, (consulté le 6 mai 2016).
  12. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire d'un Régiment de France, le 5e régiment de cuirassiers : 1653-1958
  • anonyme, Le 5e régiment de cuirassiers : Combats, faits d'armes, anecdotes, Paris, imprimerie G. Goury, coll. « Guerre de 1914-918 », 28 p. (lire en ligne). (mention sur la page de couverture : Ouvrage illustré de cartes et photographies des colonels ayant commandé le régiment, publié suivant autorisation du Ministère de la Guerre n° 06119 du 26 avril 1919 dans les conditions prévues par l'article 303 du règlement sur le service intérieur des corps de troupe (cavalerie)).
  • Jacques Pernet et Michel Hubert, La garnison de Reims 1852-1939, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 94 p. (ISBN 2-84910-210-5, notice BnF no FRBNF40003110).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]