5e régiment d'infanterie coloniale

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5e régiment d’infanterie coloniale
Création 1er Mars 1890
Dissolution 1958
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Infanterie Coloniale
Rôle Infanterie
Garnison Cherbourg, Lyon.
Inscriptions
sur l’emblème
Bomarsund 1854
Pei-Ho 1860
Puebla 1863
Sontay 1883
Lorraine 1914
Champagne 1915
La Somme 1916
Picardie 1918
Indochine 1945-1946-1953-1954
Guerres Première Guerre mondiale
bataille de France
Guerre d'Indochine.
Batailles 1914 - Bataille de la Chipotte
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
une palme
Ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc
médaille de bronze du règne

Le 5e régiment d’infanterie coloniale est une unité de l'armée de terre française créée le , à Cherbourg sous le nom de 5e régiment d'infanterie de marine par dédoublement du 1er régiment d'infanterie de marine.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Logo insigne des troupes de marine.

Le 1er mars 1890 : création, à Cherbourg, du 5e régiment d'infanterie de marine par dédoublement du 1er régiment d'infanterie de marine. C'est pour cela que son drapeau porte les inscriptions, Bomarsund 1854, Pei-Ho 1860, Puebla 1863, Sontay 1883.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 8 mars - juillet 1900 : colonel Lalubin
  • 6 août 1914 - 12 septembre 1915 : colonel Roulet
  • 12 - 26 septembre 1915 : colonel Dhers
  • 8 octobre 1915 - 4 septembre 1916 : lieutenant-colonel Lofler (mort sur le front)
  • 9 septembre 1916 - 19 avril 1918 : colonel Maroix
  • 19 avril 1918 - 21 janvier 1919 : colonel Cluzeau

Garnisons[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier 1901 : le 5e régiment d'infanterie de marine prend l'appellation de 5e régiment d'infanterie coloniale ; il prend garnison à Lyon en 1912.
  • En 1914 : casernement à Lyon, appartenant à la 2e brigade coloniale ; 1re Division Coloniale. Il s’illustre lors de la Première Guerre mondiale pendant laquelle il perd 10 952 hommes dont 238 officiers. Cité trois fois à l’ordre de l’armée, il obtient le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rattachements[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Dissout en 1924, le 5e RIC est hâtivement recréé à Bourges en 1939 avec des éléments de réserve.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En avril 1940, le régiment reçoit d’Afrique occidentale française un contingent sénégalais et devient le 5e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais. Engagé dans la campagne de France à partir du 17 mai avec 3 000 hommes, il combat vaillamment, mais le 23 juin les 680 survivants, sans munitions, sont contraints de se rendre. Les troupes allemandes accordent aux officiers le droit de conserver leurs armes et rend les honneurs militaires aux débris du régiment.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Le 5e RIC renaît le à Ceylan, par changement d’appellation du Corps Léger d'Intervention (CLI) créé à Alger en 1943. Il participe à la reconquête de l’Indochine française et reçoit sa quatrième citation à l’ordre de l’armée avant d’être de nouveau dissout le . Le , le 5e bataillon parachutiste d’infanterie coloniale reçoit la garde du drapeau du 5e RIC.

Le , le bataillon de marche d’Afrique devient le bataillon de marche du 5e régiment d’infanterie coloniale et rejoint l’Indochine avant de devenir le le 5e bataillon d’infanterie coloniale.

Le , le 5e régiment interarmes d'outre-mer est créé. Il hérite des traditions et de l’emblème du 5e régiment d’infanterie coloniale.

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine[modifier | modifier le code]

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de BAZEILLES . Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

« Et au Nom de Dieu, vive la coloniale »[modifier | modifier le code]

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Devise[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau[1]:

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate s'orne de la croix de guerre 1914-1918 trois palmes et de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 1 palme et des décorations octroyées par le roi du Laos, l'Ordre du Million d'Éléphants et du parasol blanc et la médaille de bronze du règne.

Chant[modifier | modifier le code]

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.
  • Lieutenant Bourdet, Historique du 5e régiment d'infanterie coloniale pendant la Grande guerre (1914-1918) : d'après documents officiels et souvenirs personnels / lieutenant Bourdet, Paris, Chapelot, , 32 p., disponible sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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