5e armée (France)

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5e armée
Image illustrative de l'article 5e armée (France)
Monument à la gloire de la Ve Armée française lors de la bataille de Guise

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Armée
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Charleroi
1914 - Bataille de Guise
1914 - Première bataille de la Marne
(Bataille des Deux Morins)
1914 - Bataille de l'Aisne
1917 - Chemin des Dames
1918 - 3e bataille de l'Aisne
1918 - 4e bataille de Champagne
1918 - Seconde Bataille de la Marne
1918 - Bataille de Champagne et d'Argonne
(Bataille de Saint-Thierry)
1918 - Bataille de la Serre
1918 - Poussée sur la Meuse

La 5e armée française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand quartier général lors du déclenchement du plan XVII en réponse à l’attaque allemande d'août 1914.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1914 : création de la 5e armée le 2 août, en application du Plan XVII.

Commamdement[modifier | modifier le code]

Chefs de la 5e armée[modifier | modifier le code]

  • 2 août - 3 septembre 1914 : général Lanrezac
  • 3 septembre 1914 - 31 mars 1916 : général Franchet d'Espèrey
  • 31 mars 1916 - 22 mai 1917 : général Mazel
  • 22 mai 1917 - 10 juin 1918 : général Micheler
  • 10 juin - 5 juillet 1918 : général Buat
  • 5 juillet - 7 octobre 1918 : général Berthelot
  • 7 octobre 1918 - Armistice : général Guillaumat
  • .
  • 2 septembre 1939 - 26 juin 1940 : général Bourret

Chefs d'état-major[modifier | modifier le code]

  • 2 août - 28 septembre 1914 : général Hély d'Oissel
  • 28 septembre 1914 - 14 juin 1915 : lieutenant-colonel de Lardemelle
  • 14 juin 1915 - 12 avril 1916 : colonel Daydrein
  • 12 avril 1916 - 18 janvier 1917 : lieutenant-colonel Madelin
  • 18 janvier - 25 mai 1917 : lieutenant-colonel Spire
  • 25 mai 1917 - 20 octobre 1918 : colonel Belhague
  • 20 octobre - : général Putois

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition à la mobilisation[modifier | modifier le code]

À la mobilisation, en août 1914, cette armée comprenait les 1er, 2e, 3e, 10e et 11e corps d'armée, quatre divisions de cavalerie et trois divisions de réserve.

1er corps d’armée (Lille)[modifier | modifier le code]

(Général Franchet d'Espèrey) 1re division d'infanterie (Lille) (Général Gallet)

  • 1re brigade d’infanterie (Lille) (général Marjoulet)
43e régiment d’infanterie (Lille)
127e régiment d’infanterie (Valenciennes)

2e division d'infanterie (Arras) (Général Deligny)

  • 3e brigade d’infanterie (Arras) (Général Duplessis)
33e régiment d’infanterie (Arras)
73e régiment d’infanterie (Béthune)
  • Éléments non endivisionnés (ENE)
201e régiment d’infanterie (Cambrai)
284e régiment d’infanterie (Avesnes-sur-Helpe)
1er régiment d'artillerie à pied (Maubeuge, Dunkerque)
  • Éléments organiques de corps d’armée
État-major du 1er corps d'armée (Lille)
41e régiment d'artillerie de campagne (Douai)
6e régiment de chasseurs à cheval
Compagnie 1/3, Compagnie 1/4, Compagnie de pontonniers 1/16, Cie Parc 1/21 du 3e régiment du génie
1re section du train des équipages (Lille)
1re section de secrétaires d'état-major et de recrutement (Lille)
1re section de commis et d'ouvriers militaires d'administration (Lille)
1re section d'infirmiers militaires (Lille)
1re légion de gendarmerie (Lille)

Le 2e corps d’armée (Amiens)[modifier | modifier le code]

3e division d'infanterie

  • 5e brigade d’infanterie (Amiens)
72e régiment d’infanterie (Amiens)
128e régiment d’infanterie (Abbeville, Amiens)

4e division d'infanterie (Compiègne)

91e régiment d’infanterie (Mézières)
147e régiment d’infanterie (Sedan)
  • Éléments non endivisionnés (ENE)
272e régiment d’infanterie (Amiens)
328e régiment d’infanterie (Abbeville, Amiens)
29e régiment d'artillerie de campagne (Laon)
  • Éléments organiques de corps d’armée
État-major du 2e corps d'armée
2e section du train des équipages (Amiens)
2e section de secrétaires d'état-major et de recrutement (Amiens)
2e section de commis et d'ouvriers militaires d'administration (Amiens)
2e section d'infirmiers militaires (Amiens)
2e légion de gendarmerie (Amiens)

Le 3e corps d’armée (Rouen)[modifier | modifier le code]

5e division d'infanterie (Rouen)

  • 9e brigade d’infanterie (Rouen)
39e régiment d’infanterie (Rouen)
74e régiment d’infanterie (Rouen)

6e division d'infanterie

24e régiment d’infanterie (Bernay, Paris)
28e régiment d’infanterie (Évreux, Paris)
  • Éléments non endivisionnés (ENE)
239e régiment d’infanterie (Rouen)
274e régiment d’infanterie (Rouen)
11e régiment d'artillerie de campagne (Rouen)
  • Éléments organiques de corps d’armée
État-major du 3e corps d'armée
7e régiment de chasseurs à cheval
3e section du train des équipages (Vernon)
3e section de secrétaires d'état-major et de recrutement (Rouen)
3e section de commis et d'ouvriers militaires d'administration (Rouen)
3e section d'infirmiers militaires(Vernon)
3e légion de gendarmerie (Rouen)

Le 10e corps d'armée (Rennes)[modifier | modifier le code]

19e division d'infanterie

48e régiment d’infanterie (Guingamp)
71e régiment d’infanterie (Saint-Brieuc)

20e division d'infanterie

25e régiment d’infanterie (Cherbourg)
136e régiment d’infanterie (Saint-Lô)
  • Éléments non endivisionnés (ENE)
241e régiment d’infanterie (Rennes)
270e régiment d’infanterie (Vitré)
50e régiment d'artillerie de campagne (Rennes)
  • Éléments organiques de corps d’armée
État-major du 10e corps d'armée
10e section du train des équipages (Fougères)
10e section de secrétaires d'état-major et de recrutement (Rennes)
10e section de commis et d'ouvriers militaires d'administration (Rennes)
10e section d'infirmiers militaires (Rennes)
10e légion de gendarmerie(Rennes)

Le 11e corps d’armée (Nantes)[modifier | modifier le code]

21e division d'infanterie (Nantes)

  • 41e brigade d'infanterie (Nantes)
64e régiment d’infanterie (Ancenis)
65e régiment d’infanterie (Nantes)

22e division d'infanterie (Vannes)

  • 43e brigade d'infanterie (Vannes)
62e régiment d’infanterie (Lorient)
116e régiment d’infanterie (Vannes)

52e division de réserve

  • 103e brigade d'infanterie
291e régiment d’infanterie (Mézières)
347e régiment d’infanterie (Sedan)
348e régiment d’infanterie (Rocroi, Givet)

60e division de réserve

  • 119e brigade d'infanterie
248e régiment d’infanterie (Guingamp)
271e régiment d’infanterie (Saint-Brieuc)
247e régiment d’infanterie (Saint-Malo)
  • Éléments non endivisionnés (ENE)
  • Infanterie :

293e régiment d’infanterie (La Roche-sur-Yon) 317e régiment d’infanterie (Le Mans) Artillerie : 28e régiment d'artillerie de campagne (Vannes) 3e régiment d'artillerie à pied (Brest)

  • Éléments organiques de corps d’armée
État-major du 11e corps d'armée
11e section du train des équipages (Nantes)
11e section de secrétaires d'état-major et de recrutement (Nantes)
11e section de commis et d'ouvriers militaires d'administration (Nantes)
11e section d'infirmiers militaires (Nantes)
11e légion de gendarmerie (Nantes)

Éléments d'armée[modifier | modifier le code]

37e division d'infanterie

  • 73e brigade d'infanterie
régiment de marche du 2e régiment de zouaves
régiment de marche du 3e régiment de zouaves
  • 74e brigade d'infanterie
    régiment de marche du 2e tirailleurs
    régiment de marche du 3e tirailleurs
  • Éléments organiques divisionnaires :
    • A.D. 37 : 2e groupe d'artillerie d'Afrique
    • Cavalerie : un escadron du
    • Génie :

38e division d'infanterie

  • 39e brigade d'infanterie
régiment de marche du 1er régiment de zouaves
régiment de marche du 4e régiment de zouaves
  • 40e brigade d'infanterie
    1er régiment de marche des tirailleurs
    4e régiment de marche des tirailleurs
    8e régiment de marche des tirailleurs
    9e régiment de marche des tirailleurs
  • Éléments organiques divisionnaires :
    • A.D. 38 : 1er groupe d'artillerie d'Afrique
    • Cavalerie : un escadron du
    • Génie :

Éléments organiques d'armée[modifier | modifier le code]

  • artillerie lourde
2 groupes de 155 CTR et 2 groupes de 120 B du 1er régiment d'artillerie lourde
1 groupe de 120 L du 4e régiment d'artillerie lourde

génie

Cie sapeurs télégraphistes no 9
Détachement radio G
Cie de pontonniers 24/2 du 7e régiment du génie

Aéronautique

Dorand  : DO 4, DO 6
Caudron : C.11
Nieuport: N 12
Robert Esnault-Pelterie : REP 15
Voisin : V 24

Changements au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Fin avril 1918 à Arcis-sur-Aube (Aube), le 2e corps de l'armée italienne du général Albricci est intégré à la 5e armée. Il se compose de deux divisions d'infanterie et de diverses troupes de corps d'armée.
3e division d'infanterie : général Vittorio Emanuele Pittaluga

  • brigade Napoli
75e régiment d'infanterie
76e régiment d'infanterie
  • brigade Salerno
89e régiment d'infanterie
90e régiment d'infanterie
  • 4e régiment d'artillerie de campagne
  • 60e bataillon de sapeurs

8e division d'infanterie : général Giovanni Beruto

  • brigade Brescia
19e régiment d'infanterie
20e régiment d'infanterie
  • brigade Alpi
51e régiment d'infanterie
52e régiment d'infanterie
  • 10e régiment d'artillerie de campagne
  • 25e bataillon de sapeurs

La brigade Alpi est commandée par le colonel-brigadier Peppino Garibaldi, petit-fils du « héros des deux mondes » Giuseppe Garibaldi (1807-1882), qui s'était déjà battu sur le front français en 1914/1915, avant l'entrée en guerre de l'Italie, à la tête de la "Légion garibaldienne" (4e régiment de marche du 1er régiment de la Légion étrangère).
Au total, le 2e corps d'armée compte environ 60 000 hommes, aguerris par plusieurs années de combats sur le front italien.

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

29 août : bataille de Guise, offensive en vue de retarder la progression allemande. Puis poursuite du repli.
30 août : la Serre.
31 août : Chemin des Dames.
1er septembre : l'Aisne.
2 septembre : abords de Reims, Fère-en-Tardenois, Oulchy-le-Château.
3 septembre : Épernay, Condé-en-Brie.
4 septembre : La Ferté-Gaucher, Montmort.
5 septembre : forêt de Jouy (en liaison avec l'armée britannique), Villiers-Saint-Georges, La Villeneuve-lès-Charleville (en liaison avec le détachement d'armée Foch, appelé ensuite 9e armée).
18 septembre : limite droite ramenée à La Neuvillette.
  • 7 octobre : extension du front à droite jusqu'à la ferme des Marquises (4e armée) à la suite de la suppression de la 9e armée.
  • 12 - 14 octobre : attaque française sur tout le front.
  • 17 octobre : extension du front à gauche jusqu'à l'écluse de Moussy-sur-Aisne.
  • 3 novembre : extension du front à gauche jusqu'à Condé-sur-Aisne (6e armée).
  • 3 - 13 novembre : contre-attaques françaises, dans la région de Vailly-sur-Aisne.

1915[modifier | modifier le code]

  • 4 août : extension du front à gauche jusqu'à Pernant (6e armée).

1916[modifier | modifier le code]

  • 10 mars : combats au bois des buttes.
  • 12 avril : introduction de la 10e armée à gauche de la 5e armée.
  • 30 juin : la 3e armée est introduit sur le front, entre la 5e armée à droite et la 10e armée à gauche.
  • 29 octobre : la 1re armée remplace la 3e armée, à gauche de la 5e armée.

1917[modifier | modifier le code]

21 avril : limite gauche ramenée à l'Aisne, par l'introduction de la 10e armée.
  • 7 mai : à partir de cette date, organisation et défense des positions conquises.
  • 21 mai : limite gauche portée sur la Miette (10e armée).
  • 28 octobre : la 6e armée est à gauche de la 5e armée sur la Miette, à la suite du retrait de la 10e armée.

1918[modifier | modifier le code]

17 juillet : introduction de la 9e armée à gauche de la 5e armée, limite vers Festigny.
  • 18 juillet - 6 août : engagée dans la 2e bataille de la Marne : progression au nord de la Marne, combats sur l'Ardre et à l'ouest de Reims.
25 juillet : à la suite du retrait de la 9e armée, extension du front de la 5e armée, à gauche jusque vers Jaulgonne (4e armée).
2 août : à partir de cette date, poursuite des troupes allemandes jusqu'à la Vesle.
  • 6 août - 29 septembre : organisation et défense du front entre Prunay (4e armée) et Unchair (6e armée).
7 septembre : extension du front, à gauche jusque vers Presles (10e armée), par suite du retrait de la 6e armée.
16 - 17 septembre : combats vers Glennes et l'arbre de Romain.
27 octobre : liaison à gauche, avec la 3e armée qui remplace la 10e armée retirée du front.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition au 10 mai 1940[modifier | modifier le code]

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]