59 Rivoli

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Photo de la façade de l’immeuble en 2019.

Le 59 Rivoli, initialement baptisé Chez Robert : électrons libres, est un collectif d'artistes, fondé et basé dans un immeuble anciennement squatté au numéro 59 de la rue de Rivoli à Paris. Cette appropriation du lieu par des artistes a été légalisée par une convention avec la mairie de Paris.

Le 59 Rivoli accueille ainsi dans ses murs des artistes en résidence. Des concerts animent le lieu et sa galerie d’art contemporain est ouverte aux artistes du site mais aussi à des artistes extérieurs au lieu.

Historique[modifier | modifier le code]

La façade du 59 Rivoli, décorée d'un dragon réalisé par Misaki Art World en 2017.
Les escaliers en colimaçon du 59 Rivoli, réalisés en 2018 par l'artiste Eduardo Fonseca.

Le , Gaspard Delanoë, Kalex et Bruno Dumont pénètrent au 59 rue de Rivoli. Le bâtiment haussmannien est abandonné depuis huit ans par le Crédit lyonnais et le Consortium de réalisation (organisme chargé de gérer à l’époque le passif de cette banque) [1][réf. non conforme],[2],[3],[4]. Le lieu, autogéré par le collectif Chez Robert : Électrons Libres, se transforme en squat d’artistes qui y exposent. Avec 40 000 visiteurs par an, l’immeuble devient un des lieux d’exposition d'art contemporain les plus visités de la capitale. Néanmoins, la menace d’expulsion demeure[2],[4].

En sous-sol se trouve une salle de théâtre[5].

En , Bertrand Delanoë, nouvellement élu en tant que maire de Paris, s’engage à racheter l’immeuble. Un accord est finalement passé entre la mairie et les squatteurs. Celui-ci ouvre la voie à la signature de conventions d’occupation avec des collectifs d’artistes-squatteurs sur d’autres sites parisiens[4],[6].

Le lieu est fermé en pour travaux, comme prévu dans la convention, et rouvre fin [7],[8], pour cesser d'un être un « squat » et devenir un « aftersquat »[9].

Depuis, le site est devenu un ensemble réunissant des ateliers d’artistes, des résidences d’artistes, une galerie d’art contemporain, des concerts et des animations culturelles éphémères[3],[10],[11],[12]. Les artistes du 59 Rivoli ont également exposé dans d'autres pays, comme à l’Académie des beaux-arts de Florence en 2017[13]. Le lieu rue de Rivoli a acquis une notoriété internationale[2], et est cité parmi les lieux de créations artistiques à voir sur Paris[14].

En , une chargée de projet est embauchée à la suite d’un audit réalisé par la ville de Paris demandant à l’association une meilleure gouvernance et une plus grande transparence administrative. En effet, jusqu’à cette date, personne n’avait pour mission de s'assurer que les conventions étaient bien respectées[15]. En parallèle, différentes opérations de sponsoring sont mises en place pour financer le projet, par exemple avec Canson. De plus, les artistes qui bénéficient d’un atelier participent aux frais de fonctionnement du bâtiment comme l’électricité et le chauffage[15].

En septembre 2017, l'ancien président de la République François Hollande visite les lieux[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arthur Lecaron, Électrons Libres, L'Harmattan,
  2. a b et c Florence Morice, « A Paris, le squat d'artistes du 59, rue de Rivoli ferme ses portes au public », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Sibylle Vincendon, « Les promoteurs en haut de la friche », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c Mélodie Polge, « Le processus de socialisation des nouveaux territoires de l’art : l’exemple des squats artistiques régularisés : L’Élaboratoire, Les Ateliers du vent, Le 59 Rivoli et Le Théâtre de verre », Université Rennes 2,
  5. Éric Le Mitouard, « La Ville nouveau propriétaire du squat de la rue de Rivoli », sur Le Parisien, (consulté le 26 avril 2021).
  6. « A Paris, des squats d'artistes sortent doucement de l'illégalité », Le Point,‎ (lire en ligne)
  7. Anne-Marie Fèvre, « 59 Rue de Rivoli : du décapant au décapé », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. Benjamin Bonneau, « Le 59 Rivoli fait son retour », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  9. « Paris : le 59 Rivoli, l’"aftersquat" artistique fête ses 20 ans d’existence », sur France 3 Paris Ile-de-France (consulté le 16 août 2020)
  10. Alice Bosio, « Un festival dédié à la bière artisanale dans un squat d'artistes à Paris », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  11. « Paris- Le 59Rivoli rhabillé par des étudiants », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  12. Chloé Dhoye, « Regard et Mues: art et recyclage font bon ménage », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  13. (it) « Gli artisti del 59 Rivoli di Parigi in mostra all’Accademia di Belle Arti di Firenze »,
  14. (en) Rozena Crossman, « 10 of the best ways to enjoy Paris … on a budget », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  15. a et b Mélodie Polge, « Le processus de socialisation des nouveaux territoires de l’art: l’exemple des squats artistiques régularisés: L’Élaboratoire, Les Ateliers du vent, Le 59 Rivoli et Le Théâtre de verre. », Sciences de l’Homme et Société,‎ , p. 55 et 101 (lire en ligne)
  16. Éric Le Mitouard, « Paris : l’after-squat du 59, rue de Rivoli célèbre ses 20 ans », sur Le Parisien, (consulté le 26 avril 2021).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]