59 Rivoli

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La façade du 59 Rivoli, décorée d'un dragon réalisé par Misaki Art World en 2017.

59 Rivoli, initialement baptisé Chez Robert : électrons libres, est un collectif d'artistes, fondé et basé dans un immeuble anciennement squatté au numéro 59 de la rue de Rivoli à Paris. Cette appropriation du lieu par des artistes a été légalisé par une convention avec la ville de Paris.

À deux pas de la place du Châtelet, le 59 Rivoli accueille ainsi dans ses murs des artistes en résidence. Des concerts animent le lieu et sa galerie d’art contemporain est ouverte aux artistes du site mais aussi à des artistes extérieurs au lieu. Le 59 se veut être un pôle artistique autour duquel des expressions artistiques singulières gravitent.

Historique[modifier | modifier le code]

Le , Gaspard Delanoë, Kalex, et Bruno Dumont forcent la porte d’entrée du 59 rue de Rivoli à Paris, un bâtiment haussmannien laissé à l’abandon pendant huit ans par le Crédit lyonnais et par le Consortium de réalisation (organisme chargé de gérer à l’époque le passif de cette banque)[1],[2],[3],[4].

Quelques jours plus tard, une dizaine d’artistes viennent squatter l’immeuble, l’habiter et y installer leurs ateliers qu’ils ouvrent aux visiteurs. Autogéré par le collectif Chez Robert, Électrons Libres, le lieu devient populaire et un symbole de la création artistique dans les squats d’artistes. Avec 40 000 visiteurs par an, l’immeuble devient un des lieux d’exposition d'art contemporain les plus visités de la capitale. Néanmoins, la menace d’expulsion plane toujours au-dessus des artistes[2],[4].

En 2001, la gauche remporte aux élections municipales la ville de Paris, et Bertrand Delanoë est choisi comme maire par la nouvelle équipe de conseillers municipaux. Il s’engage à racheter l’immeuble et à trouver une solution. Un accord est passé entre la mairie et les squatteurs. Cet accord a par la suite d’autres conséquences. La légalisation du 59 Rivoli ouvre la voie à la signature de conventions d’occupation avec d’autres collectifs d’artistes-squatteurs sur d’autres sites parisiens[4],[5].

Le lieu est fermé en 2005 pour travaux, comme prévu dans la convention, et rouvre fin 2009[6],[7].

Depuis, le site est devenu un ensemble réunissant des ateliers d’artistes, des résidences d’artistes, une galerie d’art contemporain, des concerts et des animations culturelles éphémères[3],[8],[9],[10]. Les artistes du 59 Rivoli ont également exposé dans d'autres pays, comme par exemple à l’Académie des beaux-arts de Florence en 2017[11]. Le lieu rue de Rivoli a acquis une notoriété internationale[2], et est cité parmi les lieux de créations artistiques à voir sur Paris[12].

Les escaliers en colimaçon du 59 Rivoli, réalisés en 2018 par l'artiste Eduardo Fonseca

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arthur Lecaron, Électrons Libres, L'Harmattan,
  2. a b et c Florence Morice, « A Paris, le squat d'artistes du 59, rue de Rivoli ferme ses portes au public », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Sibylle Vincendon, « Les promoteurs en haut de la friche », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c Mélodie Polge, « Le processus de socialisation des nouveaux territoires de l’art : l’exemple des squats artistiques régularisés : L’Élaboratoire, Les Ateliers du vent, Le 59 Rivoli et Le Théâtre de verre », Université Rennes 2,
  5. « A Paris, des squats d'artistes sortent doucement de l'illégalité », Le Point,‎ (lire en ligne)
  6. Anne-Marie Fèvre, « 59 Rue de Rivoli : du décapant au décapé », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. Benjamin Bonneau, « Le 59 Rivoli fait son retour », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  8. Alice Bosio, « Un festival dédié à la bière artisanale dans un squat d'artistes à Paris », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  9. « Paris- Le 59Rivoli rhabillé par des étudiants », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  10. Chloé Dhoye, « Regard et Mues: art et recyclage font bon ménage », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  11. (it) « Gli artisti del 59 Rivoli di Parigi in mostra all’Accademia di Belle Arti di Firenze »,
  12. (en) Rozena Crossman, « 10 of the best ways to enjoy Paris … on a budget », The Guardian,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]