52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

52e régiment de tirailleurs sénégalais
52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de Armée d'Afrique (France)
Garnison Carcassonne
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le 52e régiment de tirailleurs sénégalais (52e RTS) devenu la 52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux (52e DBMC) est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale.


Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 52e régiment de tirailleurs sénégalais
  • 52e bataillons de mitrailleurs malgaches et indochinois
  • 52e bataillons de mitrailleurs indochinois
  • 52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, combats et batailles du 52e DBMC[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • En 1926, création à Carcassonne du 52e régiment de tirailleurs sénégalais (52e RTS) qui est dissous en 1931.
  • En 1931, le 52e bataillons de Mitrailleurs Malgaches et Indochinois est formé à partir de la formation précédente.
  • En 1934, la formation prend le nom de 52e bataillons de Mitrailleurs Malgaches (52e BMM)
  • Fin elle devient la 52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux (52e DBMC)

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939-1940, la 52e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux est tout d'abord rattachée à la 4e division d'infanterie coloniale puis elle est affectée au secteur défensif des Ardennes, sous secteur d'Étion-Mézières-Montcy-Notre-Dame-Nouzonville sur la ligne Maginot, elle est endivisionnée à la 102e division d'infanterie de forteresse (XLIe corps d'armée de forteresse, 9e armée) qui est chargée de la défense de la Meuse entre Anchamps et Pont-à-Bar (Dom-le-Mesnil).

Le , lors de la bataille de France, la rive droite de Nouzonville est occupée dans l'après-midi par les Allemands de la 3. Infanterie-Division du Generalleutnant Lichel, la rive gauche étant défendue par le Ier bataillon (commandant Couturier) de la 52e demi-brigade de mitrailleurs indigènes coloniaux[1]. Les Français ayant fait sauter le pont le au soir[2], les Allemands devront franchir la Meuse en canots ; ils précèdent leur attaque par un intense bombardements aérien qui touche la ville[1]. Malgré les dégâts qu'ils ont pu subir, les défenseurs repoussent la tentative allemande de traversée du fleuve[1]. Les Allemands repassent à l'attaque le lendemain à 7h30 au niveau du cimetière de la ville, mais sont cloués au sol par le feu français, dont l'artillerie de la casemate de Nouzonville tire à vue[3]. Néanmoins en fin de matinée, ce feu diminue, la 102e division d'infanterie de forteresse dont dépend la 52e DBMIC se replie vers l'arrière à cause de la menace que fait peser la percée de la 6e Panzerdivision à Monthermé depuis quelques heures[3]. À 11h ce , Nouzonville est aux mains des Allemands de la 3. Infanterie-Division[3]. La casemate de Nouzonville continuera à tirer jusqu'à la nuit avant que sa pièce ne soit hors d'usage[3].

Elle est ensuite disloquée et capturée[4],[5]. Une partie des rescapés rejoindront le 55e bataillon de mitrailleurs d'infanterie coloniale de la 237e division légère d'infanterie[6].

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 341-342
  2. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 207
  3. a b c et d Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 358 à 362
  4. Memorialgenweb.org - Les morts de la 52e Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux
  5. Les troupes coloniales dans la bataille des Ardennes (10 mai – 10 juin 1940)
  6. Éric Deroo et Antoine Champeaux, « Panorama des troupes coloniales françaises dans les deux guerres mondiales », Revue historique des armées, no 271 « Les armées coloniales »,‎ , p. 72-88 (lire en ligne)