3e régiment de dragons

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3e Régiment de Dragons
Création 17 janvier 1649
Dissolution 30 juin 1997
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de Dragons
Rôle Cavalerie
Ancienne dénomination "Bourbon Dragons"
Devise "Ardet et Audet"
(Il brûle et il ose)
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Arcole 1796
Austerlitz 1805
Iéna 1806
Friedland 1807
L'Yser 1914
Soissonnais 1918
Champagne 1918
Anniversaire Saint-Georges
Guerres Campagne d'Italie (1796-1797)
Guerres napoléoniennes
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille du pont d'Arcole
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Iéna
Bataille de Friedland
Fourragères Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
2 palmes
4 étoiles de vermeil
Croix de guerre 1939-1945
1 palme

Le 3e régiment de dragons (ou 3e RD) est une unité de cavalerie de l'armée française, crée sous l'Ancien Régime, en 1649. Sa devise est « Ardet et Audet » (il brûle et il ose) depuis 1761 à la suite de l'incorporation du régiment de Noé (ex Clermont-Tonnerre).

Créations, dissolutions et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Ce régiment peut se réclamer d'une double filiation :

Historique des garnisons[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Enghien Cavalerie
  • 1649-1650 : Comte de Saligny
  • 1650-1659 : Comte de Coligny
  • 1659-1659 : Comte de Romainville
  • 1659-1665 : Marquis de Chamilly
  • 1665-1671 : Comte de la Suze
  • 1671-1681 : Marquis de Lanmarx
  • 1681-1686 : Comte de Xaintrailles
Bourbon Cavalerie
  • 1686-1690 : Comte de Xaintrailles
  • 1690-1692 : Comte de la Chapelle-Balon
  • 1692-1702 : Marquis de Lanques
  • 1702-1719 : Comte de Saint-Micaud
  • 1719-1730 : Marquis de Montausier
  • 1730-1744 : Marquis de Crussol des Salles
  • 1744-1761 : Marquis de Cambis
  • 1761-1762 : Comte de Coigny
  • 1762-1770 : Vicomte de Noé
  • 1770-1776 : Marquis de Guiche
Bourbon Dragons
  • 1776-1788 : Marquis de Guiche
  • 1788-1789 : Baron d’Hunolstein
  • 1789-1791 : Vicomte de Roncherolles
3e Régiment de Dragons
Dragons de la Garonne
  • 1814-1815 : colonel Jean Baptiste Dubessy
  • 1815-1816 : colonel Lignyville
  • 1816-1822 : colonel Pusy
  • 1822-1825 : colonel de Bergeret
3e Régiment de Dragons
  • 1825-1830 : colonel de Bergeret
  • 1830-1830 : colonel de Bougainville
  • 1830-1831 : colonel de Desaix
  • 1831-1841 : colonel de Brémond
  • 1841-1849 : colonel de Maisonneuve
  • 1849-1849 : colonel Gasten
  • 1850-1851 : colonel Marion
  • 1852-1861 : colonel Estampes
  • 1861-1868 : colonel Brauer
  • 1869-1870 : colonel Bilhau
  • 1870-1871[2] : colonel Michel-Aloys Ney
  • 1873-1876 : colonel Barbut
  • 1876-1876 : colonel Barbault de la Motte
  • 1876-1882 : colonel de Lovencourt
  • 1882-1882 : colonel Ouguen
  • 1882-1889 : colonel Duvivier
  • 1889-1897 : colonel de Beaumarchais
  • 1897-1903 : colonel de Seroux
  • 1903-1908 : colonel Louvat
  • 1908-1909 : colonel Chene
  • 1909-1913 : colonel Lechevrel
  • 1914-1918 : colonel Schmidt
  • 1918-1919 : colonel de la Motterouge
  • 1919-1919 : colonel de Chaillou
  • 1919-1921 : colonel de la Teillais
  • 1921-1925 : colonel Rivain
  • 1925-1929 : lieutenant-colonel de Baciocchi
3e Bataillon de Dragons Portés
  • 1929-1936 Chef d’escadrons Ricklin
  • 1936-1939 Chef d’escadrons de Reboul
3e Régiment de Dragons Portés
  • 1939-1940 Lieutenant-colonel de Reboul
3e Régiment de Dragons Portés (Armée d'armistice)
  • 1940-1942 Colonel Amanrich
3e Régiment de Dragons (Résistance)
  • 1942-1944 Chef d’escadrons d’Audibert de Lussan
3e Régiment de Dragons (Libération de la France)
  • 1944-1945 Chef d’escadrons de Segonzac
3e Régiment de Dragons
  • 1976-1977 Lieutenant-colonel Royer
  • 1977-1979 Lieutenant-colonel Arlabosse
  • 1979-1981 Lieutenant-colonel Ernould
  • 1981-1983 Lieutenant-colonel Bizet
  • 1983-1985 Lieutenant-colonel Vergé
  • 1985-1987 Colonel Elie
  • 1987-1989 Colonel Lasserre
  • 1989-1992 Colonel Leroy
  • 1992-1994 Lieutenant-colonel Péron
  • 1994-1996 Lieutenant-colonel Chevallier-Chantepie
  • 1996-1997 Colonel Le Bot

Historique des combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment d'Enghien-Cavalerie


Régiment de Bourbon-Cavalerie


Régiment de Bourbon-Dragons


Régiment de Clermont-Tonnerre

1ère République (Révolution)[modifier | modifier le code]

1er Empire[modifier | modifier le code]

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

La guerre Franco-Allemande de 1870[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3e régiment de dragons est en garnison au quartier Richemond à Nantes lorsqu'éclata la guerre.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Il portera le nom de 3e Bataillon de Dragons Portés de 1929 à 1939 et stationnera au Quartier Stanislas à Lunéville.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

En février 1940 le 3e régiment de dragons portés constitue la 12e brigade légère mécanique (12e BLM) avec le 2e régiment d'automitrailleuses, la 12e BLM faisant partie de la nouvelle 2e division légère de cavalerie. En cas d'intervention en Belgique, cette division doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en avant de la 2e armée dont elle dépend, en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange[3]. Elle forme deux groupements ; la 12e BLM fait partie du groupement est[3].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1997[modifier | modifier le code]

Le 3e Régiment de Dragons renaît le 1er janvier 1976 par transformation du 5e Hussards stationnant au camp du Heuberg à Stetten-Am-Kalten-Markt (Allemagne de l’Ouest) depuis l’été 1975 (décision ministérielle du 2 mai 1975).

Il se compose alors d’un escadron d’instruction, un escadron de commandement et service et de trois escadrons de combat pour un effectif de 793 militaires et sera équipé de 41 AMX30B, 14 AMX10P et 10 AMX13 VTT.

Le 5e escadron porté sera créée le 27 juillet 1978 (dissous le 1er juillet 1984), ainsi que l'Escadron d'Eclairage Divisionnaire de la 3e division blindée le 1er septembre et qui sera rattaché au 3e Dragons.

Le 27 juin 1979, le 3e Dragons est jumelé avec le 294e PanzerBataillon (régiment de chars de combat Allemand stationnant également au Heuberg).

Le tricentenaire de Bourbon-Dragons sera célébré les 13 et 14 septembre 1986 au cours d'une journée portes ouvertes.

Il défilera sur les Champs-Élysées à Paris le 14 juillet 1993.

Le 3e Régiment de Dragons sera dissous le 30 juin 1997.

L'amicale du 3e Dragons et de l'EED3 sera créée en 2009.

Étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4]:

Fourragère

3e régiment de dragon

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée :

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Traditions et uniformes[modifier | modifier le code]

Insignes[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Ardet et Audet

(Il brûle et il ose)

Personnages célèbres ayant servi au 3e Régiment de Dragons[modifier | modifier le code]

  • Jean de Coligny, Comte de Saligny (1617-1685). Fils de Gaspard de Coligny, gouverneur d’Autun, et de Jacquline de Monmorin, il fut page du cardinal de Richelieu avant d’entamer une carrière militaire comme mousquetaire en 1635, puis capitaine de Dragons en 1639 et fut même emprisonné à la Bastille à la suite d'une altercation avec l’intendant de Picardie.
    Il sera le premier mestre de camp du régiment de cavalerie d’Enghien en 1649, puis du régiment de Condé en 1650. Il mourut en 1685 comme Lieutenant général et gouverneur d’Autun.
  • Général 'René comte de Reboul (1890-1968)'. Né en 1890, il contracte dès 1911 un engagement volontaire pour servir au 15e Régiment de Chasseurs.
    Admis à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr en 1912 (Promotion De Montmirail) il en sort en 1914 et choisi la Cavalerie.
    Dès le début des hostilités en août 1914 il sera affecté au 18e Régiment de Chasseurs à Cheval avec lequel il accomplit une Première Guerre mondiale héroïque au cours de laquelle il sera cité à trois reprises à l'Ordre de la Division.
    Après la guerre il servira dans différents États-Majors de Division avant de devenir instructeur à Saint-Cyr en 1923, avec le grade de capitaine. Il occupera la même fonction à l'école de Saumur entre 1924 et 1928.
    En 1928 il part pour le Maroc et sert jusqu'en 1931 au 2e Régiment de Spahis Marocains où il sera engagé dans des opérations de pacification dans la région de Marrakech. Il sera par la suite affecté au commandement de la Cavalerie du Maroc de 1931 à 1933.
    En 1933 il effectue un premier séjour au 3e Bataillon de Dragons Portés, puis passe au 8e Régiment de Dragons avant de revenir au 3e BDP comme Chef d'Escadrons dont il prendra le commandement le 22 janvier 1936.
    Parti en campagne dans la région du Doubs à la tête du 3e BDP il gardera son commandement lorsque, le 1er décembre 1939, celui-ci est transformé en 3e Régiment de Dragons Portés.
    Il mène son unité de main de maître, faisant preuve d'un héroïsme sans faille jusqu'à l'ultime combat à Veules-Les-Roses qui lui vaut une citation à l'Ordre de l'Armée. 1350 des 1500 hommes qui composaient notre régiment ne rentreront pas…
    Fait prisonnier par les Allemands le 12 juin 1940, le Lieutenant-Colonel est promu Colonel en 1941 et rapatrié sanitaire en 1943.
    Devenu Général de Brigade le 1er janvier 1945, il reçoit le commandement de la Subdivision du Mans.
    Il est dégagé des cadres le 1er octobre 1946 et placé dans la deuxième section des cadres de l'État-Major Général.
    Marié à Renée Martin de Marolles, ils eurent neuf enfants, le Général de Reboul s'éteindra le 24 mai 1968 à Loiré (Maine-et-Loire) au Château de La Ferté…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fiche LEONORE de Jules Brunet
  2. sit LEONORE
  3. a et b Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 34 à 38.
  4. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Source et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900), Ministère de la Guerre, Paris, Berger-Levrault, 1900.
  • Andolenko (général), Recueil d'historique de l'arme blindée et de la cavalerie, Paris, Eurimprim, 1968.
  • Suzane (général), Histoire de la cavalerie française, Paris, Dumaine, 1874, 3 vol.
  • Historique du 3e Régiment de Dragons 1649-1892, Capitaine André DE BONNIERES DE WIERRE, éditions BOURGEOIS, Nantes 1892.
  • Historique du 3e Régiment de Dragons 1649-1986, SHAT 1986.
  • Historique du 3e Régiment de Dragons 1649-1997, SHAT 1997.
  • Historique du 3e dragons pendant la campagne 1914-1918, Paris, H. Charles Lavauzelle, , 24 p., disponible sur Gallica.
  • Journaux de Marches et Opérations du 3e Dragons durant le premier conflit mondial, carnets 1 à 5, SHD.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]