3e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale

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3e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale
Image illustrative de l'article 3e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale
Le 3e régiment de gardes d'honneur à la charge. Illustration de Jules Rouffet.

Création 1813
Dissolution 1814
Pays Drapeau de la France France
Branche Grande Armée
Type Régiment
Rôle Cavalerie légère
Guerres Guerres napoléoniennes :
Campagne d'Allemagne (1813)
Campagne de France (1814)
Batailles Bataille de Lützen (1813)
Bataille de Leipzig (1813)
Bataille de Hanau
Bataille de Montmirail
Bataille de Château-Thierry (1814)
Bataille de Reims (1814)

Le 3e régiment de gardes d'honneur est une unité de cavalerie légère créée en France en 1813 sous le Premier Empire. Elle est dissoute lors de la Première Restauration en 1814.

Organisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mobilisation de 1813 en France.

« L'histoire nous plonge en 1812, après les désastres de la campagne de Russie. Napoléon doit enrôler de nouvelles troupes pour affronter une nouvelle coalition. Parmi ces soldats levés en hâte, 10 000 cavaliers forment corps. Il s'agit de la Garde d'honneur. Ses effectifs devaient être constitués par les fils des familles les plus considérées des 130 départements de l'Empire. Les gardes d'honneur voient le feu pour la première fois en Saxe, en 1813. Ils chargent encore avec héroïsme durant la campagne de France, l'année suivante »

— Lt-Col. G. Housset, La garde d'honneur 1813-1814[1].

« Recrutés parmi les classes sociales dirigeantes, habillés et équipés à leurs frais et accompagnés de valets chargés des basses besognes comme l'entretien des écuries, ces hommes étaient promis à devenir officier après une année de service dans le rang. Bien que totalement impréparés au combat à leur intégration dans la Grande armée, les Gardes d'honneur gagnèrent en compétence et confiance en servant aux côtés de l'élite de la cavalerie de la Garde Impériale lors des campagnes de Saxe et de France, 1813-1814, et se distinguèrent lors des batailles de Hanau et de Reims »

— Ronald Pawly & Patrice Courcelle, Napoleon's Guards of Honour[2].

Campagnes militaires[modifier | modifier le code]

Campagne d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Les gardes d'honneur du 3e régiment à la bataille de Hanau, 30 octobre 1813. Peinture d'Henri Chartier.

Le 3e régiment de gardes d'honneur est levé à Tours, en 1813, sous le commandement du général Philippe de Ségur. Comme les autres régiments des gardes d'honneur, il participe à la campagne de Saxe en 1813.

Sans expérience, mais attaché à la cavalerie de la Garde commandé par le général Nansouty, le 3e régiment, sous les ordres du colonel André-Annibal de Saluces[3], s'illustre aux batailles de Lützen, de Leipzig et de Hanau[4].

Campagne de France[modifier | modifier le code]

Portrait en pied d'un colonel de cavalerie français, tenant sa coiffure de la main gauche. Derrière lui, l'un de ses cavaliers tient son cheval par la bride.
Le comte César de Belmont-Briançon, colonel-major du 3e régiment de gardes d'honneur. Portrait par Horace Vernet, extrait des Carnets de la Sabretache.

Le régiment se distingue encore lors de la campagne de France où, sous ordres du général Defrance, il s'illustre aux batailles de Montmirail et de Château-Thierry en reprenant le village de Viffort. Lors de la bataille de Reims, le 13 mars 1814, le 3e régiment s'empare d'une batterie russe mais le colonel-major César de Vachon de Belmont-Briançon est tué.

Le 3e régiment, tout comme les trois autres régiments, est licencié le 14 juillet 1814. Lors des Cents-Jours, il n'y aura que 87 gardes d'honneur qui reprendront du service[5].

Personnalités ayant servi dans le régiment[modifier | modifier le code]

Viffort : plaque commémorant la participation du 3e régiment de gardes d'honneur à la bataille de Château-Thierry.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Note de l'éditeur
  2. Note de l'éditeur - voir Bibliographie pour les références de l'ouvrage
  3. André-Annibal de Saluces : écuyer de l'Empereur, baron d'Empire le 2 septembre 1810. Voir la liste des membres de la noblesse d'Empire.
  4. Avec les trois autres régiments.
  5. Sur l'ensemble des quatre régiments.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Meganck, Charles Brun et Henri Boisselier, Les Gardes d'Honneur vues par deux artistes, Le Livre chez vous, , 700 p..
  • Frédéric Masson, Cavaliers de Napoléon, Société d'Éditions littéraires et artistiques, , 400 p..
  • Georges Housset, La Garde d'honneur 1813-1814 : histoire du corps et de ses soldats, Bernard Giovanangeli Éditeur, , 997 p..
  • (en) Ronald Pawly, Napoleon's Guards of Honour : 1813-1814, Osprey Publishing, , 51 p. (ISBN 1-84176-488-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]