3DO Interactive Multiplayer

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3DO
Image illustrative de l'article 3DO Interactive Multiplayer

Fabricant Panasonic, Sanyo et Goldstar
Type Console de salon
Génération Cinquième

Date de sortie
Fin de production Fin 1996
Média CD-ROM
Unités vendues 6 millions

La 3DO Interactive Multiplayer est initialement le nom porté par la première console de jeux vidéo développée par la société Panasonic et répondant au standard 3DO établi par The 3DO Company. Ce modèle comme les autres qui suivirent sont couramment abrégés par 3DO.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1993, Trip Hawkins quitte Electronic Arts pour fonder 3DO (Three Dimensional Objects). Son but est de créer la technologie d'une console 32 bits et d'en vendre la licence à divers fabricants, imposant ainsi un standard.

La technologie 3DO est conçue sur le papier par Dave Needle et Robert J. Mical, qui ont fait partie des équipes de développement du Commodore Amiga et de l'Atari Lynx[1] : en raison du nombre important d'anciens ingénieurs de chez Commodore, la compagnie est à ses débuts surnommée L'ex-Commodore Ouest[2] dans le milieu des professionnels de l'informatique.

Les premiers à signer pour la licence sont Matsushita et Goldstar, suivis de Samsung, AT&T et Toshiba. La première 3DO commercialisée est la Panasonic FZ-1, en avril 1993, suivie de la Goldstar GDO puis du modèle Sanyo. Une carte ISA pour PC est réalisée par la société Creative : cette carte nommée 3DO Blaster permet d'utiliser les médias 3DO sur un PC équipé de Windows 3.1. De la 3DO AT&T, seul un prototype est montré au Winter CES, fin 1993.

Du fait de la période vidéoludique, alors que la mode est au « multimédia », ont été créés pour cette console des titres nombreux et très variés. On y trouve, outre les jeux, des titres éducatifs, des CD-ROM encyclopédiques, pornographiques, etc.

En 1994, les ventes des divers modèles n'atteignent pas les objectifs et Trip Hawkins vend ses parts de la société à Matsushita. Le système 3DO est abandonné en 1995. Le système 64-bits 3DO M2, plus évolué et censé remplacer le standard 3DO ne sort pas, malgré les attentes. The 3DO Company revend tous les droits concernant le standard M2 à Matsushita qui l'exploite sur des systèmes d'arcade et stands de présentation interactifs.

Après l'échec de son matériel, 3DO se recycle comme éditeur de jeux. Malgré quelques succès comme Meridian 59 et Army Men, de mauvais choix impactent la production et au cours de l'année 2002, si le chiffre d'affaires de 3DO monte à 53,7 millions de dollars, la société marque 47,3 millions de pertes et dépose le bilan.

Capacités[modifier | modifier le code]

En 3D, la 3DO est d'un niveau légèrement inférieur à celui de la Saturn et de la PS1. Elle est capable de lire des vidéos en plein écran mais pas à 30 images par seconde. David Morse, président de Crystal Dynamics, a déclaré : « ce qui est bien avec ces consoles (3DO, Saturn, PS1), c'est qu'elles ont une puissance tout à fait comparable, ce qui permet de développer les mêmes jeux dessus ».

Machines compatibles 3DO[modifier | modifier le code]

Panasonic FZ-10 R.E.A.L. 3DO Interactive Multiplayer
  • Panasonic FZ-1
  • Panasonic FZ-10
  • Goldstar GDO
  • Sanyo
  • Creative Labs 3DO Blaster

Périphériques[modifier | modifier le code]

  • Flight Stick analogique de CH Productions
  • Adaptateur joypad SNES
  • Gun
  • Stick Arcade Panasonic
  • Souris Panasonic
  • Adaptateur MPEG pour FZ-1 ainsi que pour la FZ-10

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

Goldstar 3DO Interactive Multiplayer
  • CPU : 32-bits ARM60 RISC cadencé à 12,5 MHz
  • Mémoire vive : 2 Mio de RAM, 1 Mio de VRAM
  • Mémoire morte : 1 Mio
  • GPU : cadencé à 25 MHz
    • résolution maximum de 320×240 en 16 millions de couleurs, et gestions de certains effets 3D
    • RAM vidéo : 1 Mio
  • son : DSP 16 bits, échantillonnage 44,1 kHz, sortie stéréo, effet Dolby Surround.
  • CD-ROM : 2X
  • 32 kio de sauvegarde jeux
  • un seul port joystick, mais qui permet les branchements en cascade de 8 joysticks.

Prix à l'époque : 700 $

Les caractéristiques peuvent différer selon les modèles et leur lieu de commercialisation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]