370 av. J.-C.

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Cette page concerne l'année 370 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Été : assassinat de Jason de Phères, tyran de la ville de Phères, qui avait soumis à son pouvoir presque toute la Thessalie, une partie de l'Épire et s'était interposé entre Sparte et Thèbes après la bataille de Leuctres. Son neveu Alexandre de Phères lui succède[2]. Sa mort permet aux Thébains de se subordonner les peuples de Grèce centrale : Phocidiens, Locridiens, Maliens, Acarnaniens et Eubéens.
  • Décembre 370-avril 369 av. J.-C. : Épaminondas est dans le Péloponnèse, en Laconie, mais il évite d'attaquer Sparte. Sur ses conseils les Arcadiens fondent Megalopolis qui devient leur capitale[3].
    • Guerre civile entre les oligarques laconisants au pouvoir et démocrates partisans d’une fédération des Arcadiens à Tégée. Victoire des démocrates avec l’aide des Mantinéens. Sparte envoie Agésilas II en Arcadie. Les Arcadiens se rassemblent sous l’autorité du stratège Lycomédès de Mantinée. Ils reçoivent l’appui d’Argos et d’Élis, mais l’ambassade envoyée à Athènes n’obtient pas de réponse. Les Béotiens, sollicités à leur tour, envoient leurs béotarques les plus prestigieux, Épaminondas et Pélopidas dans le Péloponnèse (hiver 370/369). Agésilas quitte l’Arcadie, mais les béotarques, à la tête de 50 000 hommes, marchent vers la Laconie, qu’ils pillent, mais renoncent à s’emparer de Sparte. Épaminondas pénètre en Messénie où il est accueilli en libérateur. Il crée la nouvelle cité de Messène, peuplée d’anciens hilotes et de Messéniens dispersés qui rentrent dans leur patrie. Sparte perd la moitié de son territoire. Les Arcadiens, unifiés, fondent la nouvelle cité de Mégalopolis à la frontière avec la Laconie où siégera l’Assemblée des Dix mille. Athènes, pour sa part, réagit tardivement à la demande d’aide de Sparte et l’armée d’Iphicrate arrive dans le Péloponnèse alors que l’expédition thébaine est achevée[4].


  • Tentative échouée de coup d’État oligarchique à Argos. 1 200 riches sont condamnés à mort et exécutés à coup de bâton par le dèmos (skytalismos)[5].
  • Début du règne d'Alexandre II, roi de Macédoine
    • Crise dynastique après la mort d’Amyntas III de Macédoine. Les Chalcidiens soutiennent une autre branche que celle d’Alexandre, fils d’Amyntas, qui ne l’emporte que grâce à l’aide du stratège athénien Iphicrate, gendre du roi de Thrace Cotys[7].

Décès en 370 av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates, Paris, Moreau, (présentation en ligne)
  2. Lawrence A. Tritle, The greek world in the fourth century : From the fall of the Athenian Empire to the successors of Alexander, Routledge, (ISBN 9780415105828, présentation en ligne)
  3. Josiah Ober, Fortress Attica : Defense of the Athenian land frontier, 404-322 B.C., BRILL, (présentation en ligne)
  4. Victor Duruy, Histoire grecque, Hachette et Cie, (présentation en ligne)
  5. Françoise Ruzé, Délibération et pouvoir dans la cité grecque : De Nestor à Socrate, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859443146, présentation en ligne)
  6. Françoise Ruzé, Délibération et pouvoir dans la cité grecque : De Nestor à Socrate, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859443146, présentation en ligne)
  7. Pierre Carlier, Démosthène, Fayard, (ISBN 9782213648262, présentation en ligne)
  8. Marvin Whiting, Imperial Chinese Military History : 8000 Bc - 1912 Ad, iUniverse, (ISBN 9781469711874, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]