325e division de sécurité (Allemagne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
325e division de sécurité
325. Sicherungs-Division
Période Mai 1943 – 8 janvier 1945
Pays Drapeau du Troisième Reich Allemagne
Branche Wehrmacht
Type Sicherungstruppen
Rôle Lutte contre les maquis
Garnison France
Guerres Seconde Guerre mondiale

La 325e division de sécurité (en allemand : 325. Sicherungs-Division) était une unité des sicherungstruppen (troupes de sécurité en français) de la Heer au sein de la Wehrmacht, créée en 1943, en France, pour la défense de la capitale française et l'ensemble du Gross Paris (le grand Paris).

Historique[modifier | modifier le code]

  • Créée en en France occupée, la 325e division de sécurité devait assurer la défense de Paris et regrouper toutes les unités qui y étaient jusqu'alors stationnées. En tant que telle elle fut la seule division de sécurité à avoir été uniquement engagée sur le front ouest, toutes les autres étant destinées à la lutte anti-partisans sur le Front de l'Est. Elle fut officiellement intégrée dans l'organigramme de l'OKW qu'à compter du .
  • En mars 1944, le général Walter Brehmer, général adjoint de la 325e division de sécurité est chargé de réduire les forces du maquis de la région Centre-Ouest de la France.Il prend le commandement d’un groupe d’unité communément désigné sous le nom de division Brehmer ou division B, qui sévira du 26 mars au , et comprenant les :
    • 1 Sicherungs-Regiment qui deviendra le 941e régiment de grenadiers
    • 5 Sicherungs-Regiment;
    • 6 Sicherungs-Regiment;
    • 190 Sicherungs-Regiment;
    • ainsi d'autres éléments (voir Composition de la Division Brehmer)
  • Mi-avril 1944 : Brehmer et ses troupes regagnent leurs casernes, la 325e division de sécurité rejoint Paris.
  • À 22h30, après l’annonce de l’attentat manqué, Brehmer et ses troupes ne furent pas inquiétés, car ils furent considérés comme de simples exécutants.
  • En août 1944, après le début des combats de la Libération, elle fut placée sous le commandement de la 1re armée du groupe d'armées D, dans la perspective de combats pour la défense de la capitale. En cet été 1944, elle comprenait entre 25 et 30 000 hommes, dont seulement une minorité pouvait être considérée comme véritables combattants.
  • La plupart des hommes de la 325e avaient quitté Paris avant sa chute ; mais la division n'ayant plus de raison d'être, ses hommes furent reversés dans les rangs des divisions qui avaient le plus souffert lors des combats de Normandie.

Commandeurs[modifier | modifier le code]

La 325e division de sécurité n'eut qu'un seul commandeur, de mai 1943 à août 1944. Il s'agit du Generalleutenant Hans Freiherr von Boineburg-Lengsfeld. Il eut comme suppléant le Generalmajor Walter Brehmer.

Théâtres d'opérations[modifier | modifier le code]

  • Paris : février 1943-août 1944

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

  • 1 Sicherungs-Regiment; (= régiment de sécurité)
  • 5 Sicherungs-Regiment;
  • 6 Sicherungs-Regiment;
  • 190 Sicherungs-Regiment;
  • 325 Artillerie-Regiment;
  • 325 Füsilier-Kompanie;
  • 325 PAK-Abeilung; (= bataillon antichar)
  • 325 Pionier-Abteilung; (= bataillon du génie)
  • 325 Nachrichten-Abteilung; (= bataillon de transmission)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Mitcham : Hitler's Legions: The German Army Order of Battle World War II - Leo Cooper, Londres (NB. Cet ouvrage comporte quelques erreurs de date)
  • Patrice Rolli, "« C’est la guerre madame ! » : les exactions de la division Brehmer en Mussidanais (26 mars 1944)" et "Les exactions allemandes dans la forêt de la Double : témoignage de Gaston Sussac (26 mars et 4 avril 1944)", Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne, Editions l'Histoire en Partage, 2012

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]