2e régiment de guides

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2e régiment de guides
Image illustrative de l’article 2e régiment de guides

Création 29 janvier 1874
Dissolution 24 juin 1994
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Coats of arms of Belgium Military Forces.svg Armée belge
Branche Composante Terre
Type Cavalerie
Garnison Ypres
Tournai
Etterbeek
Euskirchen
Altenrath
Siegen
Couleurs Vert et amarante
Devise Qui s'y frotte s'y pique
Marche Marche du 2e régiment de guides
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille des casques d'argent
Siège d'Anvers

Le 2e régiment de guides (néerlandais : 2de regiment gidsen) est un ancien régiment de cavalerie de l'armée belge créé par arrêté royal le . Il fusionne en 1994 avec le 1er régiment de guides pour devenir l'école de Cavalerie Blindée - Régiment des Guides.

Historique[modifier | modifier le code]

Régiment des guides[modifier | modifier le code]

L'arrêté royal du crée le Régiment des Guides. En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, le régiment est mobilisé dans l'armée d'observation déployée à la frontière franco-belge.

2e régiment de guides[modifier | modifier le code]

Tirant leçon de cette mobilisation, le gouvernement arrête le la création d'un second régiment de guides. Le 2e régiment de guides voit ainsi le jour à Leuze. Il est formé à partir des 3e et 6e escadrons du Régiment des Guides ainsi que de l'état-major et de deux escadrons de l'école de Cavalerie qui est dissoute pour l'occasion. À partir de 1879, le régiment prend ses quartiers à Tournai. Il quitte cette ville en 1882 pour être caserné à Bruxelles. Il forme avec le 1er guides, la 2e brigade de cavalerie jusqu'en 1889 année durant laquelle ils forment la 1re brigade de la 1re division de cavalerie.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , le régiment part rejoindre la division de cavalerie à Gembloux puis stationne le lendemain à Waremme. Le , il participe à la bataille des casques d'argent à Halen. Il combat encore le à Budingen, le 28 août il est à Werchter, le 9 septembre à Aarschot, le 10 septembre à Pellenberg, le 26 septembre à Alost et à Asse. Il assurera par après l'arrière-garde de l'armée belge durant sa retraite d'Anvers sur l'Yser. À partir du , il mettra pied à terre pendant 4 ans pour combattre dans les tranchées. Un détachement participe notamment aux combats du Reigersvliet en . Le , il remonte à cheval et charge à Zeldegem, Loppem et Steenbrugge.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le , le régiment reçoit l'ordre de se rendre en Allemagne pour occuper la Rhénanie. Il passe la frontière le et la mission de tenir la zone entre le Rhin et la frontière belge lui est assignée jusqu'en .

En , le régiment part occuper la Ruhr à Duisbourg et surveiller les chemins de fer. Il y reste jusqu'en septembre de la même année. Le , le 2e guides est dissous et intégré au 1er guide. Le 2e régiment de guides est reconstitué le comme régiment de cavaliers portés et est en majeure partie composé de réservistes du 1er guides, du 2e et 3e lanciers. Il est incorporé dans la 2e division de cavalerie.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , il combat l'ennemi le long du canal Albert dans la zone du Winterbeek et défend le pont de Kwaadmechelen. Les 21 et , il reprend le secteur de Zelzate le long du canal Gand-Terneuzen. Le , il se replie sur la Gette et combat les 13 et pour permettre aux blindés français de se replier et aux troupes belges de prendre position sur la Dyle. Le il protège la retraite de la 60e division d'infanterie française. Le , l'armée belge capitule, le régiment est de facto dissout. Certains guides continueront le combat dans la résistance.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le régiment est reconstitué le comme bataillon de chars moyens de réserve. Il garde ce statut jusqu'au , jour où il est réactivé et intégré à la 18e brigade blindée. Il sera composé de chars Patton et cantonné à Euskirchen. En 1969, les chars sont remplacés par des Léopard 1 et le régiment reçoit ses nouveaux quartiers à Altenrath. Il participe en 1989 au Canadian Army Trophy et obtient une 4e place.

Du 1er juillet au , un détachement participe à la mission de maintien de la paix de la FORPRONU en Croatie (BELBAT 1). En 1993, 1 autre peloton participe à la mission BELBAT 4 en Croatie. Le , le régiment fusionne avec le premier régiment de guides pour devenir l'école de Cavalerie Blindée - Régiment des Guides. Elle est dissoute avec sa brigade le . Un escadron indépendant de guides héritier des traditions est créé le et est caserné à Lombardsijde. Il est intégré au 1er régiment de chasseur à cheval en qui devient le 1er régiment de Chasseurs à cheval - Guides. Il disparait avec la réorganisation de l'armée en 2011 pour devenir le bataillon ISTAR.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

1874-1914[modifier | modifier le code]

En 1874, il est composé de : 1 état-major, 5 escadrons, et 1 escadron de dépôt.

1961-1994[modifier | modifier le code]

Il est composé de : 1 escadron état-major et services, 3 escadrons (A, B et C), et 1 détachement médical.

Étendard[modifier | modifier le code]

L'étendard du 2e régiment de guides fut attribué par le roi Léopold II le au camp de Bourg-Léopold. Il porte les inscriptions suivantes :

  • Anvers
  • Haelen
  • Maldeghem
  • Campagne 1914 - 1918
  • Winterbeek
  • Zelzate.

Il porte également les fourragères de la croix de guerre et de l'Ordre de Léopold. Il a été remis au Musée de l'armée le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Paul Warnauts, Les Guides, 175 années d'histoire, Dunik, Skopje, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]