2e étape du Tour de France 1919

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

2e étape du Tour de France 1919 Cycling (road) pictogram.svg
Généralités
Course2e étape
Type
étape vallonnée
Étape vallonnée
Date1 juillet 1919
Distance364 km
PaysFRA France
Lieu de départLe Havre
Lieu d'arrivéeCherbourg
Vitesse moyenne22,96 km/h
Résultats de l’étape
1erFRA Henri Pélissier15 h 51 min 13 s
(La Sportive)
2eFRA Francis Pélissier+ 1 s
3eFRA Honoré Barthélémy+ 3 min 47 s
Classement général à l’issue de l’étape
LeaderFRA Henri Pélissier31 h 48 min 26 s
(La Sportive)
2eFRA Eugène Christophe+ 19 min 51 s
3eBEL Jean Rossius+ 33 min 25 s
◀ 1re étape3e étape ▶
Documentation Wikidata-logo S.svg

La 2e étape du Tour de France 1919 s'est déroulée le mardi .

Les coureurs relient Le Havre, en Seine-Inférieure, à Cherbourg, dans la Manche, au terme d'un parcours de 364 kilomètres.

Leader du classement général, le Français Henri Pélissier gagne l'étape devant son frère Francis, et conforte son avance.

Parcours[modifier | modifier le code]

Les quarante-six cyclistes encore en course dans le Tour de France prennent le départ de la deuxième étape au Havre. Le parcours, vallonné et long de 364 km traverse ensuite les villes d'Harfleur, Rouen, Grand-Couronne, Honfleur, Deauville, Caen, Lion-sur-Mer, Courseulles, Arromanches, Port-en-Bessin, Grandcamp, Isigny, Sainte-Mère-Église et Valognes avant l'arrivée à Cherbourg[1].

Le profil de la 2e étape paru dans L'Auto le lundi 30 juin 1919[1].

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Les conditions météorologiques sont pire encore que lors de la première étape, si bien que quatorze coureurs se retirent pendant l'étape. En plus d'une pluie vive et d'un fort vent de face à partir de Honfleur, les coureurs subissent le manque de matériel. Au sortir de la guerre, celui-ci fait défaut dans la plupart des épreuves, au point que certains coureurs doivent s'arrêter en course pour acheter des boyaux de remplacement[2]. Léon Scieur est l'un de ces malheureux : victime de plusieurs crevaisons au cours de l'étape, il n'a plus suffisamment d'argent et doit tenter de réparer ses boyaux par ses propres moyens[3]. Les frères Pélissier affichent encore une belle condition : Francis place une attaque dans la côte de la Haute-Folie, après la traversée de Valognes, que seul Henri peut suivre. Les deux frères arrivent ensemble à Cherbourg, après seize heures de course, et c'est Henri qui l'emporte au sprint, confortant ainsi sa première place au classement général[2].

Classements[modifier | modifier le code]

Classement de l'étape[modifier | modifier le code]

Vingt-sept coureurs sont classés[4].

Wikidata-logo S.svgClassement de l'étape
CoureurPaysÉquipeTemps
1erHenri Pélissier FRA FranceLa Sportive15 h 51 min 13 s
2eFrancis Pélissier FRA FranceLa Sportive+ 1 s
3eHonoré Barthélémy FRA FranceLa Sportive+ 3 min 47 s
4eJean Alavoine FRA FrancePeugeot-Wolber+ 3 min 47 s
5eJean Rossius BEL BelgiqueLa Sportive+ 4 min 40 s
6eÉmile Masson senior BEL BelgiqueLa Sportive+ 9 min 04 s
7eEugène Christophe FRA France+ 15 min 25 s
8eFirmin Lambot BEL BelgiqueLa Sportive+ 17 min 37 s
9eFélix Goethals FRA France+ 56 min 03 s
10eUrbain Anseeuw BEL Belgique+ 56 min 03 s
Source : « [1] », sur gallica.bnf.fr.

Classement général[modifier | modifier le code]

Wikidata-logo S.svgClassement général
CoureurPaysÉquipeTemps
1erHenri Pélissier FRA FranceLa Sportive31 h 48 min 26 s
2eEugène Christophe FRA France+ 19 min 51 s
3eJean Rossius BEL BelgiqueLa Sportive+ 33 min 25 s
4eÉmile Masson senior BEL BelgiqueLa Sportive+ 37 min 42 s
5eFirmin Lambot BEL BelgiqueLa Sportive+ 46 min 21 s
6eJean Alavoine FRA FrancePeugeot-Wolber+
7eAlfred Steux BEL BelgiqueLa Sportive+
8eFélix Goethals FRA France+
9eJoseph Van Daele BEL BelgiqueLa Sportive+
10eHonoré Barthélémy FRA FranceLa Sportive+
Source : « [2] », sur gallica.bnf.fr.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le profil de la 2e étape », L'Auto,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  2. a et b Bourgier 2014, p. 102-104.
  3. Théo Mathy, Mémoires du Tour et des Wallons, Liège, Luc Pire, , p. 43.
  4. Bourgier 2014, p. 152.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Bourgier, 1919, le Tour renaît de l'enfer : De Paris-Roubaix au premier maillot jaune, Toulouse, Le Pas d'oiseau, , 158 p. (ISBN 978-2-917971-38-3). .

Articles connexes[modifier | modifier le code]