27e brigade d'infanterie de montagne

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27e brigade d’infanterie de montagne
Image illustrative de l’article 27e brigade d'infanterie de montagne
Insigne de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne
Image illustrative de l’article 27e brigade d'infanterie de montagne
Unités de la 27e BIM à Chambéry le 10 novembre 2018.

Création 1999 (en tant que brigade)
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre française
Effectif 6 500[1]
Fait partie de 1re division
Composée de 7e BCA
13e BCA
27e BCA
4e RCh
93e RAM
2e REG
27e CCTM
7e RMAT
Garnison Quartier Reyniès
Varces-Allières-et-Risset
Ancienne dénomination 27e Division d'Infanterie
27e Division d'Infanterie Alpine
27e Division d'Infanterie de Montagne

La 27e brigade d'infanterie de montagne (27e BIM) est une unité de l'Armée de terre française qui regroupe aujourd'hui l'ensemble des troupes de montagne françaises. Elle est créée en 1999 par changement d'appellation de la 27e division d'infanterie de montagne (27e DIM). Elle est l'héritière des traditions de la 27e division d'infanterie alpine.

Composition de la 27e BIM[modifier | modifier le code]

En 2016, la 27e brigade d'infanterie de montagne comprend les unités suivantes :

Avant 1999, la 27e DIA comprenait aussi :

Historique[modifier | modifier le code]

Différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • septembre 1944 : création de la division alpine FFI en septembre pour encadrer les FFI des Alpes[3]
  • décembre 1944 : devient 27e division d'infanterie alpine (27e DIA) héritière de la 27e division d'infanterie (27e DI)
  • décembre 1962 : devient 27e brigade alpine (27e BA)[4]
  • août 1976 : devient 27e division alpine (27e DA)[4], par fusion de la 27e BA et de la 17e BA[2]
  • 1983 : elle est rattachée à la Force d'action rapide (FAR)[4],[2]
  • juillet 1994 : devient la 27e division d'infanterie de montagne (27e DIM)[4]
  • juillet 1999 : elle devient la 27e brigade d'infanterie de montagne (27e BIM) lors de la professionnalisation de l'Armée de terre.

La Libération des Alpes (1944-1945)[modifier | modifier le code]

La division est recréée à partir d'unités FFI, encadrées par des militaires d'active et motivées, mais mal armées et peu entraînées[5].

Durant l'hiver 1944 - 1945, sous le commandement du lieutenant-colonel Jean Vallette d'Osia, la division est l'unité principale du détachement d'armée des Alpes intégré dans le 6e groupe d'armée US. Elle a pour mission de protéger les vallées des Alpes contre les troupes de l'Axe qui tiennent les cols, puis d'occuper le nord de l'Italie afin de donner une monnaie d'échange au gouvernement français lors des futures discussions de paix[5].

Elle est organisée en mars 1945 en deux unités, renforcées par le groupement Arve-Beaufortain, autonome[5] :

L'offensive française est lancée le en direction du col du Petit-Saint-Bernard. Le 7e BCA prend le sommet 2655 mais la progression est rapidement stoppée au Roc Noir. Une attaque menée par le 13e BCA le 27 échoue devant le Roc Noir et la Redoute Ruinée. Le 31, seul le Roc Noir a pu être pris[5].

Le 6e groupe d'armée annonce une offensive en avril 1945 et les Français sont autorisés à pénétrer jusqu'à 20 km dans le territoire italien. Le 5 avril, la section d'éclaireurs-skieurs du 11e BCA s'empare par surprise des postes germano-italiens sur la Pointe de Bellecombe puis le reste du bataillon prend pied sur le Mont Froid. Contre-attaqués dès le jour même, les alpins sont chassés de leur position le 7 au soir[5]. La 1re division de marche d'infanterie (ex-1re division française libre) prend l'Authion le 12. Le groupement Maurienne retente un assaut vers le Mont Froid du 9 au 12, qui est repoussé[5].

À partir du 25 avril, les troupes de l'Axe se replient et les Français prennent le col de Larche le 26 et le Mond Froid le 27. Au soir du 27, les Français ont pénétrés de 7 km en territoire italien. Les Français tentent ensuite de pousser vers Milan et Turin mais sont stoppés sur ordre des Américains[5].

Autriche et Algérie (1945-1962)[modifier | modifier le code]

Depuis 1962[modifier | modifier le code]

Exercice interarmes d'entraînement au combat en montagne et au tir organisé en 2011.
  • 1962 : après le retour de la guerre d'Algérie, les troupes alpines sont regroupées dans les 17e brigade et 27e brigade ;
  • 1976 : la 27e division alpine est recréée sous les ordres du général Michel Thénoz. Elle donne aux troupes de montagne leur insigne actuel. Sont également créés le Groupe militaire de haute montagne (GMHM), implanté à Grenoble puis à Chamonix à l'École militaire de haute montagne (EMHM) qui se fait connaître par des exploits sportifs (Pôle Nord, Everest et Pôle Sud) ;
  • 1983 : la division intègre la force d'action rapide. Elle compte alors 10 000 hommes, majoritairement des appelés. 20% des 2 000 cadres (officiers et sous-officiers) sont alors des appelés. À cette époque, elle est chargée de la défense des sites de missiles nucléaires du plateau d'Albion, du combat dans les Alpes et si nécessaire dans d'autres massifs montagneux et enfin est apte à servir comme infanterie classique[2].
  • 1994 : devient la 27e division d'infanterie de montagne (27e DIM) et rejoint le 3e corps d'armée[6] ;
  • 1999 : à la suite de la professionnalisation de l'Armée de terre en 1996 et de la réorganisation des forces terrestres, la 27e division d'infanterie de montagne (27e DIM) devient la 27e brigade d'infanterie de montagne (27e BIM) ;
  • Les "Alpins" de la 27e brigade d'infanterie de montagne sont intervenus au Liban, Tchad, Bosnie-Herzégovine, Côte d'Ivoire et Afghanistan ;
  • 2016 : rattachée à la 1re division.

Commandants de l'unité[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

" Troupes de montagne, combattants d'altitude " présente toutes les composantes de la 27e BIM. Editions Mission Spéciale Productions.

Revue Assaut, HS n° 2 page.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De Sadi Carnot à Macron, les troupes de montagne, 130 ans d'une "belle et longue histoire" », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le )
  2. a b c d e f et g Stéphane Ferrard, « La 27e division alpine », Gazette des Armes, no 126,‎ , p. 33-37 (lire en ligne)
  3. Design: Wolfgang (www.1-2-3-4.info) / Modified: Matthieu Marcillaud pour CMS SPIP, « La CAMPAGNE des ALPES 1944-45 », sur www.museemilitairelyon.com (consulté le )
  4. a b c et d Yvick Herniou et Jean-Claude Sanchez, Bataillons de chasseurs : les diables bleus, une troupe d'élite, Boulogne-Billancourt, E-T-A-I, , 183 p. (ISBN 978-2-7268-8923-7)
  5. a b c d e f et g Jean-Louis Riccioli, « La deuxième bataille des Alpes : printemps 1945 », Cahiers de la Méditerranée, vol. 52, no 1,‎ , p. 93–118 (DOI 10.3406/camed.1996.1161, lire en ligne, consulté le )
  6. « Terre Magazine » numéro 95, Juin/Juillet 1998, p. 26-27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]